Magistrature à assainir en RDC : Vouloir une chose et son contraire !?
Justice
La chronique de l’actualité nous rappelle qu’il y a deux ans à peu près, des épreuves avaient été organisé par le Conseil Supérieur de la Magistrature, pour le recrutement de nouveaux Magistrats.

L’âge, pour régénérer les effectifs de ce corps judiciaire, pour la plupart occupé par des agents à retraiter ou assainir, pour plusieurs raisons de corruption et d’ancienneté, avait été un des critères pour participer à ce concours national.

ces jeunes récipiendaires à la magistrature, 5.000 retenus sur plus de 25.000 candidats ayant postulé de partout, dans la république, sont encore en attente d’une affectation.
Incroyable mais vrai !

Ces jeunes qui ont satisfaits aux conditions de l’état qui leur doit et a promis, en annonçant des chronogrammes d’affectation, dans cette obligation de les encadrer pour avoir organiser ce concours, sont à bout de leur énorme patience.


Deux ans à attendre une affectation, dans les conditions sociales locales, sont une éternité d’usure des nerfs. D’ailleurs, certains, parmi eux, à certains commentaires, ne sont même plus de ce monde.
Il est vrai que c’est dur à accepter lorsque l’on imagine le parcours pour en arriver là !

Il a fallu se battre pour se retrouver sur la liste des candidatures. Figurer parmi plus de 25.000 concurrents pour un test et réussir. Quelle soulagement et joie. Par la suite, recevoir la promesse, plutôt, le programme de son intégration dans le système pour, à la fin, ne rien voir se faire ! C’est à donner le vertige d’une tension artérielle.
Bref, ces jeunes Magistrats, en ce moment du mois d’août 2024, sont encore nulle part ailleurs que chez eux, en train d’attendre un appel, rectifions, un rappel de l’État qui semble les avoir oubliés, zappés de sa conscience de responsable de cette situation.

Ils étaient nombreux à protester devant le Palais de la Nation pour attirer l’attention du Chef de l’État sur cette négligence, cette injustice, selon eux. Dans une lettre ouverte adressée au Président de la république, ils rappellent que, selon les dates préalablement fixées, depuis le 7 février 2024, l’Ordonnance de leur nomination devrait, sauf en cas de changement de dernière minute, intervenir au mois d’avril 2024 or, nous sommes déjà en août, soient 4 mois après et, rien n’excuse ce retard.


Déterminés de rentrer dans leur droit, ils ont prévu plusieurs manifestations publiques pour trouver une réponse de l’État dont le silence dérange. Leur démarche vers le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est un dernier recours à l’Autorité Suprême de la république, pour une intervention.

En passant, on ne comprend pas toutes les déclarations faisant état de recrutement de milliers de personnes dans la fonction publique alors qu’il existe certains déjà éligibles mais, qui sont oubliés à la place d’autres qui sont engagés sans aucun test !

Soyons conséquents, s’il vous plaît ! On ne peut pas vouloir une chose et son contraire, à la fois ! C’est d’un contraste qui nuit à la dignité des responsabilités.
La rédaction.
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