LE DIALOGUE ENTRE POLITICIENS EST UNE GARANTIE D’ECHEC POUR LE MANDAT DU PRESIDENT TSHISEKEDI.
Opinions libres et citoyennes : Par Blaise Tshidimba Kabamba.
Dans un système où les acteurs politiques travaillent tous pour l’intérêt général du pays, le dialogue et le consensus national sont parfois des voies indiquées pour faire avancer les affaires de l’Etat.
Cela nécessite une certaine maturité politique et un sens élevé du patriotisme.

En RDC en revanche, dans la mesure où les politiciens ne travaillent visiblement que pour leurs intérêts personnels mais jamais pour l’intérêt général, le dialogue entre politiciens n’est qu’un moyen pour eux de se positionner et de tirer profit individuel et mesquin.

Dans le contexte actuel, nul ne peut convaincre les Congolais de la nécessité d’un dialogue dans l’unique but de soulager un tant soit peu leur misère.
Pour preuve, depuis que cette législature a commencé combien de lois sont-elles déjà votées au profit direct des Congolais? Aucune.

Alors, vouloir dialoguer tout le temps dans un pays où on gaspille déjà d’énormes ressources financières dans l’organisation des élections, c’est une aberration, un non sens qui participe d’une inconscience collective légendaire.
Pourquoi entretenir longtemps un système vicieux qui fabrique des acteurs politiques sans idéal, ni idéologie et dont le seul refrain connu, pour justifier leur vagabondage, consiste à répéter que la politique serait dynamique.

Pour des intérêts mesquins et personnels, la politique serait dynamique en RDC.
Mais quand il s’agit d’intérêts du peuple, elle cesse bizarrement d’être dynamique pour demeurer figée, statique.
Ainsi donc, d’année en année, des gouvernements se succèdent mais sans réel changement, ni amélioration concrète des conditions de vie des gens.
Aujourd’hui encore, on veut nous convaincre que, pour terminer la guerre à l’Est, il faut que les mêmes politiciens se retrouvent, comme par le passé, dans des conciliabules où ils se partageraient postes et perdiem, peu importe la souffrance du peuple.

Alors que sans dialogue, ni gouvernement d’union nationale, on observe bien les performances diplomatiques de la RDC.
En effet, sous Félix Tshisekedi, ce pays engrange d’étonnantes victoires diplomatiques sans précédent.
De la levée d’embargo sur les achats d’armes à l’élection comme membre non permanent du Conseil de securité, en passant par la reconnaissance internationale de l’agression rwandaise, la RDC engrange des victoires éclatantes sans que le Président réunisse l’opposition autour d’une table.
Pourquoi vouloir aujourd’hui s’attirer de la poisse en dialoguant avec des gens qui ne jurent que sur votre échec et dont le coeur, plein d’amertume, ne dégage que des énergies négatives ?

Sans avoir dialogué, le Président de la République a brillamment réussi à rendre le discours du Rwanda inaudible et insipide au niveau de la Communauté internationale.

En effet, si les Congolais ne sont pas encore suffisamment conscients de la grandeur du revers diplomatique qu’essuie actuellement le Rwanda de Paul Kagame, pour autant, ce dernier n’en sait pas où donner de la tête. En témoignent ses gesticulations sur le plan diplomatique. Il vient encore de se retirer de la Communauté Économique des Etats d’Afrique Centrale( CEEAC).

Dans un contexte exceptionnel et délicat comme celui-ci, demander au Président de la République de convoquer un dialogue sans raison, ni fondement, c’est plomber les deux années restantes de son mandat. C’est aussi disculper et donner des béquilles à Paul Kagame qui n’attend que ça.

Il serait plutôt plus avisé et intéressant de ramener d’abord la paix à l’Est et de se consacrer par la suite, pour les deux années restantes de son mandat, à la construction d’infrastructures génératrices d’énergies et de routes reliant nos 145 territoires afin de désenclaver certains d’entre eux et de redynamiser l’économie nationale avec les retombées du deal américain. Voilà ce que les vrais Congolais attendent.

Mais pour y parvenir, Il faudrait pour cela envisager soit un réaménagement technique de l’actuel gouvernement, en réduisant son format, soit la formation d’un gouvernement composé uniquement de technocrates pragmatiques dont l’efficacité dans les réalisations ne saurait être dictée ni par des impératifs politiques, ni par des échéances purement électorales.

Le dialogue, tel que conçu dans les officines et l’esprit des prélats ainsi que dans le chef des politiciens en mal de positionnement, ne saurait être qu’un vaste terrain de récréation, un véritable théâtre, grandeur nature, où probablement la France, le Congo Brazza-Ville, l’Ouganda, le Kenya et le Rwanda infiltreraient leurs pantins pour nous distraire et faire perdre inutilement du temps, de l’énergie et de l’argent, plombant ainsi les deux précieuses années du Président Félix-Antoine Tshisekedi.

Réfléchissons-y!
Blaise TSHIDIMBA KABAMBA
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