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Conflit foncier entre Magho Dawuli contre 100 personnes : l’affaire renvoyée au 4 décembre prochain au TGI Gombe.

Conflit foncier entre Magho Dawuli contre 100 personnes : l’affaire renvoyée au 4 décembre prochain au TGI Gombe.

Justice.

Ce n’est pas encore l’épilogue dans le procès qui oppose Magho Dawuli à plus de 100 personnes chassées de leurs maisons, sur le site Mungul Diaka dans la commune de Mont-Ngafula, partie Ouest de la ville de Kinshasa. Le prétendu liquidateur Magho, dont la paternité est contestée, s’était arrogé le droit grâce à un faux jugement pour chasser des gens de leurs parcelles régulièrement achetées chez le liquidateur de la famille Mungul Diaka, Dada.

IMG-20241127-WA0059 Conflit foncier entre Magho Dawuli contre 100 personnes : l’affaire renvoyée au 4 décembre prochain au TGI Gombe.


Après 10 ans des procédures, c’est le mercredi 20 novembre dernier que l’affaire a repris au Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe, TGI, sous RPA 1523. L’affaire a été renvoyée au mercredi 4 décembre prochain à 10 h. Raison. Le tribunal a souhaité que l’on fasse la relecture de toute l’affaire depuis 2012 jusqu’à ce jour, question d’avoir une idée sur ce qui s’était passé. Dans cette affaire, la partie demanderesse avait trainé en justice Magho Dawuli pour occupation illégale.

IMG-20241127-WA0056 Conflit foncier entre Magho Dawuli contre 100 personnes : l’affaire renvoyée au 4 décembre prochain au TGI Gombe.

Rappel des faits:
Cette affaire remonte après la prise du pouvoir par le président Laurent Désiré Kabila en 1997. Revenant de l’Egypte et très proche du général Baramoto, le colonel Dawuli, par surcroit magistrat militaire à la Cour d’ordre, va se refugier avec toute sa famille dans la concession d’alors de l’ancien premier ministre et gouverneur de la ville de Kinshasa, et vont y rester pendant au moins cinq ans, apprend-t-on.
En 1999, Mungul Diaka meurt, la première femme va donner à Dawuli 2 hectares de terres, pour avoir gardé sa concession contre l’assaut du nouveau régime. La 2ème femme qui avait aussi des hectares de terre, va donner 1,5 hectare à un autre militaire, Jacques Ilunga, qui vivait au camp Kokolo, pour le même motif, dans le même coin, d’autant plus que Mungul Diaka avait dans l’ensemble plus de 80 hectares.
L’acte de cession date du 23 aout 2006, c’est-à-dire que les deux militaires à la base des troubles des jouissances sur les sites Mungul Diaka sont arrivés tard par rapport aux occupants, qui ont acheté en bonne et due forme leurs parcelles, nous confie une source proche du dossier.

Maisons-detruites Conflit foncier entre Magho Dawuli contre 100 personnes : l’affaire renvoyée au 4 décembre prochain au TGI Gombe.
Maisons démolies à Kinshasa (archives)

Falsification des actes de cession
Devant les juges, les avocats de la partie demanderesse (occupants du site), avaient démontré noir sur blanc que Magho et Adèle avaient falsifié leurs actes de cession, respectivement pour de 2 à 20 hectares et de 1,5 à 15 hectares. C’est cette falsification des actes de cession qui permit à Magho d’établir un faux jugement avec la complicité de certains juges sous sa solde, afin d’avoir la qualité de liquidateur, pour bien ravir des parcelles des gens, plus de 100 personnes.

IMG-20210828-WA0073 Conflit foncier entre Magho Dawuli contre 100 personnes : l’affaire renvoyée au 4 décembre prochain au TGI Gombe.


Le comble c’est ce que Magho fixait l’affaire au tribunal sans que la partie adverse ne soit signifiée, et cela avait comme conséquence leur condamnation. Heureusement, qu’un appel avait été fait pour balayer d’un revers de la main toutes ces allégations.
Magho accusait la famille Mungul de n’avoir pas un liquidateur pour vendre la terre aux 100 occupants. Faux, la famille avait déjà choisit Dada comme liquidateur, rétorque un membre de la famille Mungul Diaka. Avec la reprise des audiences la population victime de cette injustice, espère rentrer dans leurs droits.

Rodriguez Kikamba. ( Pour Olympus médias RDC).

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