USA: Donald Trump, le retour de Zorro. L’onde des chocs reprend.
Politique internationale.
lundi 20 janvier 2025, à midi précise, heure de Washington (17 h GMT), le 47ème président de la première puissance mondiale, Donald Trump a débuté son second mandat, succédant au démocrate Joe Biden.

Donald Trump devient aussi, à 78 ans, le chef d’État américain le plus âgé jamais investi, après un premier passage à la Maison Blanche entre 2017 et 2021.

Une main posée sur une bible héritée de sa mère, il a juré de “protéger la Constitution” sous la coupole du Capitole. Juste après avoir prêté serment, des décrets présidentiels concernant l’immigration, l’énergie et le commerce, comme il l’a répété depuis sa victoire électorale du 5 novembre dernier face à la vice-présidente démocrate sortante Kamala Harris, ont été signés.

Dans la vague des premières décisions renversantes, pour la plupart, du 47ème et nouveau président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, on reste abasourdi par celle du départ de l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS.
Cette décision de Trump livre beaucoup de lumières sur les puissantes organisations charismatiques de la planète. Ce n’est pas par hasard que Donald Trump, milliardaire et collaborateur des hommes les plus riches de la terre, élu président de la première puissance mondiale, en arrive à cette terrible extrémité. L’OMS est aux commandes de la santé publique mondiale qui ne se porte pas bien du tout. Les épidémies et maladies semblent un fonds de commerce et des moyens d’influencer beaucoup de politiques sur les continents. Pour ne pas dire que l’OMS semblait faire office d’instrument de persuasion contre certains gouvernements indociles à quelques orientations internationales.

Est-ce la fin du diktat international sur le monde et l’avènement du self-control politique ?
On comprend très bien que Trump, qui est un exemple parfait d’une volonté personnelle, veut impulser un nouvel ordre mondial assis sur des partenariats capables et pratiques, dépourvus de faux-semblants diplomatiques et au service des institutions internationales plus dictatoriales( Banque Mondiale, FMI, OMS, OTAN, U.E, …)

Il s’agit, selon qu’il l’a souligné, dans son discours d’investiture, de privilégier une politique américaine pour » les américains d’abord ». Le reste sera secondaire or, depuis des décennies, les États-Unis d’Amérique s’imposaient comme le gendarme et sauveur du monde entier moderne.

Pour revenir sur la décision controversée de Donald Trump, elle ressemble plus à un coup de pied donné dans une ruche d’abeilles mortelles qui se voient éparpillées et affolées de perdre leur sécurité ensemble. Cela risque de provoquer beaucoup des conséquences désastreuses dans les pays des continents africain et asiatique, les plus expérimentés et investis par l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS. On n’imagine pas combien des programmes engagés vont souffrir de cette requalification brutale du partenariat avec la première puissance mondiale.

Entretemps, dans les rapports USA-OMS, ceci va impliquer une restructuration importante de l’institution vu que l’apport financier des États-Unis d’Amérique était le plus important. Les efforts mondiaux en matière de santé publique, notamment de surveillance et de lutte contre les épidémies, vont en prendre un coup sérieux car, c’est connu, l’OMS joue un rôle central de coordination lors de situations d’urgence sanitaire mondiale. Seulement, pour Donald Trump, l’objectivité de l’institution sanitaire mondiale est discutable. Il sait de quoi il parle.
Au cours de son premier mandat, Donald Trump avait déjà essayé de sortir le pays de cette organisation qu’il accusait d’être « contrôlée par la Chine », avec l’étrange fuite et propagation du virus de la covid 19 dans le monde. A peine remplacé par Joe Biden à la Maison Blanche, l’administration américaine avait immédiatement annulé ce retrait avant qu’il ne rentre en vigueur par les mécanismes de l’ONU qui prévoyait un délai d’un an entre l’annonce et la sortie effective prononcées par Trump au cours de son premier mandat. Cette fois, il n’a pas attendu pour que les délais ne souffrent d’une lourdeur administrative.

Les commentaires et observations dans la presse et l’opinion internationales, sont assez partagés.
« La décision de quitter (l’OMS) affaiblit l’influence de l’Amérique, augmente le risque d’une pandémie mortelle et nous rend tous plus vulnérables », a fustigé un ancien haut responsable sanitaire sous l’administration de Barack Obama. Plusieurs experts estiment qu’en se retirant de l’organisation, les États-Unis vont aussi perdre un accès privilégié à des données de surveillance épidémique importantes. Ces experts mettent en garde les États-Unis sur le fait de ne pas pouvoir contrôler la santé publique ou être aux premières loges de ce qui pourrait nuire aux capacités de surveillance et de prévention des menaces sanitaires venues de l’étranger.

Trop tard ! L’onde de choc de Trump court depuis le 20 janvier 2025, à l’aurore de son deuxième et dernier mandat comme président des USA. Il entend exercer son pouvoir en évitant les erreurs et améliorer les décisions du passé.
Optimiste, l’administration déchue de Biden assure l’OMS de son soutien financier, prenant le contrepied de Trump
Ce retrait inquiète d’autant plus qu’il survient au moment où la forte circulation du virus de la grippe aviaire aux États-Unis accentue les craintes d’une prochaine pandémie. Le pays a recensé début janvier un premier décès humain lié au virus H5N1.
Là, c’est une autre paire de manches.
La rédaction.
Share this content:


Laisser un commentaire