L’habitat en péril dans la capitale Kinshasa.
La ville de Kinshasa est devenue une vraie Babylone urbaine dont l’expansion urbanistique est asymétrique. Des bâtiments poussent nombreux mais, le décor demeure désordonné. L’harmonie urbaine souhaitée n’est pas au point et mise en compte. Vous verrez un bel immeuble R+10 au milieu des résidences ordinaires et piteux état, des galeries neuves qui avoisinent des propriétés qui n’ont prévues aucune canalisation. On détruit ici pour bâtir une imposante architecture qui sera cernée d’un environnement des poubelles ou des bicoques.

En tout cas, il faut réglementer les services de l’urbanisme et habitat de la capitale sinon, la ville ressemblera un grand village en perpétuelle phase d’expansion disharmonieuse. On devrait redessiner toute la ville, créer des nouveaux couloirs pour aérer les communes, raser certains coins de quartiers populaires des communes de barumbu, Kinshasa, Kasaï vubu, bandalungwa, kintambo, lingwala, Limete et kingabwa, pour formaliser la superficie de la ville et protéger le centre-ville qui suffoque par manque de ventilation spatiale.
On peut avoir de beaux ronds-points mais sans des artères larges et tracées avec des caniveaux!
L’état doit s’empresser de prendre des dispositions car l’invasion des bâtisseurs étrangers nous offre un design urbain plus moderne mais qui défigure les quartiers encore défavorisés par les difficultés de voirie, d’accès à l’électricité et à l’eau potable. C’est à l’état de surveiller cette explosion architecturale qui ignore la topique initiale de Léopoldville. Aujourd’hui, Kinshasa devenu une mégapole tentaculaire a perdu sa cartographie d’origine. Chaque quartier dans les communes catégorisées ne sert plus qu’à loger au lieu de désenclaver la circulation. A lingwala, bandalungwa, barumbu, Kinshasa, bientôt Kasaï vubu et kintambo, la promiscuité est extrême depuis les morcellements fonciers.
On croit que si l’état congolais, à partir des services d’urbanisation, reconfigurait la ville, il faudrait pouvoir indiquer où l’on peut construire une école, une église, un terrain des sports, une usine de production, un super marché, une station d’essence, des dépôts en tout genre, bref, déterminer la nature et le modèle des architectures adéquates et compatibles avec l’environnement, c’est à dire, la nature des sols et le milieu ambiant sinon, c’est Kin Babel que nous aurons d’ici 5 ans.
Ce laxisme public est en cause d’inombrables accidents communaux et anomalies urbanistiques. Nous avons appris qu’un silo de la société Mino Congo s’est renversé sur une résidence voisine, au quartier GB, faisant 2 victimes dans l’habitat ( une vieille femme de 60 ans et un enfant de 10 ans) plus un agent de l’usine. Le silo, selon les témoignages, était déjà dégradé, très ancien et menacé de s’effondrer. Aucune prévention, aucune prévision pour l’environnement !
On se souvient de l’immeuble penché Au rond-point Safricas.
L’état doit prendre des mesures sérieuses pour imposer des préalables urbanistiques. La sécurité des personnes et des biens en dépend.
Aussi, à laisser notre patrimoine foncier passer sous le contrôle des non congolais est un risque à considérer. Des supermarchés, des galeries de magasins, des immeubles de logements, etc… Dépouillent et rasent les alentours du centre-ville en progressant vers les communes. Bientôt, ils détiendront plus de propriétés et Kinshasa n’ appartiendra plus aux congolais en général et aux kinois en particulier.
Si l’on n’y prend pas garde, l’hémorragie des ventes et morcellement aux étrangers, entraînera une dépossession de nos droits du sol. Il faut absolument les réglementer en amont et en aval.
Guy ILUNGA KABAMBA
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