DAG HAMMARSKJÖLD: Un grand destin pour la paix et le monde face à la mort.
GRANDES FIGURES DE L’HISTOIRE DE LA RDC ET DE NOTRE PATRIMOINE.
Dag Hammarskjöld, descendant d’une grande lignée de la noblesse suédoise et héritier d’une des plus illustres familles qui a donné suite à des diplomates des siècles durant, fut né le 29 juillet 1905 à Jönköping en Suède et rencontra une mort dans le crash aérien de son avion, alors qu’il était, depuis 1953, le secrétaire général des Nations Unies. Cette fin tragique arriva alors qu’il était en déplacement d’Elisabethville( actuelle Lubumbashi) au Katanga, vers Ndola en Rhodésie du sud ( actuelle Zambie), le 18 septembre 1961.en Rhodésie du Nord (l’actuelle Zambie). Le prix Nobel de la paix lui fut décerné, à titre posthume, l’année même de sa mort.

Qu’est-ce qu’à été la vie de cet homme voué logiquement à un grand destin que la mort a brutalement arraché entre la RDC et la Zambie ?
Dag Hammarskjöld fut le fils du premier ministre de Suède, de 1914 à 1917, Hjalmar Hammarskjöld qui devint, par la suite, le président de la Fondation internationale qui décernait les prix Nobel de 1929 à 1947. Avec une telle filiation exceptionnellement promise à de grandes opportunités, Dag Hammarskjöld étudia le droit et l’économie aux universités d’ Uppsala et de Stockholm où, il devint professeur d’économie politique de 1933 à1947.

Entretemps, en 1936, il avait rejoint la fonction publique suédoise en tant que sous-secrétaire permanent au ministère des Finances avant de devenir le président du conseil d’administration de la Banque de Suède.
Cumulant sans peine les charges, en 1957, il travaille au ministère des Affaires étrangères pendant qu’en 1951, Dag Hammarskjöld fut désigné comme vice-président de la délégation suédoise à l’ Assemblée générale des Nations Unies. Il finit par devenir, 1 an après à peine, président de l’Assemblée générale de l’ONU en 1952.
Le 10 avril 1953, cinq mois après la démission du Norvégien Trygve Lie de son poste de secrétaire général, Dag Hammarskjöld fut élu Secrétaire Général de l’Assemblée générale des Nations Unies pour un mandat de cinq ans. En septembre 1957, il fut réélu pour un nouveau mandat de cinq ans.

Durant les premières années, il se préoccupa des combats et des menaces de combat au Moyen-Orient entre Israël et les États arabes . Lui et l’homme d’État canadien Lester Pearson ont participé à la résolution de la crise du Canal de Suez survenue en 1956 entre les Grandes Puissances dans le monde arabe. Dag Hammarskjöld a également joué un rôle de premier plan dans la crise de 1958 au Liban et en Jordanie, bref, il connaissait tous les dossiers encore naissants et terriblement compliqués de cette partie du monde qui semble condamnée à des tensions et drames permanents.
Puis, vint la crise qui suivit après l’indépendance du Congo belge devenu la République indépendante du Congo (aujourd’hui République démocratique du Congo ) le 30 juin 1960. Une guerre civile y avait éclaté peu de temps après. Dag Hammarskjöld y envoya une force de maintien de la paix de l’ONU pour réprimer la violence et, en septembre 1960, son action fut dénoncée par l’ Union soviétique qui exigea sa démission et que le poste de secrétaire général soit remplacé par un conseil d’administration de trois hommes (troïka) comprenant des représentants : des nations occidentales, communistes et neutres.

Alors que les États-Unis et l’Union soviétique soutenaient, chacun de son côté, avec la Guerre Froide, les différentes parties en conflit et rivalisaient pour influencer la région. A ce point, la crise du Congo était devenue carrément une extension de la guerre froide, au milieu des combats entre les soldats de la paix de l’ONU et les sécessionnistes dans la province riche en minéraux du Katanga.
Dag Hammarskjöld entreprit, en septembre 1961, une mission de paix auprès de Moïse Tshombe, président de la nouvelle sécession au Katanga qu’il avait déclaré indépendant, avec la bénédiction des Belges et des multinationales qui exploitaitaient les gisements miniers.
Déterminé de résoudre et d’aplanir les divergences au plus haut niveau, Dag Hammarskjöld fut cependant tué lorsque son avion s’écrasa, sans explication crédible jusqu’à aujourd’hui, alors qu’il approchait de Ndola, en Rhodésie du Nord (aujourd’hui Zambie ), pour sans doute poursuivre ses négociations avec cet autre pays grand producteur de cuivre comme le Congo.
Dans les décennies qui ont suivi la mort de Dag Hammarskjöld, la cause de l’accident a fait l’objet de nombreuses spéculations. Bien que deux enquêtes britanniques aient révélé une erreur de pilotage, beaucoup pensaient que l’avion avait été intentionnellement abattu, peut-être par des agents étrangers ou des intérêts miniers ayant soutenu la sécession du Katanga.
En 2017, l’ONU a nommé Mohamed Chande Othman, un juge tanzanien, chargé d’examiner l’accident. Le rapport d’enquêtes fut publié plus tard dans l’année. Bien qu’il n’ait pas pu parvenir à une conclusion définitive, Mohamed Chande Othman déclara qu’« il semble plausible qu’une attaque ou une menace externe ait pu être la cause de l’accident, que ce soit par le biais d’une attaque directe… ou en provoquant une distraction momentanée des pilotes. » entraînant une erreur de pilotage fatale lors de la descente de l’avion, fin de citation.
Pour l’histoire de celui dont le nom est, à ce jour, à Kinshasa, celui du baptême du pont sur le prolongement du boulevard du 30 juin, au tournant du boulevard Colonel Mondjimba d’Utexafrica, Dag Hammarskjöld fut un des grands acteurs de la crise congolaise.
D’autres sources ont affirmé que, vu que sa famille avait des intérêts importants dans les mines de cuivre au Chili et convoitait de s’investir au Congo d’où, Hammarskjöld cherchait à protéger la république démocratique du Congo, nouvellement indépendante, des ingérences de mercenaires blancs (surnommés les « Affreux ») recrutés par des sociétés minières appartenant à des belges, des américains et autres anglo-saxons, pour déstabiliser le pays. l’Union soviétique, déjà, hostile à son maintien au poste de secrétaire général de l’ONU, voyait mal son influence dans cette région où Patrice Emery Lumumba, son image idéologique, avait été cruellement trahi et assassiné par ceux même qui enflammaient le Congo.
En plus, les Casques bleus de l’ONU, destinés de combattre les Affreux mercenaires, avaient été envoyés par Dag Hammarskjöld.
Alors, Dag Hammarskjöld, se rendant le 18 septembre 1961 en Rhodésie du Nord pour participer à des accords pour un cessez-le-feu, n’arrangeait, pas du tout, plusieurs intérêts divergents et opposés! Et son aéronef qui s’écrase dans la savane tropicale du Congo sans qu’aucun indice, sur le mauvais temps ou à partir d’une défaillance technique pusse déterminer l’origine ou la cause d’un accident !?
Ce crash, officiellement, est classé comme un accident de pilotage. Cette version est encore contestée par l’ONU qui a reconnu en 2017 qu’il ne s’agissait pas d’un accident.
Plusieurs théories circulent encore sur les circonstances et commanditaires de l’attentat contre le deuxième secrétaire général des Nations Unies de l’histoire, tué entre la république démocratique du Congo et la Zambie.
La rédaction.( Condensé des archives historiques)
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