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Pêche. Il n’y aura plus bientôt de poissons dans le fleuve Congo à Kinshasa !

Pêche. Il n’y aura plus bientôt de poissons dans le fleuve Congo à Kinshasa !

Des tonnes de poissons, par milliers, sont retirées chaque jour de l’année du fleuve Congo. La pêche, un des plus vieux métiers du monde, permet à une catégorie des congolais et congolaises du secteur d’en vivre et, par la même occasion, offrent à des millions de congolais et d’étrangers de manger des poissons du fleuve Congo. Seulement, les temps ne sont plus les mêmes depuis quelques temps. Les pêcheurs déplorent une raréfaction des poissons dans leurs filets.

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 A la place des espèces marines, ces exploitants pêchent de plus en plus des objets en plastique qui tombent dans leurs nasses. Imaginez des millions de poissons qui disparaissent pour céder les fonds marins à du plastique !

Pollution plastique à la hausse.

Le constat sur la diminution ou la raréfaction des ressources halieutiques du fleuve Congo est une sonnette d’alarme pour les autorités des deux rives du fleuve. Autant les déchets plastiques finissent dans le fleuve comme dernière décharge, autant à Kinshasa et Brazzaville, les habitants ont un comportement semblable : Vider les ordures dans tous les canaux vers le fleuve. Il revient aux autorités d’imposer un peu plus de législation dissuasive ou, carrément de prendre des mesures qui réduiraient l’usage du plastique qui semble servir à tout : Les emballages, les récipients, les prothèses, les jouets, les couches Pampers, les vêtements en stretch, sacs,… tout est plastifié !

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Conséquence. Le plastique étant un matériau synthétique fait de polymères et de produits chimiques, il n’est pas facilement biodégradable ; c’est-à-dire qu’il est apte à persister dans l’environnement pendant des dizaines, voire des centaines d’années.

Il faut néanmoins faire la différence entre les plastiques traditionnels et ceux dits biodégradables. Si les plastiques traditionnels, issus du pétrole, ne se décomposent pas naturellement, ils se fragmentent seulement en petits morceaux appelés microplastiques qui polluent à long terme les sols et les océans ; quant aux plastiques dits biodégradables, eux, sont conçus pour être décomposés par des micro-organismes (Bactéries, champignons) en eau, en dioxyde de carbone et en biomasse.

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Impact direct et conséquent dans la nature.

Ce qu’il faut aussi savoir que : Un plastique biodégradable ne se dégrade pas n’importe où. Il requiert des conditions précises de température et d’humidité que l’on retrouve exclusivement dans des unités de compostage industriel pour le dissoudre. Abandonné ou jeté dans les poubelles, il prendra des décennies pour disparaître. Plus encore, sa dissolution contamine l’environnement ou il se perd. Le pire est que certains plastiques contiennent des additifs qui les font se fragmenter en poussière plastique sous l’effet de la lumière et de l’oxygène car, il ne s’agit pas d’une vraie biodégradation vu que les polymères plastiques restent présents sous forme microscopique dans les milieux où ils sont déversés. Conclusion. Ces déchets finissent par provoquer des dégâts graves sur la faune aquatique du fleuve Congo qui fait office de décharge. Ils polluent durablement les sols marins et les eaux avant d’aggraver le changement climatique.

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Les poissons ingurgitent ces déchets plastiques qui étouffent certains et contaminent les autres. Les plastiques inondent les vois marines comme des pièges. La destruction des écosystèmes aquatiques troublent et perturbent les chaînes alimentaires. Finalité. Les prises des pêcheurs du fleuve Congo sont de plus en plus maigres.

 Selon des statistiques environnementaux, la capitale congolaise produit au moins 15 tonnes de déchets plastiques chaque jour. Très peu sont traités correctement. Le reste est jeté dans le fleuve. qui est un patrimoine en danger.

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Comme expédient, certains pêcheurs ne pêchent plus seulement du poisson. Ils draguent le fleuve pour du plastique, plus rentable grâce aux entreprises de recyclage qui les rachètent à des prix profitables. Avec ça, c’est tout le métier de pêcheur qui est en voie de disparition avec l’opportunité de trouver dans son assiette du vrai poisson frais parce que les ressources halieutiques du fleuve Congo sérieusement menacées et que les poissons fuient le fleuve Congo à cause des déchets plastique.

Olympus médias RDC. La rédaction.

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