Transfert d’un allié au coup d’état manqué à Ndolo.
Monsieur Jean-Jacques Wondo Omanyundu, sujet belgo- congolais, expert et analyste et spécialiste des questions militaires, arrêté peu après la neutralisation des conjurés du coup d’état manqué au Palais de la nation, a été finalement transféré à la prison de Ndolo, après interrogatoire et investigations.
D’après certaines sources, son rapport avec le cerveau moteur de ce coup de force militaire qui a été abattu, dans l’opération des forces loyalistes, Christian Malanga, a pesé pour son incarcération.
Qui est Jean-Jacques Wondo Omanyundu ?
C’est un congolais naturalisé belge qui connait très bien les forces armées de la RDC. Il est diplômé de l’École Royale Militaire de Belgique, titulaire d’un master en criminologie de l’Université de Liège et d’un post-graduat en science politique de l’Université libre de Bruxelles.

En dehors de ce cursus de stratège en conflit armé, il a écrit également deux ouvrages sur l’armée congolaise, intitulés : « Les Armées au Congo-Kinshasa: Radioscopie de la Force publique aux FARDC » (2013) et « Les Forces armées de la RD Congo : Une armée irréformable ? » (2014).
Pour dire vrai, c’est un personnage dont le gabarit sur les questions de défense et de sécurité du Congo et de sa région, ne laisse pas croire qu’il a eu un rôle ou allait avoir un rôle à jouer en raison des éventualités, vu sa proximité avec le cerveau du coup manqué. Son profil s’ajoute d’une expertise en criminologie. Le parfait spécialiste, en somme.

Innocent, complice ou impliqué malgré lui, une chose est certaine, il a eu des contacts avec la personne qui ne fallait pas à un mauvais moment du climat politique en RDC!
Les autorités congolaises affirment que Wondo aurait été impliqué dans ces événements, bien qu’une opinion libre rejette ces soupçons et accusations selon que monsieur Jean-Jacques Wondo était au pays pour apporter son expertise dans l’optimisation de l’ANR.
Raison de plus pour alourdir son cas troublant.
Les anciens camarades de Wondo de l’école royale militaire belge, dans un collectif de soutien pour sa relaxation, appellent à une évaluation objective des faits par les services de sécurité congolais et demandent sa libération pure et simple.
En Afrique, on dit que l’on ne peut pas traverser un cours d’eau sans se mouiller !
L’expert militaire a rencontré et échangé avec un citoyen congolais réputé hostile au pouvoir et déterminé de s’en prendre aux institutions régaliennes d’un état !
Vraiment ! Jean-Jacques Wondo Omanyundu est très mal parti, il faut l’avouer.
La prison de Ndolo lui sert actuellement de dernier domicile connu en attendant un procès en préparation, devant une cour militaire.
Guy ILUNGA KABAMBA
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