Londres-Kigali: Les noces d’antan virent au divorce judiciaire.
Le Royaume-Uni réclame au Rwanda de restituer la bagatelle de 280 millions d’euros perçus du trésor public britannique pour le transfert des migrants qui vient d’être annulé. Cet accord très controversé sur les migrants, conclu avec le Royaume-Uni, mais abandonné par le nouveau gouvernement britannique, ne prévoyait pas la restitution des fonds déjà versés par Londres, a répondu le Rwanda qui s’accroche à une clause du dossier stipulant que : » L’accord signé ne prevoyait pas un quelconque remboursement des frais engagés ». Selon le gouvernement rwandais, Ce qui remet, sur ce dossier sulfureux, de l’huile sur le feu, revient à ce que Londres qui avait déjà versé 240 millions de livres sterling (280 millions d’euros) à Kigali, dans le cadre de ce plan depuis que l’ex-premier ministre Boris Johnson l’a annoncé en avril 2022, exprime clairement sa ferme intention de rentrer dans ses droits. Par ailleurs, la Cour suprême du Royaume-Uni avait statué en novembre 2023 que ce projet de loi, visé par une série de contestations devant la justice, était illégal au regard du droit international.

Contre toute attente, malgré un tollé général, en avril, le Parlement britannique l’avait approuvé après une interminable bataille entre la chambre haute, réticente face à ce texte controversé, et la chambre basse.

Entretemps, la communauté internationale, allant des Nations Unies aux églises chrétiennes, en passant par les organisations de défense des droits de l’homme comme de la migration internationale, saluent la nouvelle décision du gouvernement britannique qui rejoint les Multiples appels pour exhorter le gouvernement de l’époque du Royaume-Uni à renoncer à ce projet, jugé contraire aux conventions internationales sur les droits humains dont le pays est signataire.

Enfin, de plus en plus, les nombreux masques du régime troublant de Paul Kagame commencent à tomber les uns après les autres alors que des groupes de défense des droits accusent le président Paul Kagame, au pouvoir depuis vingt-quatre ans, de régner dans un climat de terreur et de psychose nationale qui étouffe la moindre dissidence et la liberté d’expression. Dernier tournant du ce régime, au centre d’innombrables machinations, la parodie des prochaines élections présidentielles et législatives, prévues le 15 juillet, avec certitude de la réélection de Paul Kagame au pouvoir depuis plus de deux décennies.
La rédaction.
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