Rentrée scolaire 2024-2025: De grandes incertitudes persistent.
Éducation nationale.
Rentrée scolaire 2024-2025: De grandes incertitudes persistent.
Les années scolaires se succèdent les unes après les autres mais, le décor se dégrade davantage en dépit de la volonté affichée des différents gouvernements qui promettent toujours des améliorations.

C’est à croire que l’éducation nationale est le cadet des soucis parmi les urgences du pays or, au regard des conséquences de la faiblesse de l’éducation nationale, aujourd’hui dans la société congolaise, il y a urgence que cette » urgence « revienne en tête des priorités sociales. La crise morale et le déficit des mentalités face à la culture et aux valeurs cardinales du savoir-vivre en sont les caractéristiques notoires et évidentes.

On est tenté de, non seulement regretter cette distraction publique mais, de se demander qu’est-ce qu’il faut vraiment faire pour améliorer les conditions socio-économiques des enseignants de nos écoles ?

Nos enfants, de la maternelle à l’université, en passant par le primaire et le secondaire, n’incarnent pas, tout à fait, l’image espérée pour assumer la relève des générations futures !
Leur éducation laisse à désirer. On le dit et on fait avec !?

C’est quand même assez !
Les récents travaux, lancés il y a moins d’une semaine, de la commission paritaire banc syndical des enseignants et le Gouvernement illustrent parfaitement l’étendue du fossé qui sépare les revendications et attentes des uns, les enseignants, et les réponses et considérations des autres, les gouvernements.

Les professionnels de la craie blanche et du tableau noir réclament, pour l’enseignant le moins gradé, un salaire minimum de 500$ Us, avant de pointer la présence à la rentrée scolaire 2024, prévue, comme d’habitude, en septembre prochain.

Le gouvernement va-t-il y répondre ?
C’est une préoccupation permanente des enseignants de la république démocratique du Congo qui trépignent contre leurs salaires modiques, depuis maintenant plusieurs décennies. C’est écoeurant et méchant de la part des gouvernements qui infligent continuellement des mauvais traitements à cette catégorie des citoyens et citoyennes des plus utiles et nécessaires pour l’assainissement intégral de la société.

A la fréquence des détournements qui défrayent l’actualité chaque jour, on convient qu’il s’agit de duplicité du gouvernement et des autorités des secteurs respectifs de l’éducation nationale.

C’est qui choque est qu’alors que les grognements des enseignants de la RDC se poursuivent, d’années en années des rentrées scolaires, on est surpris par les dernières mesures de Madame la ministre de tutelle, Raïssa Malu, en ce qui concerne les conditions d’inscription officielles.
Il s’agit que, pour cette rentrée scolaire 2024, il est ordonné que les frais scolaires des écoles maternelles, primaires et secondaires des établissements privés en République démocratique du Congo sont fixés en monnaie nationale.

A quelques semaines de la rentrée scolaire, le gouvernement exige à tous les établissements publics et privés agréés, de respecter des dispositions pratiques pour une rentrée scolaire 2024-2025 apaisée.

Ce n’est rien de nouveau, mis à part, le paiement obligatoire en monnaie locale. Qui se chargeront de vérifier l’efficacité de ces mesures ?
Sont-ils fiables ces inspecteurs de l’enseignement de la RDC ?
Sont-ils incorruptibles ?

Entre autres mesures arrêtées, Mme la ministre précise que les inscriptions sont gratuites et doivent être faites aux dates fixées par le calendrier scolaire 2024 – 2025.
A-t-on évalué vraiment les impacts de cette gratuité dans ces écoles qui contrébalancent les frais d’une charge sur d’autres besoins créés pour la cause de récupérer. Exemples: On facture les parents sur des nouvelles rubriques jamais connues, on crée des activités payantes en milieu scolaire, on multiplie des motifs pour, en fait, recouvrer des intérêts et occasions manquées. Bref, ce sont les mesures non suivies de l’État dans les écoles, qui provoquent les pratiques qui consistent à rançonner les parents par les promoteurs, directeurs et enseignants.

Les mesures du ministère de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté préviennent qu’aucun test d’admission ne doit être organisé pour les nouveaux élèves et aucun frais de confirmation ou réinscription ne doit être exigé aux anciens élèves.
Allez savoir et voir !

De la problématique des équipements et insignes scolaires, Mme Raïssa Malu Dinanga précise que les parents sont libres de se procurer les fournitures scolaires, les uniformes et la tenue de l’éducation physique au marché de leur choix.
Allez savoir et voir !

Pour terminer, après l’interdiction d’une moindre discrimination dans les inscriptions, la ministre de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté met en garde tous les récalcitrants aux dispositions prises par le gouvernement. Des sanctions sévères, à tous ceux qui seront pris dans ces anciennes pratiques, sont prévues.

Si seulement le gouvernement pouvait comprendre les profondes motivations des revendications pour saisir de grandes opportunités de changer positivement la situation dramatique de l’enseignement en RDC, à l’exemple de la campagne, en cours, » École eza mobongo té » qui démontre le degré des anti valeurs, des inégalités par rapport à l’absence d’équivalence des traitements.


Point final. C’est tout ! Mission accomplie pour le ministère de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté. Le message est lancée dans le public.
Attendons de voir et d’évaluer.
La rédaction.
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