XIX Sommet de la Francophonie en France : Une pâle routine pour les africains.
Politique internationale.
XIX Sommet de la Francophonie en France : Une pâle routine pour les africains.
Le 19ème Sommet de la Francophonie va se tenir dès le 4 octobre 2024, à la Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts, lieu entièrement dédié à la langue française et aux cultures francophones, inauguré le 30 octobre dernier par le Président de la République, Emmanuel Macron.

Ce Sommet qui devra se poursuivre à Paris, le 5 octobre 2024, pour les africains, n’est plus aussi, comme par le passé, un événement majeur, tant sur le plan diplomatique, politique, économique et culturel, avec la langue française en trait d’union.

Si la France d’Emmanuel Macron et l’OIF nourrissent l’ambition de promouvoir une Francophonie au service des peuples, d’en démontrer les dynamiques et les opportunités, ce ne sont que des projections et discours dont les faits, sur le terrain, démontrent le contraire.
Pour cette fois, la thématique convenue envisage » La créativité, l’innovation et l’entreprenariat dans la diversité de l’espace francophone que l’événement désire privilégier mais, avec quelles politiques ou attitudes qui rencontreront les espoirs des africains qui affrontent plusieurs défis et contraintes dûs, justement, à l’ingérence inadmissible de la France.

Si la Francophonie est un vecteur de débats intellectuels, de création et d’emploi et le monde francophone est porteur de talents et d’opportunités dont nous devons être fiers, la thématique est, pour l’Afrique, inopportune. Qui a le temps de « Créer, innover et entreprendre en français », alors que l’insécurité règne chez lui?

Pour dire vrai, ce XIX Sommet de la Francophonie, en France, est considéré comme un non-événement en république démocratique du Congo qui n’aligne pas ses assises dans son actualité.
Nous savons que le président français, avec l’appui des puissances occidentales dominatrices qui le mandatent, va s’employer de donner des ordres politiques et économiques à ses homologues francophones sous couvert des options culturelles grandiloquentes qui n’ont rien à voir avec les véritables attentes des africains.
Guy ILUNGA KABAMBA
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