Cessez-le-feu a l’Est de la RDC : Joao Lourenço active et rassure la RDC.
Politique régionale.
Cessez-le-feu a l’Est de la RDC : Joao Lourenço active et rassure la RDC.
La visite éclair du président angolais et médiateur de l’Union Africaine pour la crise à l’Est de la république démocratique du Congo agressée par le Rwanda, sous couvert de groupes armés, est en phase de cessation des hostilités sur le terrain, pour une durée encore consensuelle, entre les principaux concernés, à savoir : La république démocratique du Congo et le Rwanda.

Joao Lourenço, en venant se concerter avec le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a commencé par Kigali où il y était comme invité à l’investiture de Paul Kagame pour un 4ème mandat au pouvoir dans son pays.

C’est donc, porteur des assurances du président rwandais que le médiateur angolais s’est exprimé face à son homologue congolais.

Cependant, l’entrée en vigueur du fameux cessez-le-feu décrété est déjà émaillée d’irrégularités graves à peine dès son annonce, il y a plus d’une semaine. Certains territoires ont été conquis par les soldats rwandais soutenant les milices rebelles de l’Alliance du Fleuve Congo, AFC, et le M23, lesquelles déclarent n’être pas concernées par cette trêve des combats.

Ce n’est pas un jeu où un théâtre de faux semblants. Il s’agit d’un conflit armé responsable de milliers de victimes mortes, déplacées et en précarité humanitaire. Tout le monde sait la connivence de ces mouvements militaires avec certains voisins.
Il convient que les choses soient claires et précises quant au rôle clé du président rwandais dont la versatilité est proverbiale lorsqu’il s’agit de promettre et d’agir sur le terrain des hostilités.

Si le médiateur rêve, c’est son droit, d’une résolution pacifique du conflit entre les deux pays, via les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, il est préférable de bien définir la nature des visées des agresseurs. D’une part, il s’agirait des revendications d’une soi-disant minorité et, d’autre part, il est réclamé le redécoupage des frontières tracées à l’issue de l’incontournable Conférence de Berlin.
Ce qui blesse est que les descendants des titulaires du partage de la région des grands lacs existent et connaissent toutes les vérités y concernant or, il y en a qui font mine de rien, les aveugles et sourds aux folles prétentions du Rwanda. Seule la Belgique a haussé le ton, sur le plan diplomatique qui s’est, d’ailleurs, détérioré avec le Rwanda.

Des sources renseignent qu’au Rwanda, l’occupation des territoires congolais par les rebelles, avec l’appui de l’armée rwandaise, est une Croisade PATRIOTIQUE en vue de reconstruire la nation dans les proportions et limites à gagner, de gré ou de force. Ce qui est très dangereux dans l’esprit et la conscience des agresseurs qui n’arrêteront jamais de guerroyer contre la RDC tant que les espaces et objectifs escomptés ne seront pas acquis.

La RDC est un pays, vu les défis pour son émergence, qui souhaite ardemment la paix alors que la plupart de ses voisins exploitent la stratégie des guerres larvées et d’usure pour venir à bout de ses résistances. Les frustrations des congolais sont au comble du supportable. Même qu’un extrémisme prend de l’ampleur quant à en découdre une fois pour toutes.
Renforcer les mécanismes, respecter les trêves et signer la paix, oui mais, avec quel agresseur, motivé par quels arguments et entendements du conflit réel. Les désaccords sont-ils réconciliables? Pour combien de temps ?
Au regard des faits observés et de plusieurs éléments analysés, on devrait revenir sur les origines de ce conflit dans le temps pour remonter à des pistes de résolution nombreux conflits patents et intérêts latents.
C’est désagréable d’entendre les propos inattendus des rebelles et du président rwandais dans les médias étrangers et, par la suite, d’apprendre qu’ils veulent la paix, avec qui et comment ? C’est une sorte de vouloir une chose et son contraire ! Des positions ambiguës qui révèlent beaucoup de zones d’ombre.

Que veulent effectivement les leaders rebelles, c’est-à-dire du M23 et de l’AFC, chacun de son côté mis ensemble et, que veux le président rwandais, de son côté ?

La médiation devrait y travailler pour entrevoir, on ne sait jamais, des dessous à faire pâlir n’importe quel pacificateur déterminé.

Et puis, une dernière préoccupation : Que veulent, dans tout ça, les puissances occidentales ?
La rédaction.
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