Société.La dot à ce jour.
La Communauté famille chrétienne (CFC-ASBL) en partenariat avec l’Université Catholique du Congo (CCU), sous et l’égide de la Cenco ( Conférence épiscopale nationale du Congo), ont organisé, pendant 5 jours très instructifs, la 3ème édition du symposium de Kinshasa sur la famille, sur le thème opportun : ‹‹La processus du mariage en RDC››.
L’Université catholique du Congo (UCC) dans la commune de Limete, a servi de cadre pour ces échanges d’une portée sociale et culturelle de premier ordre.
Tout le monde est concerné par les différentes thématiques qui ont été abordées par d’ éminents intervenants, notamment les professeurs des universités de la RDC;
Le cas du Pr Achille Bundjoko qui a centré son exposé sur ‹‹la fixation de la dote: décalage entre exigences culturelles et celles vécues dans les milieux urbains ››.
Le brillant professeur a fait savoir que ceux qui aspirent au mariage se retrouvent souvent devant un blocage pour payer la dot, exigence coutumière qui les empêche parfois d’atteindre leurs objectifs. Si la dot paraît comme un fait anodin, alors que cela a un impact significatif dans la société, il convient de la légiférer pour harmoniser sa fixation et enrayer la dérive actuelle des dots familiales selon les tribus.
La société congolaise dans nos milieux urbains n’ est plus la même d’il y a 25 à 50 ans
Les communautés ont également traversé beaucoup de situations qui ont entraînées de sérieuses mutations dans les us et coutumes au point de créer de nouvelles mentalités et pratiques matrimoniales.
C’est ainsi que le Professeur Achille Bundjoko a évoqué la nécessité de mettre en place des organes de régulation devant amener vers des assises normatives qui seront accompagnées des sanctions.
« Si la dot concerne tout le monde, c’est parce qu’elle est une marque d’honneur envers la belle famille et prouve à suffisance la capacité de l’homme à prendre en charge sa future famille », telle est l’observation de Mme Viviane Mandemvo, qui a déploré, pour sa part d’intervention, le dérapage observé dans la fixation de la dot qui, selon elle, est consécutive à la situation socio-économique du pays. L’intervenante a plaidé que les familles ne vendent pas leurs filles en fixant une dote exagérée car celle-ci est avant tout symbolique, honorifique mais pas commerciale.
Plus loin, quant à l’évolution de ce paramètre matrimonial, les statistiques démontrent que la situation de la dot, depuis la révision du code de la famille en 2016, est sensiblement en nette poussée vers le point culminant de l’intolérable qui est,en fait, aussi à la base du bas niveau de l’institution du mariage.
Pour Me Darius Tshey, quelques réformes, dont la révision en 2016 du code de la famille, ont apporté des innovations, notamment l’adaptation des textes aux exigences du temps et de la société modernes mais, entretemps cette réforme n’est pas ressentie au sein de la société suite à une pesanteur culturelle.
Les congolais et les congolaises ne lisent pas. Pour ce faire, il est indispensable d’engager une formation publique des couches sociales pour que celles-ci s’investissent dans la culture des valeurs éthiques universelles et objectives.
‹‹L ‘Afrique ne connaît pas la même situation que l’Europe, mais elle doit prendre au sérieux la menace qui plane sur elle, en lançant une mobilisation générale, en associant également les dialogues œcuméniques ››, a souligné le Pr Matthieu Musua Mimbari, aumônier de la communauté ‹‹Famille chrétienne ››, dans son intervention centrée sur ‹‹Les unions libres et leur impact sur la situation de la famille ››.
Pour monsieur l’Abbé Musua, l’église doit utiliser des armes spirituelles. C’est important, notamment avec l’évangélisation afin de barrer la route à tout dérapage et antivaleurs morales
Pour le Pr Katubadi Célestin qui a exposé sur: ‹‹Les mass média pour la stabilisation et la promotion de la famille ››, la nécessité de promouvoir la famille à travers les médias en lui accordant une place de choix afin de bâtir une société forte s’impose absolument puisque les médias doivent faire de l’avenir de la famille leur mission. Tous les organes de presse écrite et audiovisuelle doivent publier des articles et reportages axés sur les liens familiaux, l’amour, le partage, la communion et autres”.
Enfin, ce troisième symposium de la famille, organisé du 15 au 19 avril dernier, a tenu ses promesses.
Il intervenait en marge de la célébration du 40ème anniversaire de la Communauté famille chrétienne.
La rédaction.
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