Dialogue politique : Les 10 questions de Muzito à savoir pour le cas.
Politique nationale.
Dialogue politique : Les 10 questions de Muzito à savoir pour le cas.
Celui que l’on peut considérer comme le fervent partisan de la tenue d’un dialogue politique entre les leaders politiciens est sans aucun doute : Martin Fayulu Madidi.

Contrairement à ce que l’on s’attendait, l’idée ne récolte pas autant d’adhésion dans la majorité des opposants qui semblent même, pour la plupart, la rejetter carrément.
Pour Adolphe Muzito, comme réponse réservée, il a émis plusieurs interrogations qui lui semblent importantes à d’abord définir pour, éventuellement, se retrouver autour d’une table.

A les juger, il s’agit quasiment d’une sorte d’item de 10 questions préalables qui circonscrivent les thèmes d’une telle réunion. Ce qui est improbable est que le leader du parti politique Nouvel Élan a mis la barre des réclamations très haute pour convenir cette initiative.
Pour Martin Fayulu qui rame fort pour rallier des partants à son initiative, c’est quand même un coup dur que lui administre celui avec lequel ils étaient, ensemble, très proches. On est vraiment loin de les revoir sur une même table, ces deux là qui se vouent visiblement un antagonisme plus épais que l’on imagine.

Voici les 10 fameuses questions d’Adolphe Muzito Fumutshi:
1) Quelle est l’opportunité dudit dialogue et quels seraient les sujets à y traiter ?
2) Qui en seraient les parties-prenantes ?
3) Quelle serait l’Autorité organisatrice dudit dialogue?
4) Quel serait le texte (privé ou public) qui instituerait ce dialogue ainsi que l’instance chargée de le coordonner ?
5) Quelle serait la nature juridique de ses résolutions ou actes ?
6) Quelle serait l’opposabilité des résolutions ou des actes de ce dialogue vis-à-vis des Institutions de la République et du peuple Congolais ?
7) Ce dialogue serait-t-il investi du pouvoir de préparer à l’intention du peuple un projet de Constitution définitive en vue de dissoudre l’actuelle Constitution (de Février 2006) adoptée par un parlement de facto où siégeaient des députés non élus, mais plutôt nommés par un Président de la République, lui-même non élu et promulguée par le même Président de facto, Monsieur Joseph Kabila?
8) Quelles seraient les Institutions (actuelles ou de Transition) chargées d’appliquer ces résolutions ou ces actes ?
9) Lesdites Institutions seraient investies de leurs attributions par quelle Autorité ?
10) Quel serait l’objet d’une réconciliation éventuelle et qui seraient les parties-prenantes concernées par ladite réconciliation ?

Il faut l’avouer que le mérite d’Adolphe Muzito Fumutshi est d’avoir tout compris et rassemblé pour réveiller tous les démons qui hantent la scène politique congolaise.

En attendant que les choses soient plus claires, à ce sujet, on réaffirme le niveau exemplaire de l’ancien premier ministre et Lumumbiste qui a fait sa part en renvoyant plusieurs aux études avec cette batterie de questions essentielles.
Guy ILUNGA KABAMBA.
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