Tout Kinshasa sans Transports et paralysée
Transports urbains.
Tout Kinshasa sans Transports et paralysée.
Ils avaient annoncé depuis déjà une semaine cette grève. Les transporteurs des taxis et taxis-bus ne l’ont pas changée.

Ils ont ténu parole. Leur décision de priver les usagers du moyen le plus commun de se déplacer est un coup dur pour le gouvernement défié.
Ce matin du lundi 29 juillet 2024 est un calvaire pour ceux qui n’ont pas le choix de ne pas se déplacer. Les arrêts des bus sont pleins de monde qui attendent en vain des automobiles de transport. La ville est paralysée par cette réaction radicale des chauffeurs grévistes.


Pourquoi cette grève ?
Il y a de cela quelques semaines que des agents du ministère des Transports, désenclavement et voies de communication, sont sur terrain pour sévir contre toutes les tarifications exagérées des courses dans la ville de Kinshasa. Il est vrai qu’il n’y a plus de logique sur les prix que l’on reçoit pour les distances, l’avant-midi, le soir et pour un express. C’est la jungle.

La mission des contrôleurs du ministère des Transports était, en principe, de veiller au respect des prix fixés par l’hôtel de ville mais, malheureusement, le contrôle a viré à une véritable tracasserie routière. Avec les policiers qui assaillent et traquent les transporteurs sur la route, plusieurs cas d’abus de pouvoir se sont multipliés au point de décevoir et fâcher les passagers des transports. Combien ont vécu l’arrestation brutale d’un chauffeur et son receveur avec des gifles, injures et, le pire: la confiscation ou extorquation des recettes sans compter que le véhicule sera immobilisé avant d’être acheminé au sous commissariat. Entretemps, on fait descendre les clients sans excuses ni remboursement, c’est tout.

La faute est des deux côtés. Autant les transporteurs exagèrent avec les prix, autant les agents de contrôle abusent. Tous font preuve d’une sauvagerie irresponsable, d’un incivisme à punir mais, dans l’ordre.
S’il faut dénoncer ces pratiques abusives de la plupart des agents de la police de circulation routière qui arrêtent les véhicules, au nom de la mission valable, il faut aussi réprimer les hausses barbares des prix du transport des courses.

Et voilà ! Les usagers paient le désordre de cette situation difficile ! Cette grève frappe plus les travailleurs dans la capitale. Plusieurs services seront séchés et perturbés à cause de cet arrêt des transports en commun.

Avec la Société publique ,Transco, où les agents sont en grève depuis une semaine qu’ils réclament des arriérés de salaires modiques, le gouverneur de la ville, à peine installé, se retrouve face à un véritable casse-tête kinois. Tout ça, parce que les agents du ministère des Transports, déployés sur le terrain, ont failli à leur mission de veiller au respect des prix des courses en taxi et en bus, ainsi qu’au suivi des itinéraires fixés par un arrêté signé en mars 2023 par l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila.
La colère des chauffeurs des transports est à la fois bonne et mauvaise, il faut l’admettre. Bonne en ce sens que l’état et les transporteurs doivent prendre conscience de leurs nombreuses responsabilités et obligations violées, négligées et abandonnées. Cette situation devrait servir de leçon pour améliorer la réglementation dans la circulation routière. Mauvaise. Les pauvres passagers trinquent continuellement. C’est dommage !

Pour l’essentiel, l’actuel ministre des Transports, le gouverneur de la ville, sont appelés à répondre très rapidement contre cette grève initiée par la Synergie des associations pour la défense des droits des chauffeurs et pour la promotion du civisme routier (SADCPCR/RDC). Cette organisation regroupe plusieurs associations qui militent pour de meilleures conditions de travail et un traitement équitable des conducteurs.
C’est, selon les initiateurs, une occasion d’interpeller les autorités et les transporteurs à trouver un terrain d’entente au profit d’une meilleure circulation routière dans la capitale.

Espérons qu’ils trouveront, cette fois, cette entente qui fait toujours défaut depuis des années, entre les autorités de la régulation du secteur routier et des transports avec les opérateurs ainsi que les usagers des transports en commun.
La rédaction.
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