Catastrophe à Ilebo. Le port Francqui en feu
Province du Kasaï.
Catastrophe à Ilebo. Le port Francqui en feu.
C’est depuis le jeudi 25 juillet, aux heures entre 20 à 21 heures, que les premières manifestations de l’incendie ont été remarquées sur les quais et débarcadère du port d’Ilebo ex port Francqui de légende coloniale.


L’alerte générale donnée, des efforts de partout se sont associés pour tenter de restreindre et vaincre les flammes qui se sont, malheureusement, étendues vers les entrepôts. Les dégâts sont incalculables pour les opérateurs économiques de toute la région d’Ilebo et pour certaines infrastructures portuaires en partie endommagées par le feu.

La Société Nationale des Chemins de fer du Congo, SNCC, responsable du port d’Ilebo, se voit frappée à son premier et plus grand port qui est, en république démocratique du Congo, le second après celui de Matadi.
Les dommages collatéraux sont énormes. L’incendie a résisté jusqu’à ce matin à 6 heures, par-ci par-là avec beaucoup de chance qu’il soit complètement maîtrisé dans peu. Des caniveaux sont en feu, l’atmosphère est perturbée, le moral de la population Kasaïenne est en berne avec cet atout logistique pour la relance économique de leur espace.
Il faut noter que les premiers indices des enquêtes révèlent que cet incendie serait dû à l’explosion des fûts de carburant stockés dans un entrepôt du port. Ce qui a entraîné, dans la propagation du feu, la perte des conteneurs de la société Afrifood qui étaient à proximité.
La menace qui hantait que les installations de la société pétrolière SEP-Congo soient touchées est à écarter depuis que le service anti-incendie a pu limiter les rayons de cet incendie qui suscite beaucoup d’interrogations et mérite aussi beaucoup d’interpellations à plusieurs niveaux de la province et du pouvoir central quant à la modernisation de telles infrastructures portuaires.

Pour le cas du port d’Ilebo, terminus de la ligne ferroviaire qui part des environs de la frontière zambienne, au Katanga, en passant par Lubumbashi, connectée à d’autres embranchements vers Lobito en Angola, à partir du Lualaba, vers Kalemie en face du port de Kigoma en Tanzanie et Kalundu à Uvira et le Burundi, passe par Kamina, Kaniama, Mwene Ditu, Tshimbulu, Kaponde, Kananga, avant de s’arrêter au site de l’incendie du 25 juillet dans la soirée.

Pour ceux qui ont compris, ce grave sinistre ouvre et démontre des grandes marges d’erreurs de stratégie commerciale commises par notre pays qui n’accorde pas assez d’investissements dans ce secteur des transports et des commerces. Un vrai dynamisme managérial, porté sur la modernisation de l’outil et les infrastructures, s’impose pour le développement de plusieurs provinces qui bénéficient, grâce aux axes de la SNCC d’innombrables opportunités et ressources pour booster l’impulsion qui manque et fait défaut au niveau des personnes censées et capables d’opérer des miracles économiques, seulement avec une connexion stable et sécurisée de tous les ports cités et points nommés ci-haut. Si l’Etat s’attelle à le faire, les congolais très entreprenants accompliront le reste.

L’économie nationale en dépend.
Il faut réhabiliter tous les ports congolais en commençant par les plus stratégiques, cela, depuis l’époque coloniale lorsque le port Francqui rivalisait avec celui d’Anvers, en Belgique et celui de Hambourg, en Allemagne.

Sinon, les actions de petite envergure ne font que l’effet d’une courte joie.
Entre autres, le port d’Ilebo est le trait de liaison entre Kinshasa et Ilebo, c’est aussi le terminus des bateaux qui naviguent sur les cours d’eaux environnants.
Des études initiées par la Banque Africaine de Développement, Bad, seraient déjà très avancées pour le projet de connecter aussi, la ville de Kinshasa à Ilebo par rails et les travaux sont estimées à la bagatelle de 400 millions de dollars américains pour leur réalisation salutaire.

D’un côté, n’eût été le service anti incendie de la SEP qui s’est activée pour éteindre le feu, le foyer incendiaire aurait pu causer de pertes plus importantes. Fort heureusement, aucune perte en vies humaines n’est arrivée au bilan des dégâts.

Conclusion pour rappel de premier ordre : Ilebo est un endroit stratégique pour la RDC. C’est la voie intérieure d’évacuation de nos minerais malheureusement abandonnée au profit des voies externes pour des raisons qu’on peut imaginer. C’est la dernière gare du chemin de fer qui part de Lumbashi et c’est le dernier port de la voie fluviale lorsque le bateau part de kinshasa. Il est au carrefour de voies de communication. Ce port etait l’épine dorsal de l’économie congolaise. A partir d’Ilebo on peut désenclaver le Grand Kasai et le Grand Bandundu. Ilebo viabilisait les deux grandes sociétés congolaises: SNCC ET ONATRA.
Nous en profitons pour lancer un cri d’alarme au Président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour réhabiliter ce port qui a fait la fierté de la République Démocratique du Congo et demeure disponible, si pas capable de relever ses défis, une fois, relancé.
La rédaction.
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