La lecture pour les congolais, un cauchemar intellectuel.
Redynamiser le goût de la lecture dans les congolais en général et activer le sens de la culture dans la conscience des jeunes kinois en particulier, un pari difficile en République démocratique du Congo.
Pourquoi ?
Sur 10.000 congolais, seuls 100 lisent pour le devoir de lire et 10 pour le plaisir que ça apporte et; pour 100 jeunes kinois, 5 accepteront de discuter sur leur goût de la lecture, tous les autres l’ignorent. Faites le tour des bibliothèques et médiathèques, vous serez édifiés en les trouvant quasi vides des lecteurs.

C’est un trait caractéristique du niveau de l’intellect congolais de la majorité des congolais. Il est très bas.
Vous serez de constater que les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas fiers de vanter leur richesse littéraire et livresque parce qu’en toute franchise, ils ne l’ont pas.
Nous avons appris que la délégation générale de la Francophonie voulait matérialiser dans la capitale la présence des centres de lecture et d’animation culturelle.
C’est un pari très difficile pour une ville comme Kinshasa. C’est noble, il est vrai, mais Il convient qu’une véritable campagne de sensibilisation à cet exercice qu’est la lecture soit organisée au préalable. Quant à l’animation culturelle, il y a beaucoup de chances que cette branche récolte, elle, par contre, beaucoup de succès. Elle est souvent apparentée au théâtre et à plusieurs formes d’exhibition publique. Les kinois sont très fans de théâtre populaire et humoristique. La scène classique ne passe pas. Alors, il serait judicieux de cibler les catégories des jeunes pour espérer impacter le projet des centres de lecture. Certaines écoles devraient signer des partenariats avec ces centres culturels pendant que les communes et certains centres de formation en métier devraient, pour leur part, s’engager à mettre en place, de manière autonome, des salles de lecture publique.
Aussi, grâce à la campagne de sensibilisation, les difficultés liées au fait que beaucoup de congolais ont un parcours scolaire très court. Pour le dire plus clairement, très peu savent lire et écrire alors qu’ils sont passés sur les bancs de l’école primaire.
Nous saluons cette initiative de la délégation générale à la Francophonie qui s’est engagée, enfin, sur le terrain réel de sa mission d’élever l’usage de la langue française dans les communautés locales de tout le pays.
Avec Ces centres, l’ objectif d’inciter les Kinois, notamment les enfants et les jeunes, à lire, à se cultiver et à acquérir des connaissances dans différents domaines, devra produire des résultats progressifs et soutenus par des concours littéraires de lecture, d’expression de la langue, d’animation culturelle publique, d’écriture grammaticale, de diction, tous, assortis des bourses et prix pour susciter l’engouement et offrir des opportunités.
Sinon, qui a le temps de s’adonner à la lecture les poches vides, affamé, sans emploi ni possibilité de gagner de l’argent dans les jeunes d’aujourd’hui ?
Ce n’est pour rien que les paris-foot font salle comble et guichets pleins chaque jour et que les paris-courses, P.M.U. sont l’apanage des plus âgés !
Commencer par une approche de contact avec les différentes générations pour mieux installer les projets pertinents et particuliers à chaque groupe a plus de chance d’aboutir.
Actuellement, combien de salles de lecture existent dans la capitale ? Combien de centres de lecture et d’animation culturelle fonctionnent dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo?
Guy ILUNGA KABAMBA
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