RDC. Pouvoir et avenir : Quand le futur remaniement délivre un » déjà vu » qui inquiète, désole et intrigue.
L’annonce officielle du futur remaniement ministériel du gouvernement de la république demeure à la une de l’actualité politique nationale. La dernière réunion, samedi 2 août 2025, de certaines autorités de l’Union Sacrée de la Nation, USN, autour du Chef de l’État a été consacré, à ce que l’on conçoit, au balisage des quotas respectifs pour la répartition des postes.

Déjà, c’est confirmé qu’il s’agira réellement d’un simple remaniement vu que Mme la première ministre, cheffe du premier Gouvernement dirigé par une femme, sera maintenue comme l’a souligné l’Autorité morale en personne de la méga plateforme présidentielle : Le président de la république, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

C’est un soulagement pour ceux qui ont intérêt à ce que Mme Judith Sumwina Tuluka poursuive et c’est une vraie déception pour les autres, cette majorité dans l’opinion publique, qui estime à haute voix que la cheffe du gouvernement, au cours de sa première Primature, n’a fait que de la figuration emblématique sans rapport avec un véritable travail de fond pour améliorer le vécu quotidien des congolais, c’est-à-dire le social.

Judith Sumwina Tuluka 1, puisqu’il faut presque déjà en parler au passé, n’aura pas été perceptible ni remarquable par une empreinte édifiante nationale pour le souvenir.

Certes, il y a eu des volontés mais est-ce cela a été suffisant pour redonner de l’espoir et de l’envie de croire en elle ?

Qu’en retiendra-t-on pour la postérité sinon, seulement la continuité des effets de prestige et des déclarations d’intentions habituelles, avec la considération du gender au plus haut niveau de la gestion régalienne des institutions officielles!

Alors, l’on craint que cette léthargie exécutive indexée dans la précédente équipe, du fait que le leadership d’un gouvernement dépend en partie au comportement professionnel de son chef!

Madame la Première Ministre, pour une certaine opinion très critique et préoccupée, au regard de nombreux défis à relever pour ce second mandat présidentiel, le dernier constitutionnellement, n’a pas démontré des attitudes propres à sa reconduction.

Nous n’en ferons pas un procès ici mais, il convient que le disque d’embrayage de la conduite des affaires nationales, fasse preuve d’un peu plus de volonté à se rattraper et qu’il soit plus rodé et efficient. La vie est encore plus chère qu’avant !

Il y a des résultats, sur le plan diplomatique grâce à l’engagement direct, individuel et spontané du Président de la république face à des ennemis qui se sont visiblement personnalisés contre lui mais, attribuer les mérites de ce combat diplomatique à la Primature serait des félicitations protocolaires et de circonstance.

On se souvient toujours du passage d’un gouvernement sur un ou des actes d’envergure nationale. Cependant, il faut chercher !

Une trentaine des membres du présidium de l’Union Sacrée de la Nation, USN, ont déféré avec le chef de l’État au sujet du futur remaniement du gouvernement !

Ce qui chiffonne est qu’il n’y a rien de nouveau autour de la table !

L’impression d’un « déjà vu » flotte dans les esprits qui murmurent.

Les mêmes figures, presque celles de toujours associées à toutes les controverses nationales continuent de refaire surface, sur les devants.

On s’interroge de savoir si ou comment ces sociétaires de la méga plateforme présidentielle, après toutes ces décennies, se préoccupent davantage de leur influence individuelle et leurs plus proches collaborateurs que des réels intérêts de la république ?!

Il y en a qui ont occupé 3 à 4 postes dans les institutions, ont été plusieurs fois ministres, sont ministres depuis la première équipe de Sylvestre Ilunga Ilunkamba!

Il y en a qui sont aux affaires depuis Mobutu comme ministre, qui font plus de bruit que de voix, etc, sans que l’on se souvienne de ce qu’ils ont apporté à la république, en dehors des polémiques et des controverses !

Au premier des citoyens congolais de revoir ses propres marques avant de signer, cette fois pour l’histoire, les choix à faire pour réformer un gouvernement qui pourrait sauver la mémoire qu’il représente dans la population, cette majorité des congolais et congolaises qui n’en peut plus des distracteurs et politiciens qui ne jurent que sur la démagogie.

Personne ne veut devenir esclave de la routine !

Guy ILUNGA KABAMBA.
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