Tentative manquée de coup d’état à Kinshasa.
Depuis hier, dans la soirée,samedi 18 mai jusqu’à ce dimanche 19 le matin, certains bruits ayant trait à de nombreux coups de feu d’armes à Gombe et par-ci par-là dans la ville, se sont confirmés avec le communiqué du général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole des Fardc, qui a informé ce dimanche que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont déjoué un coup d’État.
Plusieurs auteurs de cet acte sont déjà aux arrêts.

Selon la trame des incidents, en rapport avec les vidéos virales, des hommes en uniforme armés et arborant des drapeaux aux emblèmes du Zaïre, annonçaient, à l’intérieur du Palais de la Nation de la Gombe, siège officiel du Président de la République, un ordre nouveau.
Plusieurs résidents de la Gombe et d’autres sites comme le Palais du Peuple aussi, ont affirmé avoir entendu toute la nuit jusque ce matin, notamment aux alentours de la résidence de Vital Kamerhe, député national et candidat assuré d’assumer la présidence de l’Assemblée nationale, des échanges de tirs intenses illustrant des affrontements
Selon d’autres sources de ces voisinages, il y aurait eu des corps de militaires et des policiers dans les environs des sites en question.

Déjà, dans l’opinion publique, une information circule et se répand que cette tentative est attribuée à un activiste de la diaspora bien connu, Christian Malanga, l’homme qui se montre le plus dans les vidéos au devant des hommes armés à l’intérieur du Palais de la Nation.
Ces hommes, habillés en treillis et arborant des effigies et des drapeaux du Zaïre, parlent en anglais, en lingala et en français. Ils affirment être de la diaspora et avoir amené leurs enfants.
Ils circulent, dans la vidéo, comme des vainqueurs entre des vitres cassées et des véhicules endommagés dans la cour du Palais de la Nation.
Ils déclarent vouloir chasser le président de la République, Félix Tshisekedi, du pouvoir et s’en prennent personnellement à Vital Kamerhe.
Encore plus étonnant, certains portent des babouches tandis que d’autres sont bien équipés. A en croire, le général porte-parole des Fardc, leur aventure est terminée depuis ce matin. Ils ont été sévèrement neutralisés par les forces armées du pays qui ont réinvestis tous les sites envahis par ces rebelles d’un autre genre car, le soit-disant
Christian Malanga, pour ceux qui le connaissent, était bien connu dans les milieux de la diaspora installée aux États-Unis pour ses prises de parole anti-gouvernementales. Souvent en treillis, il se revendique d’un mouvement appelé « New Zaire » et d’un regroupement qu’il appelle le United Congolese Party (UCP). Il se fait appeler commandant. Il partage régulièrement des photos de lui en tant que pilote d’aéronefs ou lors d’exercices de tir. Il diffuse également des vidéos de ses participations à des rencontres politiques tant en Occident qu’en Afrique australe. À un moment donné, il a déclaré son intention de se présenter comme candidat à la présidence de la République. Il affirme être un ancien militaire congolais et est père de huit enfants.
Âgé de 41 ans, Christian Malanga a grandi dans la commune de Ngaba, à Kinshasa. Il a ensuite été vu en Afrique du Sud puis au Swaziland avant de s’installer aux États-Unis. Il se présente également comme homme d’affaires.
C’est à la haute justice militaire qu’il devra rendre des comptes à présent après avoir attenté à la sécurité suprême de tout un état.
Guy ILUNGA KABAMBA.
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