RDC : 10%, soient 1,4 millions des congolais sont diabétiques. Une alerte à ne pas négliger.
Santé publique.
Le 14 novembre de chaque année, le monde célèbre la journée du diabète. C’est une maladie chronique qui touche plus de personnes que l’on imagine. Le comble, avec le diabète, est que les diabétiques se rendent compte, pour la plupart, en retard faute d’un dépistage précoce.

Aujourd’hui en RDC, 1,4 millions de personnes ont été diagnostiquées diabétiques par un professionnel de santé. Une goutte d’eau comparé au nombre de Congolais qui vivraient avec le diabète, sans le savoir. Preuve: La journée du 14 novembre, reconnue par la communauté internationale pour sensibiliser sur cette maladie très répandue mais, mal connue, est passée inaperçue en République démocratique du Congo.

Sans diagnostic, et donc sans traitement, le diabète est un danger mortel pour des millions de personnes.il faut agir pour que les malades soient dépistés à temps, puissent bénéficier d’un traitement, et apprennent à vivre avec.

Le diabète : une maladie chronique en évolution sur le continent africain Chaque année, le nombre de personnes diabétiques sur le continent africain ne cesse d’augmenter. De 24 millions en 2021, il devrait atteindre 55 millions en 2045, selon l’OMS. Soit une augmentation de 129 % en seulement une vingtaine d’années!

En RDCongo, la prévalence du diabète se confirme. Selon Luc Kamanga, du Programme de lutte contre le diabète en RD du Congo, 7 à 10% de la population congolaise seraient diabétiques, la plupart sans même le savoir. Un pourcentage énorme ramené à la population totale du pays, peuplé de 110.000.000 d’habitants !

Le diabète de type 2 qui est le plus fréquent et le plus répandu au sein de la population congolaise. Ce diabète est associé à une mauvaise alimentation, au manque d’exercice physique ou à une prédisposition génétique. Il peut causer de graves lésions au cœur, aux yeux, aux reins ou aux nerfs.

Une nécessité s’impose : Améliorer le dépistage de la maladie. Le diagnostic en temps et en heure permet d’éviter les pires effets du diabète sucré. Ce dépistage consiste à mesurer la glycémie grâce à une simple prise de sang. Pourtant, la majorité des patients diabétiques en RDCongo s’ignore. En cause, le manque de matériel de dépistage dans les structures médicales, la pénurie de personnel médical formé au diagnostic et le manque de connaissance générale de la population sur le diabète.

Du matériel de dépistage du diabète et des prestataires formés, Memisa fournit dans plusieurs structures de santé de l’insuline, des seringues et des tests d’hémoglobine. Mais bien qu’indispensable, la disponibilité de matériel n’est pas suffisante car, il est aussi nécessaire de former le personnel médical et les techniciens de laboratoire au diagnostic et à la prise en charge du diabète. Chaque année, Memisa assure la formation ou le recyclage de dizaines de prestataires de soins en RDCongo.

Après le dépistage, apprendre à vivre avec le diabète qui est une maladie chronique. Les patients doivent apprendre à vivre avec elle au quotidien: Nouveau régime alimentaire, injections d’insuline, vérification de la glycémie à la maison, …

Le diabète s’accompagne de nouvelles habitudes qui ne sont pas toujours faciles à adopter. Les prestataires de soins jouent ici un rôle très important pour accompagner les patients dans ce processus. Ils leur enseignent les gestes essentiels pour bien gérer la maladie. Ils veillent aussi à ce que chaque patient suive correctement son traitement. La formation adéquate du personnel médical est donc d’autant plus indispensable.

S’entraider entre patients diabétiques : les pairs-éducateurs. En parallèle de l’appui aux professionnels de santé, Memisa encadre également la formation de pairs éducateur. Ce sont des patients diabétiques « experts » qui sensibilisent et organisent des activités éducatives à destination d’autres patients car, personne n’est mieux placé qu’un patient diabétique pour accompagner et rassurer un nouveau malade. Les pairs éducateurs viennent ainsi renforcer et compléter le travail des prestataires de santé.
Olympus médias RDC.
(Article de notre correspondant, médecin en Afrique du Nord).
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