Transco : Le calvaire sans fin ni solution des agents à Kinshasa.
Transports.
Transco : Le calvaire sans fin ni solution des agents à Kinshasa.
Qui l’eût cru d’un avenir si sombre de la société des » Transports du Congo », Transco, lors de son inauguration il y a près de 15 ans.

C’était la fierté du renouveau des transports interurbains en commun depuis la mort douloureuse de Stuc » Société des Transports Urbains du Congo », qui avait précédé la triste » Citya train », laquelle, avait voulu faire honneur aux précédentes : Sotraz » Société des Transports du Zaïre », STK » Société des Transports de Kinshasa », OTCZ » Office des transports en Commun du Zaïre », tous morts dans une faillite qui se ressemble.
Comment une société des transports en commun peut-elle échouer dans une ville surpeuplée comme Kinshasa où la demande en transports est énorme, voire, supérieure à l’offre !?


Tout le monde sait que Transco a souffert, le plus, de la mégestion de l’administration qui succéda aux expatriés français avec, monsieur Henriquet. Cette succession au forceps, attribuée à l’influence du premier ministre de l’époque de son lancement, Augustin Matata Ponyo Mapon, allait accélérer la mise à mort de l’entreprise dotée, en ces temps-là, d’un charroi de 500 grands bus et plus d’une centaine des mini-bus.

L’état avait fait pourtant bien fait en assurant l’approvisionnement du carburant. En principe, les charges, pour la gestion, résultaient de l’enveloppe salariale et de l’achat des pièces de rechange conclu dans un partenariat avec le fabricant allemand et une de ses succursales basées au Caire, en Egypte. La preuve, des mécaniciens égyptiens procédaient à un recyclage des mécaniciens congolais pour assurer la maintenance des bus. Tout avait été prévu mais, voilà tout le problème !

L’administrateur directeur, successeur du français pratiquement poussé à la démission, un certain Michel Kirumba, va Instaurer tous les vecteurs nuisibles de destruction : Tribalisme, clientélisme, autoritarisme, délation, opacité de gestion, trafic d’influence,…au point que son départ suscita une grande mobilisation du personnel.

Aujourd’hui, ce matin du 24 juillet 2024, les chauffeurs ont manifesté en brûlant des pneus. Ces pneus valent gros prix. Ils sont parmi les pièces de rechange de premier plan pour les bus de plus en plus immobilisés.
Les agents administratifs et d’exploitation, réclameraient seulement deux mois d’arriérés de salaire !!

Et dire qu’il en fallait de peu pour apurer les retards de paiement !
C’est une honte pour la ville qui manque une véritable société des transports en commun stable.
Le ministre des transports, désenclavement et voies de communication, Jean Pierre Bemba Gombo, ferai œuvre utile à établir la paix sociale dans cette entreprise qui ne mérite pas de mourir comme ses aînées.

Vraiment !!
Comment une société des transports en commun, avec plus de 200 bus, peut-elle faire banqueroute dans une ville comme Kinshasa où l’afflux des passagers est interminable de 4 heures du matin jusqu’aux heures après minuit !!??

Guy ILUNGA KABAMBA
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