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Le Sénat congolais, une chambre morte où l’antichambre de l’assemblée nationale ?

Le Sénat congolais, une chambre morte où l’antichambre de l’assemblée nationale ?

Le bureau définitif du sénat est attendu avant le 15 juin 2024.C’est une question d’urgence. Il faut, le plus vite possible, installer le bureau définitif de la chambre haute du parlement congolais pour entériner le programme du gouvernement et adouber Madame le premier ministre, Judith Sumwina Tuluka et son équipe ministérielle.
Si l’ une des conséquences du retard de la publication du gouvernement peut se ressentir, en voici un exemple.
Le temps perdu à former le gouvernement a presqu’ épuiser le temps de la session parlementaire de mars à juin.
Que vont rapporter les élus à la base? Rien !
Il faudrait absolument une session extraordinaire pour rattraper le temps sinon, envoyer les élus en vacances parlementaires serait inutile, contre-productif à plusieurs niveaux. Le trésor public, déjà malmené par les dépenses astronomiques d’installation des institutions, va trop trinquer.
Qu’ils se mettent au travail !
Le pays se porte mal. Personne n’a droit à des vacances ou à se détendre dans ce contexte où des crises pullulent.
Le sénat congolais n’a pas bonne presse dans le public qui s’interroge sur sa nécessité. Pour certains, il faut le supprimer. D’autres le considèrent comme le garage des personnalités. Cependant, il coûte cher à l’état. Son apport ne mérite pas le pesant d’or qu’on lui attribue comme assemblée des sages de la république.
C’est un débat sur la question qui conviendrait de trancher là-dessus.

IMG-20240606-WA0004 Le Sénat congolais, une chambre morte où l'antichambre de l'assemblée nationale ?

L’opinion publique se focalise sur l’Assemblée nationale dont la composition relève des urnes populaires alors que celle du sénat est une affaire de grands électeurs. Le choix est clair. Bon! En attendant, le sénat est encore là. Il devra, d’ici avant le 15 juin prochain, date réglementaire de la fin de la première session annuelle parlementaire, élire son bureau définitif. Il faut que le politique congolais prenne conscience de l’importance du temps afin de respecter les agendas fixés par la Constitution. Le temps n’appartient à personne ! Le temps perdu est un préjudice collectif. A trop d’avoir traîner les pieds dans les tractations, tout le reste s’effectue dans la précipitation. Certains sujets, dans la hâte, seront oubliés ou bâclés. Tout est de la faute du temps gaspillé pour la formation du gouvernement. Tellement des consultations. On nous apprend qu’un ministère aurait été omis! C’est un signe probant de l’empressement. Conclusion. La classe politique congolaise doit mûrir. L’amateurisme de plusieurs acteurs, prétendus politiciens, commence à percer dans le quotidien. On en parle. On ironise sur les faiblesses de certains responsables connus, on se moque de l’élite, on raille les représentants de la cité. C’est inadmissible et dangereux.

Guy ILUNGA KABAMBA

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