Libertés et démocratie : Dernières mesures du CSAC contre Kabila et le PPRD, censure délibérée ou démocratie contrôlée ?!
Humm! Humm!
Franchement, il faut se le dire et l’avouer ouvertement. Nous ne sommes plus loin du climat qui prévalait pendant l’Allemagne getapiste et la guerre froide entre l’Est et l’ouest.

C’est tellement malsain et ça remémore la Guépéou ( GPU), la Tcheka, ancêtres du KGB, la Gestapo, police répressive du Nazisme, sans oublier la psychose permanente en Corée du Nord… Une sorte de maccarthysme trop pointu et animant un zèle glissant vers un enivrement, une étourderie de l’Imperium.
C’est un véritable revers pour la Démocratie congolaise qui s’était, il y a à peine 7 ans, en 2018, insufflée de beaucoup d’espoirs de plus de privilèges civils et de libertés politiques.

Interdire l’expression d’un parti et d’un acteur politiques, pour des raisons liées à la sécurité des institutions légitimes est une chose et, interdire à la Presse de diffuser des informations sur eux en est une autre.

De prime abord, on pense à un musèlement des opinions, à une répression contre le droit de voir autrement, à un étouffement pur et simple de la Liberté la plus fondamentale dans une société : Le droit de donner l’information à la population ; ce qui veut supposer, contrer la diversité pour instaurer la pensée unique ! De la censure démocratique vers une dictature approuvée, il n’y a qu’une virgule !

Le CSAC n’est pas le Conseil SUPRÊME de l’Audiovisuel et de la Communication, c’est un organe d’appui à la démocratie, héritier de la Haute Autorité des Médias, HAM. Les interdictions décrétées doivent mesurer la portée de la sanction et son opportunité vu le contexte politique global, c’est-à-dire, national, régional et international !

L’heure est au patriotisme donc, à l’exhortation pour l’Unité Nationale et non, à l’annihilation du civisme pour infiltrer une clandestinité intellectuelle et professionnelle dans une corporation qui n’a jamais bénéficié d’une évidente liberté d’expression. Ce n’est pas en interdisant la publication des informations concernant untel que l’on va empêcher d’étendre la soif et la curiosité, dans la population, d’en savoir plus sur les sujets y afférents?

C’est d’un coup de punch promotionnel formidable que l’on vient d’apporter aux sanctionnés qui se voient engagés, avec la faveur gagnée par cette restriction officielle, un souffle politique publicitaire considérable.

Souvenez-vous de tous les mouvements révolutionnaires ou subversifs qui sont entrés, malgré eux, dans la clandestinité politique. C’est un plébiscite populaire que l’on leur a tous accordés et quel impact se sont-ils conférés aussitôt qu’ils avaient été interdit de tout fonctionnement public: L’ANC, la Résistance française, les bolcheviks, les castristes,…

Il est nécessaire de ne pas regarder que le décor du ciel au-dessus, il va beaucoup plus loin à l’horizon !
Comme c’est dommage qu’il s’agisse de cela au cours du règne du parti qui symbolise mieux que quiconque la lutte contre toutes les formes d’intimidations et de répressions.
Quelle ironie historique !
Qui l’eût cru ?

Cela ne servira pas à la politique de l’apaisement souhaitée par les multiples médiations étrangères qui oeuvrent afin de ramener la paix sociale et celle des braves en République démocratique du Congo ! C’est contre-productif et à contresens de la logique des enjeux réels et de la diplomatique de rapprochement.

Un tel endurcissement de l’autorité sur la liberté d’expression va générer naturellement une panique mentale et une rétractation de l’exercice noble qu’est la diffusion des informations, dans le chef des journalistes comme dans le conscient de la population qui va s’interroger sur de nombreux ressorts lorsque tout le monde sait que deux sons de cloche valent mieux qu’un seul.

Il faudrait bien séparer ceux qui s’emploient de « Rapporter simplement les faits de ceux qui font l’apologie des faits ». Nous savons qu’il y a une presse activiste et une autre plus conforme. Nul n’est besoin des projecteurs pour distinguer les thuriféraires, les fanatiques, les iconoclastes, les anticonformistes de la Presse nationale des rares fidèles à l’éthique journalistique.

Il est crucial de sauver le métier sinon, il va mourir ou s’éteindre de toute sa noblesse qui est celle de donner la vraie information au public.

« La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d’opinion et la liberté d’expression. » (Google).
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