GENOCOST : Des décennies d’impunité à corriger pour le Dr Mukwege.
Humanitaire.
GENOCOST : Des décennies d’impunité à corriger pour le Dr Mukwege.
C’est plus qu’un cri d’alarme, c’est une plainte. C’est plus qu’un appel, c’est un rappel aux principes de l’humanité auxquels toutes les nations civilisées ont souscrit.

La république démocratique du Congo n’est pas une nation des extra-terrestres !

Le prix Nobel de la paix, le docteur Dénis Mukwege, n’est pas moins congolais que toutes les victimes, par millions, qui ont été assassinées ?

Lui-même, a-t-il fait remarqué à maintes reprises a été victime de tentatives d’assassinat !
C’est un témoin privilégié des différents épisodes meurtriers dont la chronique se ramène à la cérémonie du GENOCOST dans la ville-martyre de Kisangani.

Solidaire à ce recueillement pour les malheureux et malheureuses compatriotes disparus tragiquement, durant des décennies criminelles, il a clairement émis son point de vue face à cette cruelle injustice sur la mémoire de tous ces défunts.

Cette injustice, il la justifie dans la sombre vérité que la plupart des bourreaux et commanditaires des exactions de ce génocide sont vivants, en liberté publique et totale, même que certains sont dans l’appareil de l’état, occupant de hautes fonctions.

L’observation du Nobel de la paix à le retentissement de la conscience pour une justice presqu’immanente des dix commandements de DIEU en ce sens qu’il y est écrit : » Tu ne tueras point ton prochain ! » On s’étendrait, s’il le fallait, jusqu’à la rigueur du code d’Hammourabi: » Oeil pour oeil, dent pour dent ! »

Heureusement, la « Déclaration des Droits de l’homme » simplifie les choses avec la perception des crimes contre l’humanité et tous ses corollaires. La justice n’a qu’à faire son travail. Toutes les preuves documentaires, physiques et témoignages vivants sont disponibles pour lancer des procédures et conclure des pénalités.

L’émotion du ministre d’État, ministre de la justice et Garde des Sceaux, Me Constant Mutamba Tugunga, sur le site de la cérémonie du GENOCOST, en dit long, après l’audition de certains témoignages vivants terribles.

Le docteur Dénis Mukwege, tout en demandant aux congolais,en général, de se souvenir des souffrances endurées, il exige que des réparations pour les injustices passées, soient faites,en particulier.

» Il est temps de mettre fin à l’exploitation, à la souffrance, à l’humiliation et à l’injustice qu’endurent les congolais », a-t-il déclaré avec fermeté et colère.

La forte représentation des membres du gouvernement avec, en tête, Madame la première ministre, Judith Sumwina Tuluka, est un pas qui marque la reconnaissance officielle, au niveau national, du génocide congolais. Le génocide des congolais qui se chiffre à plus de 8 millions de morts, juste pour deux décennies, sans compter ceux des colonies, est de loin important que le nombre des victimes répertoriées dans certains pogroms.

Il convient que l’on lui dote, vu les caractères graves et réellement génocidaires qu’il présente, une légitimité internationale, à l’instar des 3 génocides reconnus par l’ONU : arménien, juif et rwandais, alors que d’autres massacres comme ceux des indiens Peaux-Rouges,… des congolais et plusieurs peuples africains demeurent encore vifs dans les consciences.

C’est dans le même élan de revendications que le réparateur des femmes et docteur de l’hôpital de panzi, au Sud-Kivu, Dénis Mukwege, a indexé les auteurs et l’ aspect fondamental dans les cycles déclencheurs de ce génocide, en ces termes :
“Les responsables étatiques et non étatiques du pillage des ressources de la RDC et des atrocités de masse doivent rendre des comptes”.


Pour terminer, le Dr Mukwege invite le pays, c’est-à-dire, le gouvernement, à instituer d’urgence des mécanismes pour permettre la transparence dans le commerce des minerais stratégiques.


Certaines complicités locales et haut-placées contribuent fortement à favoriser les manipulations des multinationales qui ont des responsabilités dans l’instabilité et ses dommages collatéraux sur les pauvres populations.

Cette sortie du docteur Dénis Mukwege a mis à nu la collusion de plusieurs intérêts nationaux et internationaux. Il s’agit d’un grand réseau de prédation avec des ramifications internes, dans le pays, et externes, dans les multinationales.


Leurs intérêts sont soutenus par des individus sur place, en RDC. Les connexions sont à l’origine de la création de multiples groupes armés au service des sociétés d’exploitation minière appartenant, celles-ci à des étrangers, celles-là à des compatriotes qui travaillent de mèche, même avec des ennemis de la république démocratique du Congo.

Tout ceci décrit et profile le tableau effroyable et maffieux des réseaux de contrebande et de trafic de ces exploitations minières dans une république sérieusement affectée à plusieurs niveaux des décisions.
La rédaction.
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