×

Accord USA-RDC : Des voix s’élèvent dans le camp des démocrates américains.

Accord USA-RDC : Des voix s’élèvent dans le camp des démocrates américains.

Rien ne va plus au sujet du deal conclu entre Donald Trump et Félix Tshisekedi. Si les choses semblent évoluer en façade, en interne des difficultés se posent. Notamment, pour les parlementaires américains qui protestent contre cet arrangement dont le fonds reste mal défini et peu connu quant à la destination de certaines affectations. Tout récemment, c’est un groupe de 54 démocrates du Congrès qui sont montés au créneau pour réclamer un peu plus d’éclairage sur certains détails concernant cet accord USA-RDC basé sur des échanges Minerais-Appui et lobbying américains.

image-17 Accord USA-RDC : Des voix s’élèvent dans le camp des démocrates américains.

La presse américaine informe qu’une correspondance datée du 17 août 2026, signée par 54 élus démocrates, parti opposé à Donald Trump, exigeaient des précisions sur les mécanismes de suivi mis en place pour garantir les termes de cet accord. Des questions sont posées : Qui contrôlera l’application de l’accord entre les Etats-Unis et la RDC ? Quels sont les critères ?

Ironie du sort.

 Pour ces élus démocrates, le président américain « achète » la paix dans les Grands Lacs. Plus présente dans ce groupe, la démocrate Linda Sanchez qualifie la stratégie du président Trump de ruse malsaine et injuste. Pour elle, « échanger la paix contre les minerais » est un procédé « corrompu et inhumain » d’autant qu’il reproduit, en contradiction avec la morale prônée par les pionniers de la démocratie américaine ‘’In God We trust’’, des pratiques d’exploitation digne de la Colonisation.

De là à comprendre que les États-Unis profitent du malaise congolais pour lui prendre ses ressources lorsque la coopération formelle existe depuis toujours. Pourquoi, se demande-t-on, il a fallu passer par là pour obtenir l’engagement de l’Oncle Sam ? Ce deal apparaît telle une surexploitation, un accord de trop !

La tactique du pyromane-pompier.

C’est presque scandaleux de constater, lorsque l’on sait les capacités de dissuasion et l’influence de la première puissance militaire du monde, que cet accord avec la RDC ait constitué l’argument pour décider Donald Trump à militer pour une paix achetée. Qui ne sait pas que les USA parrainent tous les protagonistes impliqués dans la longue crise qui déstabilise la région des Grands lacs. L’Ouganda et le Rwanda autant que la RDC sont des pays-fiefs des Etats-Unis ! Peut-on se permettre de créer l’insécurité dans le monde sans la considération de la nation qui se déclare comme ‘’ Le gendarme du monde’’ ? Quel pays occidental ou oriental peut déstabiliser la région des Grands lacs sans considérer l’ombre des USA ?

Le vrai malheur social est toujours politiquement correct. Les populations congolaises paient depuis des lustres le jeu du chat et de la souris, pour être plus explicite, la tactique du pyromane-pompier qui incendie et revient se proposer d’éteindre son brasier. Les élus démocrates aimeraient voir plus net sur les termes d’application et de consolidation de ce deal qui ressemble plus à un engagement digne du Far West ou avec la Mafia.

Si les mercenaires et les chasseurs de primes réclamaient de l’argent de régler des comptes et conflits et que les mafiosos monnayent leur protection contre une insécurité qu’ils provoquent, Eh ! Bien ! Donald Trump a fait de même en assurant de ramener la paix contre des minerais congolais !

Un deal inégal

C’est un accord économique basé sur des éléments politiques. Aucun cadre juridique ne peut défendre ce deal inégal qui profite à 100% aux USA qui se frottent les mains. C’est clair que les États-Unis profitent de la situation politique fragile que traverse la RDC pour avoir suscité la démarche du président congolais, lequel n’avait pas de choix que de recourir à cette option au risque de perdre toute sa souveraineté. Une fois de plus, le pyromane a été traité comme le pompier.

Dans tout çà, le Rwanda, principal agresseur et facteur de l’insécurité régionale, n’a rien offert pour cette paix mis à part des conditions presqu’impossibles telle que la démobilisation totale des FDLR et la sécurité des tribus dites Tutsies du Congo.

Conclusion à sens multiple

La signature de cet accord n’a pas reçu l’unanimité. Selon l’Observatoire de la dépense publique, l’ODEP, structure congolaise pour la bonne gouvernance, le rapport de force reste profondément déséquilibré et « le néocolonialisme continue ».

D’autres avis déplorent que pour la RDC, c’est à peine un pillage voilé en accord gagnant-gagnant où les ressources naturelles du pays profiteront davantage aux intérêts étrangers qui s’en accaparent déjà, à travers une coopération traditionnelle ; bref, c’est un cercle vicieux sur l’indépendance, l’autonomie et la souveraineté des pays africains face à la détermination néocolonialiste de l’occident.  Eu égard à cette triste finalité, on s’en remet à la préoccupation des 54 élus démocrates américains :

Qui donc contrôlera la richesse tirée des minerais congolais, et surtout, quelle part reviendra réellement aux Congolais ?

Olympus médias RDC. La rédaction.

Share this content:

Olympus Medias RDC est votre source d'informations en ligne de confiance, vous offrant une couverture complète et objective des événements nationaux et internationaux. Notre équipe de journalistes chevronnés est déterminée à fournir des reportages précis.

Publier un commentaire