Kinshasa, bientôt le bourbier avec les pluies. Que faire ?
Infrastructures.
Kinshasa, bientôt le bourbier avec les pluies. Que faire ?
Les pluies seront au rendez-vous d’ici le mois de septembre prochain dans la capitale Kinshasa. Jusque là, l’état actuel des routes s’est encore plus dégradé. Il faut faire vite sinon, tout le centre ville avec les communes voisines de Lingwala, Barumbu, Kinshasa, Kintambo, ne seront qu’un seul bourbier. Le gouvernement, via le ministère des Finances, s’est engagé de soutenir l’hôtel de Ville pour s’attaquer à l’assainissement, le drainage et curage des caniveaux, ainsi que la réhabilitation des voiries urbaines, dont certaines nécessitent des chaussées rigides en béton. C’est une bonne disposition mais, sur le plan technique, rien n’est garanti.

Pourquoi ?
Le réseau routier de la ville de Kinshasa a été le terrain de plusieurs réhabilitations durant les différents mandats successifs des gouverneurs. Lorsque l’on évalue la durée de vie des routes réhabilitées, on est surpris qu’aucune n’a franchi le délai de 5 ans !

La plupart des chaussées commencées, en cours de mandat, se sont détériorées avant la fin du mandat. C’est dire qu’il a fallu moins de 5 ans de vie des routes pour servir à la circulation. Le cas du boulevard Bokassa illustre cette regrettable vérité. Toutes les routes construites ont été toutes mal faites ou de très mauvaises qualités.
C’est là toute la problématique.

Réhabiliter, c’est une bonne chose mais, en qualité douteuse, correspond à une perte de temps, voire à une arnaque, une mauvaise chose.
On ne peut plus se permettre de tenir notre ville dans cet état. Non!

De l’aéroport au centre-ville, le trajet se détériore pour plusieurs raisons techniques : L’état des travaux était médiocre, la voirie n’est pas assurée dans la régularité adéquate, les canniveaux sont ensablés jusqu’à ras bord, bref, l’entretien routier est inefficace, voire inexistants.

Passons à l’action sur le terrain. Pourquoi reconstruire des routes sans la canalisation des eaux de pluie ?

On ne voit pas comment des millions de dollars feront oeuvre utile dans une réhabilitation d’un réseau routier dont la configuration manque l’essentiel des infrastructures supplémentaires pour assurer une durabilité acceptable !

Regardez bien les routes désignées à la réhabilitation :
Kasavubu, Kabinda, Bokassa, Assossa, Kalembelembe, Itaga, Flambeau, Kabambare, Huileries,( et Nyangwe ?) ce qui constitue pratiquement les axes de circulation principale du centre-ville vers les communes. Aucune de ces avenues n’a une canalisation complète le long de sa distance.

En passant, quelle avenue, dans la capitale, dispose d’une canalisation d’un bout à l’autre, des deux côtés et en bon état ?

La disposition des routes n’est pas dans l’avantage de faciliter une bonne circulation. Tout est à revoir quant au réseau routier de la ville de Kinshasa qui n’est plus adapté à l’intense circulation actuelle. Kinshasa n’est plus Léopoldville !

Commençons par redessiner la cartographie des routes dans la ville avant de s’élancer dans une réhabilitation qui sera détruite au bout de deux à trois ans d’érosion dûe à l’absence de canalisation des eaux qui stagnent sur le bitume, aux déchets qui adhèrent au macadam, à la mauvaise qualité des travaux et à l’insuffisance des voies carrossables.

S’il le faut, revoir et déterminer certaines directions pour fluidifier la circulation. A l’exemple des boulevards Kasavubu et Bokassa, à ma connaissance, ils ont été prévus pour une direction à sens unique mais,… !?

Faisons de même avec des Huileries et Wangata qui pourrait être allongée en longeant la clôture du stade des Martyrs. Pourquoi ne pas percer le Camp Kokolo avec un prolongement du boulevard triomphal jusqu’à un angle avec une direction vers la commune de Bandalungwa et l’autre vers celle de Kintambo via le quartier GB !?!

Il y a des artères à aménager en priorité. Ces routes secondaires vont servir de voies de désengorgement des principales qui sont asphyxiées aux heures de pointe, faute d’exutoire.

Conclusion. Il serait mieux d’exiger une bonne technique pour la construction des routes de durée acceptable et solides, dotées d’une bonne canalisation complète, régulièrement entretenue.

Il serait mieux de retracer le réseau routier de la capitale en aménageant les multiples voies secondaires dans les communes pour augmenter les possibilités de circulation, bref, procéder à une modernisation des infrastructures routières de la capitale de la république démocratique du Congo qui ne présentent plus l’image et le besoin publics attendus.
Guy ILUNGA KABAMBA
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