15 septembre 2026, une rentrée parlementaire sous haute tension politique et populaire.
À moins d’une semaine de la rentrée de la session parlementaire de septembre 2026, le climat politique et sécuritaire dans la ville de Kinshasa ne prête guère à la garantie des jours paisibles et tranquilles. D’un côté, les élus du peuple et les sénateurs doivent renouer avec les plénières, de l’autre, l’opposition a maintenu son programme de marche vers le Palais du peuple, siège du Parlement, à la même date officielle. Les risques potentiels de choc jusqu’à une dérive de la situation sur la voie publique et dans l’enceinte et les environs du palais du peuple sont réels et à considérer.

A quoi peut-on s’attendre ?
Il est vrai que la motivation majeure des partis de l’opposition préoccupe la conscience des honorables parlementaires dont le calendrier de cette session, d’ordinaire budgétaire, a prévu de procéder à une séance pour le vote de la loi sur le référendum. C’est une question hautement sensible. L’opinion publique n’ignore pas que c’est le nœud du conflit constitutionnel qui divise le pouvoir et l’opposition qui rejette cette initiative de modification ou de révision de la loi fondamentale car, selon elle, c’est la voie toute tracée pour accorder un troisième mandat à l’actuel Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo. Vrai ou faux ? Là est une autre question d’interprétation des prescrits de la Constitution.

Que va-t-il se passer ?
Les bureaux des deux chambres doivent-ils tenir compte de cette dangereuse éventualité pour, soit confirmer la date ou reporter afin d’éviter des dégâts et dommages publics ? Aux dernières nouvelles, le député national et voix autorisée de l’UDPS, parti présidentiel, l’honorable Augustin Kabuya Tshilumba, aurait adressé au bureau de l’Assemblée nationale pour solliciter un décalage horaire de la cérémonie solennelle du 15 septembre 2026 dans la soirée. Son expression est claire. Il redoute la confrontation des protestataires avec les nombreux militants et partisans des élus et leaders politiques qui inondent habituellement l’espace.

La certitude d’un chaos annoncé en cas de maintien des programmes prévus.
Les appréhensions du haut cadre de l’UDPS se justifient dès lors que le programme de l’opposition prévoit des manifestations contre les parlementaires qu’ils veulent interpeler en défaveur de cette loi. De là à calculer les conséquences sur la circulation dans la ville qui en sera, à coup sur, davantage perturbée. Plusieurs formations politiques de l’opposition et mouvements hostiles à l’examen de cette loi référendaire ont fixé l’opinion publique, à travers les réseaux sociaux, sur le point de chute commun : Le Palais du peuple.

Responsabilité régalienne et conscience sociale.
Aux bureaux des deux chambres réunies de revoir cette menace réelle de l’opposition et prévoir une décision qui tiendra plus compte de l’intérêt général sinon, certaines responsabilités vaudront pour l’histoire ; pour les partis de l’opposition, c’est pour manifester un mécontentement au nom du peuple et des convictions qu’ils prétendent démocratiques, qu’ils prévoient de descendre dans la rue or, la rue est le site par excellence de la population, pour la plupart, occupée à vaquer à d’autres occupations non politiques et professionnelles.

Il est impérieux de privilégier, d’une part, la dignité des députés nationaux et des sénateurs ainsi que le caractère solennel de la rentrée parlementaire, d’autre part, il convient de songer à préserver la paix sociale.
Olympus médias RDC. La rédaction.
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