Nations Unies: La RDC présidera, pour 1 an, aux rênes du Conseil de Sécurité dès ce mois de juillet 2026.
Le prestige est indéniable pour la chronique de l’actualité internationale. La présidence du Conseil de Sécurité des Nations Unies va passer sous la responsabilité de la République démocratique du Congo, cela, dès la prochaine session des débats prévue pour la fin de ce mois de juillet 2026.

Félix Tshisekedi, à qui l’on doit ce tour de force diplomatique, compte bien se servir de cette tribune opportune pour transmettre aisément toutes les préoccupations qui relèvent de sa gestion d’un pays, longtemps victime de nombreuses prédations multisectorielles. Si c’est une nouveauté pour les générations actuelles, il convient de rappeler que notre pays, à l’époque du Zaire, voilà plus de 30 ans, eût à présider le Conseil de sécurité. Le contexte n’était pas le même mais, la question de souveraineté nationale se posait.

C’est pour cette raison que le président Tshisekedi reste déterminé à ce que son pays ne soit plus réduit à un pays continuellement victime des affres des guerres successives imposées à ses populations et des pillages systématisés de ses ressources. Cette position, aux commandes des débats du Conseil de Sécurité devra se capitaliser, selon le gouvernement congolais, à dénoncer et condamner à haute voix la déstabilisation orchestrée par plusieurs membres de la Communauté internationale en complicité avec des voisins bien connus de la RDC, cas spécifique du Rwanda de Paul Kagame.


D’aucuns estiment que cette présidence rotative est une aubaine pour la RDC qui doit exploiter sans réserve cette position exceptionnellement avantageuse pour revendiquer ses droits et donner de la voix face à de multiples injustices et à un mutisme international quasi scandaleux sur le drame humanitaire que subit la RDC depuis plus de trois décennies. Avec cela, le saccage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo ne doit plus être poursuivis et banalisés derrière des sanctions de façade et diplomatiques. Il est temps que les potentialités et ressources locales servent aux intérêts des premiers ayant droit : les populations et communautés autochtones afin de dynamiser et produire un véritable essor de développement intégral.

Pour y arriver, déclare le président Tshisekedi, la Justice doit assumer toutes ses responsabilités contre les crimes en tous genres perpétrés sur le sol congolais depuis plus de 30 ans. Sans cela, une paix durable et effective ne sera possible. Pour la société civile, cette présidence tournante est réelle une opportunité pour faire entendre la voix de la RDC à travers le monde, permettre de vendre son image au niveau international et, aussi mettre en œuvre tout ce qu’il faut que la guerre finisse.

Pour sa part, Justicia Asbl, une ONG de défense des droits de l’homme en RDC, émet des réserves : « La crédibilité internationale d’un État repose essentiellement sur la cohérence entre les positions qu’il défend à l’Onu et les politiques qu’il met en œuvre activement chez lui. Sans cette combinaison, je crois que la RDC risque de faire une présidence tournante sans aucun impact. Mais il ne faudrait pas non plus trop fixer de grandes priorités parce que la RDC n’a qu’un mandat au cours duquel elle n’a aucun pouvoir décisionnel sur les autres Etats. »
A titre d’information, la RDC a déjà occupé cette responsabilité à deux reprises, de 1982 à 1983 et de 1990 à 1991.
Olympus médias RDC.
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