Traçabilité de la filière bois en RDC : Ouverture de l’atelier sur l’état de développement de la plateforme TRABOIS au Pullman Grand Hôtel.
Cet atelier ouvert et tenu le 7 juillet 2026 au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa a permis de présenter officiellement la Plateforme de Traçabilité du Bois (TRABOIS en sigle).

L’objectif majeur de cet atelier très technique consistait, pour la filière bois, à procéder non seulement à la présentation, l’information et la démonstration de l’état de développement de la dite plateforme ‘’TRABOIS’’ mais aussi, mettre en évidence le rôle du Programme de Contrôle de la Production et de la Commercialisation du Bois (PCPCB en sigle)) et les autres services concernés, à l’exemple de la Cellule de Contrôle et de Vérification (CCV en sigle) animée par Mme la directrice Chef de Service Marie-Agnès Mihata, de la Direction générale des Forêts (DGFOR), de la DGF, de la DGDA, de l’OCC qui interviennent aussi dans le système de contrôle de bois, sans oublier les partenaires financiers et techniques locaux et étrangers (FRMI,EFI,Fgmc,UK International development,…).

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Bref aperçu de l’exploitation forestière en RDC.
A ce jour, fait alarmant, le secteur forestier de la RDC est marqué par une exploitation informelle, vaguement quantifiable et essentiellement artisanale qui représente une part considérable de la production nationale de bois estimée, selon les rapports d’enquêtes internationales, à près de 5 millions de mètres cubes.
Ce qui est fort déplorable pour le patrimoine forestier national. Entretemps, tous les mécanismes opérationnels de contrôle requis pour la traçabilité globale, allant de la coupe à l’exportation, ont un impact très fragmentaire, donc difficile à homologuer aisément ; d’où, cet embarras limite la maîtrise des flux de bois sur l’étendue du territoire congolais.

Cette situation de faiblesse d’un suivi public sévère et efficient réduit la transparence souhaitée dans ce secteur très sollicité. Ce qui prive l’État de générer des recettes publiques administratives à la hauteur du potentiel réel disponible or, maîtriser la traçabilité bois ( TRABOIS) constitue un outil stratégique indispensable pour une gouvernance forestière moderne, efficace et très contributive au développement.
Portée et visées de la reforme forestière avec la Traçabilité Bois(TRABOIS en sigle).
Plusieurs experts avec les partenaires financiers et techniques actifs dans tous les mécanismes engagés à améliorer l’exploitation et la commercialisation du bois en RDC, ont participé à cet atelier important qui a fourni les résultats effectués après l’étude sur le test et le déploiement de TRABOIS appuyés des partenaires techniques et financiers, étude faite de janvier à mai 2026.

Cette étude des conditions techniques, financières et institutionnelles nécessaires pour le test, le déploiement au niveau national et la mise en œuvre durable du système de traçabilité du bois, doit-être comprise comme l’état de lieu sur ce qui existe déjà avec les possibilités de financement et déploiement de la traçabilité bois (TRABOIS).
Pourquoi TRABOIS dans le secteur forestier congolais?
Avec TRABOIS, il s’agit en fait d’une reforme qui s’applique sur la gouvernance environnementale du secteur d’exploitation forestière. Cette reforme utile relève de la haute vision de S.E. Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, qui tient à cœur d’engager, tous les secteurs porteurs de richesses et d’opportunités susceptibles de renflouer le trésor public et améliorer les conditions de vie des congolais, dans une dynamique consciente et responsable.

C’est ainsi que la protection des forêts congolaises ( patrimoine local inestimable), la valorisation durable de notre capital naturel ( proportion notable des ressources) et la transparence ( bonne gouvernance) dans la gestion des ressources se retrouvent au cœur des urgences et priorités nationales de l’action du gouvernement pilotée par la volonté ferme de Mme la Première Ministre, S.E. Judith Sumwina Tuluka via le ministère de tutelle conduit par Mme Marie Nyange Ndambo, ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat.
« La traçabilité du bois doit donc être comprise non comme une contrainte administrative mais, comme un outil stratégique indispensable pour une gouvernance forestière moderne et efficace » ( S.E. Marie Nyange Ndambo)
Pour mener à bien cette reforme essentielle pour l’amélioration du secteur forestier congolais, encore en proie à des insuffisances techniques et de contrôle efficient, il convient, suivant l’adresse du mot d’ouverture de Mme la ministre Marie Nyange Ndambo, rendue par la secrétaire générale à l’environnement, Mme Pascaline Mbangu, que ‘’les solutions proposées soient pragmatiques, adaptées aux réalités de notre pays et intégrées dans une stratégie globale de développement durable.’’

C’est dire que grâce à cette synergie entre la haute vision présidentielle et la coordination gouvernementale que l’on peut entrevoir la perspective claire vers une gestion plus responsable et plus efficace du patrimoine forestier congolais.
Enjeux des bénéfices d’une exploitation forestière maîtrisée.
Pour notre pays, l’enjeu est double :
. Sur le plan économique et social, il s’agit de garantir que l’exploitation forestière génère des revenus réels pour l’État, les provinces et les communautés locales.
. Sur le plan international, il s’agit de répondre aux exigences des marchés, notamment européens (FLEGT), en démontrant la légalité et la durabilité du bois produit en RDC.

L’action de cette reforme de l’exploitation et la commercialisation du bois doit s’articuler autour de deux axes majeurs :
- La modernisation des outils de contrôle afin de rendre pleinement opérationnels les systèmes de suivi, de la concession forestière jusqu’aux points d’exportation ;
- La promotion d’un label national pour accompagner le secteur privé et les exploitants artisanaux vers une mise à niveau légale, consolidant ainsi la position de la RDC comme fournisseur de bois certifié et légal.
Enfin, cet atelier du 7 juillet 2026 au Pullman Grand Hôtel fera date en ce qu’il a posé les termes et jalons, en détail, du Programme PCPCB et de la Plateforme TRABOIS.

Les explications fournies sur les modalités de la mise en œuvre opérationnelle et consensuelle, enrichies des échanges et suggestions conduiront à des solutions adaptées aux réalités nationales, vœu cher aux autorités nationales concernées dont, le Chef de l’Etat, S.E. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, S.E. Mme la Première ministre et chef du gouvernement et, en particulier, Mme Marie Nyange Ndambo, ministre de l’environnement, développement Durable et Nouvelle Economie du Climat, qui l’a si bien résumé par ces mots :
« Ensemble, engageons‑nous à renforcer la transparence dans la gestion de nos forêts, à sécuriser les recettes publiques au bénéfice de l’État et des communautés, et à garantir un avenir durable pour notre patrimoine forestier, richesse nationale et héritage pour les générations futures. »

Olympus médias RDC.
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