Kinshasa : Rien n’a changé aux prix et au calvaire des transports.
Transports.
Kinshasa : Rien n’a changé aux prix et au calvaire des transports.
Malgré tous les remous qui ont agités la ville de Kinshasa au sujet des transports et leurs conséquences sur la vie sociale, c’est pire comme statu quo qui s’observe sur le terrain.

La hausse du prix des courses de transport se poursuit. Même que c’est devenu plus sauvage et intolérable.

En ce moment où la conjoncture actuelle est difficile pour la majorité des congolais et congolaises qui rament durement pour joindre les deux bouts de chaque mois, la pression quotidienne des transporteurs dépasse les bornes.

Essayez donc de prendre un transport avec 5000 francs congolais en poche pour un aller simple des communes périphériques au centre ville ! Ce n’est plus certain d’en conserver quelque chose. Aux heures de pointe, les tarifs sont quadruplés. Les places s’acquièrent dans la bousculade et les coudes. Les demis-terrains sont toujours de mise.

Si vous désirez éviter tout cela, partez de chez vous entre 4 heures et demie et 5 heures du matin. C’est une garantie mais, avec tous les risques de faire de mauvaises rencontres. Quant au retour, comme, c’est connu et notoire que personne n’a jamais dormi aux arrêts de bus, attendez jusqu’à partir de 22 heures pour pouvoir revenir, là aussi, avec tous les risques évidents et sûrs, de vivre de très mauvaises rencontres nocturnes.

C’est assez !
L’état doit prendre ses responsabilités à cœur. Chaque jour qui passe est un clou qui s’enfonce un peu plus dans les nerfs des usagers de transports en commun.

Les conducteurs de taxis, taxis bus privés, d’une part, et des bus Transco, d’autre part, font souffrir la population. On ne parle même pas des taxis-motos ! Ceux-là ont des prix fous.

Les premiers dictent leur loi avec une hausse injustifiée des tarifs sous le regard impuissant et, on va finir par y croire, complice de l’hôtel de ville et de la police nationale congolaise, les autres, ne respectent plus de servir certaines lignes comme couvrir la distance réglementaire du parcours indiqué.

Un bus Transco, pour le même trajet effectué en une course le matin, le soir, il le couvre en deux à trois courses. C’est à croire qu’il n’y a plus des régulateurs dans cette entreprise qui mérite de revenir à la discipline de sa rigueur au lancement, sinon, mettons une croix dessus.
Et dire que le gouvernement venait, il y a quelques semaines, de renforcer sa participation dans le secteur des transports urbains privés et publics.
Qu’est-ce qui ne marche pas ?
Il ne faut pas oublier qu’à Kinshasa, les habitants dépensent plus, en transports, que ce qu’ils payent pour manger. Des fortunes se gaspillent chaque jour.

C’est inquiétant pour la population qui déplore, non seulement les embouteillages devenus des fidélités quotidiennes mais, il faut aussi endurer les caprices des transporteurs qui sont les rois et non leurs clients !

Décidément, tout est à l’envers, quant au respect des normes universelles, en république démocratique du Congo !
Une certaine opinion indexe l’absence manifeste de l’Etat dans le secteur de transport. l’État ordonne mais ne contrôle pas efficacement ses décisions !

Que font exactement le ministère national et celui provincial, avec tous les services y correspondants, face à ces difficultés permanentes ?
Si l’Etat congolais continue à se laisser narguer par les chauffeurs des transports qui intimident et font souffrir sa population, alors, le pire peut advenir.

N’est-ce pas que, dans le rapport des mouvements des biens et des personnes, la baisse des tarifs et la régularité des transports à bon marché, sont des éléments suffisants pour dynamiser le pouvoir d’achat de la population !
La rédaction
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