SG UDPS : Kabuya, j’y suis et j’y resterai jusqu’au bout !
Politique nationale.
SG UDPS : Kabuya, j’y suis et j’y resterai jusqu’au bout !
C’est l’orage qui s’abat sur le parti du Leader Maximo dont le combat, dans l’opposition, a marqué tout le monde. Par contre, celui du pouvoir, échappe totalement à ses héritiers qui pataugent dans la délation et la zizanie.

Il veut y mourir et en mourir, s’il le faut ! Augustin Kabuya Tshilumba est Secrétaire général et entend le rester quoiqu’il advienne et contre la volonté, même du plus grand nombre.

Déjà, il figure, pour les annales du parti, comme celui qui aura le plus résisté avant de quitter le poste stratégique de secrétaire général, encore faut-il qu’il parte !


Quelques heures seulement après sa suspension pour les 6 mois accordés à son intérimaire, l’homme de la 10ème rue a réagi verbalement et en acte qui prouve qu’il y est et y reste.

Deogracias Bizumu Balola et ses compères devront préparer leurs armes pour se prévaloir de leur mesure. L’intérim prétendu a été annulé par celui qu’ils ont cru déposer.

Il a d’abord rejeté cette mesure de sa suspension par la Convention Démocratique du Parti, CDP-UDPS, en affirmant qu’il avait été question d’une honteuse mise en scène organisée par tous ceux qui espéraient des postes mais, qui n’étaient pas servis. Ensuite, qualifiant de distraction de mauvais goût, la Convention démocratique du parti, CDP-UDPS, a, selon Augustin Kabuya, par cette initiative-là, violé délibérément les dispositions prévues dans l’article 30 du Statut de l’UDPS, parti cher à Félix Tshisekedi, le Président de la République.

Enfin, pour démontrer sa légitimité, il a nommé d’autres animateurs pour une commission chargée d’identification des membres de la Convention Démocratique du Parti, CDP qu’il entend rénover, lui, en tant que seule Autorité habilitée à le faire. C’est dire que la CDP qui l’a suspendu est, à son tour, dissoute par lui!
C’est une réponse du berger à la bergère !

A ce stade, c’est la confusion totale qui s’installe dans le parti cher à l’illustre modèle: Étienne Tshisekedi Wa Mulumba qui doit se retourner dans sa tombe !

Le temps est grave pour cette formation tombée dans le désordre public.
L’élu de Mont-Amba a invité la base du parti à ne pas céder à la manipulation et à rester soudée derrière le Chef de l’Etat afin de le pousser à réussir son second mandat aux enjeux considérables. Il s’est exprimé, en ces termes :
«Moi, je suis l’un des rédacteurs du statut de l’UDPS. L’article 30 de notre statut désigne les composants qui constituent la Convention démocratique. Ce n’est pas le mercenariat que vous avez vu. La première composante est composée des députés nationaux et des sénateurs élus sur la liste du parti. Nous avons au moins cent cinquante députés. Je dois vous montrer, noir sur blanc, comment est-ce que nos frères-là ont fait la honte. Il y a aussi des ministres et des mandataires, qui sont dans la deuxième composante. Si nous les prenons ensemble, ça peut nous amener à nonante-cinq personnes. Et si nous prenons les députés et sénateurs que nous avons, plus les ministres et les mandataires, ça nous donne deux-cent vingt-huit. Il y a aussi la troisième composante, qui est la présidence du parti, les présidents des comités fédéraux, dans l’ensemble ça fait cinq cent nonante-trois personnes. Prenons seulement la salle de la Sainte-Anne n’a même pas la capacité de Cinq-Cents personnes. Juste en regardant les visages que j’avais vus à la télévision, c’est le jour et la nuit. Il n’y avait rien de sérieux. Ces gens étaient allés plutôt pour faire leur théâtre. Et je vous demande de ne pas le reconnaître. Ce n’est ni statutaire ni légal. C’est une honte pour le parti. Vous ne pouvez pas suivre de pareilles bêtises pour humilier le combat d’Étienne Tshisekedi. S’il faut attaquer cette décision en justice, je vais le faire ».
Fin de citation.

C’est un bras-de-fer qui s’engage et se durcit entre un secrétaire général et une Convention Démocratique du Parti. Le premier refuse de céder à ce qu’il juge comme la parodie d’une structure du parti qui ne jure que par son départ.

Pour ceux qui croyaient en avoir fini avec Augustin Kabuya Tshilumba, ils sont très loin d’avoir réussi leur coup car, selon toute vraisemblance, il ne va pas s’incliner et c’est mal le connaître, a-t-il prévenu en promettant d’aller, s’il le faut, en justice pour imposer respect et dignité devant toute initiative contraire à la volonté du Président Félix Tshisekedi qui apparaît, à ce niveau, comme le dernier recours pour liquider ce dossier très gênant pour lui et le premier parti présidentiel en voie de perdre toute sa réputation.

Comme nous l’avons évoqué, Augustin Kabuya Tshilumba a procédé, par une décision datée du lundi 12 août, à la création d’une commission d’identification des membres de la CDP -Convention démocratique du parti-.


D’après le SG, cette commission composée de onze animateurs et de sept membres du bureau, aura pour but de permettre à la Convention démocratique réorganisée comme un organe de concertation, de fonctionner normalement et d’organiser régulièrement ses sessions pour la législature 2023-2028.
Les onze animateurs nommés se présentent comme suit :
- Godefroy Stanislas TSHIMANGA wa MUNTUABO
- Jean TEZO NKIA-NSI
- Gisèle MBWASIEM MBIUNG
- Jean-Pierre DIKOMA KITENGE
- Idrissa AFANI MANGALA
- Annie MABOYA DAMANZO
- Clément BARUTI LIMBAYA
- Freddy MUSAMBIA
- Josée ASUKA EMINA
- Serkas KASANDA KADIESA
- Prince KAMALA MUHINDO.

Fort de ces appuis dans les instances du parti historique, à plusieurs niveaux de l’autorité suprême qui est le chef de l’État, le président intérimaire du parti et secrétaire général, Augustin Kabuya Tshilumba, considère que toutes les dispositions antérieures s’annulent à l’entrée en vigueur des nouvelles.
Qui, du secrétaire général Kabuya ou de la Convention Démocratique du Parti CDP-UDPS, aura finalement le dernier mot ?
Affaire à suivre !
La rédaction.
Share this content:



Laisser un commentaire