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Réparations des préjudices subis en RDC par les victimes des crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans les affaires Thomas Lubanga, Bosco Ntanganda et Germain Katanga.

Réparations des préjudices subis en RDC par les victimes des crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans les affaires Thomas Lubanga, Bosco Ntanganda et Germain Katanga.

ILS ONT DIT.

Cour Pénale Internationale.

Réparations des préjudices subis en RDC par les victimes des crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans les affaires Thomas Lubanga, Bosco Ntanganda et Germain Katanga.

Eclairages du juge Perrin de Brichambaut, ancien président de la chambre des réparations à la C.P.I.

« Depuis la décision de l’ordre des réparations sur l’affaire Thomas Lubanga, le cas Germain Katanga est le deuxième dossier qui a été pris et qui prévoit qu’il y a à peu près 6000 enfants soldats qui ont droit à des réparations à la suite des crimes commis par Thomas Lubanga plus un certain nombre d’une catégorie nouvelle de crimes de genre commis à l’égard des femmes en particulier.

Tout ceci est en cours de traitement. C’est-à-dire qu’on est en train de travailler là-dessus. Vous voyez bien comme cela a été dit par certains de vos collègues, c’est un saut quantitatif et qualitatif important parce que l’on ne traite pas de la même façon les victimes de l’attaque d’un village et les enfants soldats qui ont été amenés à combattre pendant des années dans des conditions atroces que nous connaissons.

Et dans l’affaire Ntanganda, c’est encore plus important parce qu’il y a à la fois des dommages à des communautés, des enfants soldats, des crimes de genre. J’ai présidé une chambre d’appel et nous avons confirmé les ordres de réparations, nous avons un peu amendé et c’est encore une quantité encore plus importante. Monsieur le journaliste, votre préoccupation est fondée.

Chaque fois, il faut trouver des modalités nouvelles qui correspondent quantitativement et qualitativement à des impératifs différents et c’est un travail de longue haleine pour lequel il y a besoin d’une équipe solide, il y a besoin de bailleurs, il y a besoin du soutien des autorités congolaises parce que l’on ne fait s’il on n’a pas sur le terrain l’accompagnement des autorités locales ; donc, le fait d’aller à Bunia, de parler avec ces victimes, c’était un peu pour montrer aux ambassadeurs qui nous accompagnaient que leur argent avait été bien dépensé et il ferait peut-être mieux qu’ils en donnent un peu plus. Et puis c’était pour montrer aussi la confiance faite par les autorités congolaises au processus de réparations des victimes était une confiance bien placée, qui avait de vrais bénéfices pour des citoyens et des citoyennes congolais. »  

Propos recueillis par Guy ILUNGA KABAMBA.

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