Santé mentale et morale : 9 attitudes à revoir pour la barre des personnes de 60 ans et plus.
Santé mentale et morale : 9 attitudes à revoir pour la barre des 60 ans et plus.
L’âge qui avance est doublement compris entre la chute des sens et le désespoir de la fin pour beaucoup de personnes âgées, particulièrement, celles ayant atteint la soixantaine et plus.

C’est une grosse erreur que de se laisser aller à cette tendance qui pousse vers l’abandon de soi et le stress permanent.
Une étude psychologique française a établi des habitudes susceptibles d’impacter positivement ou négativement la santé morale des personnes de cette catégorie d’âges avancés pour des effets bénéfiques sur l’endurance physique.

Il en ressort 9 attitudes courantes. Selon son analyse, il est possible de vieillir dans la joie de vivre sa vie finissante en adoptant des réglages à ces attitudes capables de détacher vos sentiments de tous les tracas habituels et contraintes inhérentes en milieu social où les échanges et rencontres sont difficiles à ignorer.
-Dire oui à tout.
-Chercher l’approbation des autres.
-Vivre dans les regrets.
-Vouloir tout contrôler.
-Se comparer aux autres.
-Négliger son corps.
-Éviter les conversations difficiles.
-Accumuler pour accumuler.
-Prétendre tout savoir.

C’est ainsi que la plupart des ennuis que rencontrent les personnes âgées relèvent de la peine et des difficultés à changer d’attitude et de façon de voir des choses que l’on a, depuis sa tendre enfance, expérimenté or, les hommes doivent changer mais, pas nécessairement les choses !
1. Dire oui à tout :
C’est de vouloir faire plaisir en permanence à toutes les requêtes. Cela épuise, quel que soit l’âge. Or, plus les années passent, plus notre énergie devient précieuse. Ceux qui vieillissent sereinement ont appris cette valeur de savoir qu’accepter quelque chose qui ne leur convient pas revient à dire non à ce qui compte vraiment pour eux. Cela vous engage dans des responsabilités superflues, des obligations sociales forcées, et les « oui » par culpabilité qui empiétent sur la tranquillité ordinaire. Ce comportement traduit une intelligence émotionnelle plus affinée. La conscience de soi et la capacité à poser des limites saines sont des signes d’équilibre intérieur.
2. Chercher l’approbation des autres:
Ici, il s’agit d’une attitude qui démontre la conservation de sa propre autodétermination (agir pour soi) pour se satisfaire et plaire aux autres.
C’est une erreur de comportement car, s’il est vrai qu’à certains moments de la vie, l’opinion des autres semble essentielle : collègues, amis, réseaux sociaux…, la vérité est que les véritables personnes les plus épanouies, avec l’âge, comprennent très vite ou progressivement la vanité de ce besoin de validation.
La valeur intrinsèque ne dépend pas du regard extérieur puisque la confiance personnelle provient de sa propre estime et non des applaudissements.
En abandonnant cette habitude, on gagne en liberté pour agir suivant ce qui semble juste pour vous et pas pour plaire aux autres.
3. Vivre dans les regrets:
Revenir au passé est un recours à deux sens souvent adverses : La joie et la tristesse. Les personnes âgées heureuses ne se laissent pas hanter par le passé. Elles ignorent les souvenirs douloureux ou le remords, pas parce qu’elles ont oublié ou endurci leur cœur, ce qu’elles ont choisi de ne plus s’y attacher.
Ressasser les erreurs n’en change pas les conséquences. C’est à l’usage subtil du pardon – envers elles-mêmes et les autres – qu’elles vivent dans le présent.
« Garder ses regrets, c’est comme transporter une valise trop lourde. À un moment, on comprend que ça freine plus que ça n’aide. »
De plus le pardon est fortement associé à une meilleure santé mentale et à moins de stress, ce qui aide à lâcher prise sur les regrets passés.
- Vouloir tout contrôler : Avec l’âge vient la sagesse de comprendre que tout ne dépend pas de nous. Les personnes qui vieillissent avec joie ne cherchent plus à maîtriser chaque détail de leur vie.
Elles acceptent l’incertitude avec plus de sérénité. Que ce soit face aux choix de leurs enfants, aux avancées technologiques ou aux aléas de la santé, elles ont appris à lâcher prise sur ce qu’elles ne peuvent pas changer, afin de mieux se concentrer sur la manière dont elles y réagissent.
Cette attitude rejoint les enseignements de la pleine conscience : la souffrance diminue lorsque l’on cesse de résister à ce qui est.
- Se comparer aux autres :
Cette attitude établit que la comparaison sociale constante diminue le bonheur, tandis que la reserve améliore la satisfaction de vie.
La comparaison vole la joie qui doit se partager. Elle exclut la tolérance et empoisonne les rapports humains dans une concurrence.
Les personnes âgées épanouies ne comparent plus leur vie à celle des autres. Elles ne se soucient plus de savoir si un ami a une retraite plus aisée, si un voisin voyage davantage, ou si un cousin paraît plus jeune. Elles ont bien compris que chaque parcours est unique.
Plutôt que de rivaliser, elles vivent avec acceptation et gratitude.
6. Négliger son corps:
Prendre soin de soi est un bon signe en lieu et place de se négliger comme la plupart des personnes âgées le font. Continuer à bien s’habiller, à se laver, se parfumer, à bouger, constituent les plus beaux changements d’état d’esprit observé chez les personnes âgées rayonnantes. Ça permet de laisser derrière soi les régimes stricts, les idéaux de beauté perdue, de faner, de la fatalité mentale du vieillissement qui fait penser que c’est fini et condamné. À la place, il faut marcher chaque jour, s’étirer, bien se nourrir, écouter les besoins de repos.
Bouger ne signifie pas punir son corps avec des exercices essoufflants mais pour en prendre soin. Et il ne faut pas s’interroger où se demander de la sorte : » Est-ce que je vais bien ? À quoi est-ce que je ressemble ? Comment est-ce que je me sens ? Pourquoi est-ce je ne me sens plus comme avant ? Est-ce bien pour mon âge ?
- Éviter les conversations difficiles :
Éviter les affrontements orageux et intimes. Les personnes âgées ne doivent pas seulement éviter trop les conflits à tout prix mais, il est possible de les fuir ou réduire leur impact en apprenant à, d’une part, à garder silence face à eux et, d’autre part, à pouvoir s’exprimer et réagir lorsque quelque chose touche ou blesse parce qu’il ne faut pas tout encaisser. L’âge attribue beaucoup de recul dans la façon de considérer les choses. Les faits visibles et cachés sont mieux compris et ressentis avec plus de clarté, de calme et de sincérité, sans agressivité et avec plus d’empathie qu’avant. Ainsi donc, la sincérité demeure l’unique expression à faire usage pour s’adresser à leur partenaire, pour faire part d’une déception à un ami ou de résoudre un vieux malentendu familial. Plutôt la franchise que les faux-semblants qui trompent avec la fausse paix qui se tient au-dessus des rancunes tenaces.
8. Accumuler pour accumuler:
Certaines personnes âgées deviennent encore plus attachées aux biens matériels avec le temps. Ce matérialisme excessif justifie une mauvais-être psychologique. Quelque part, cette personne regrette de vieillir pour la plupart car, elle a de la peine à comprendre que les réalités ont changé d’époque pour elle et sa nature. Le bonheur doit-être plus simple sinon, le goût effréné du matériel conduit à plus d’énergie et d’engagement nuisibles pour la santé. Posséder plus n’apporte pas nécessairement plus de bonheur. Les personnes qui vieillissent bien adoptent souvent une forme de simplicité choisie.
Elles désencombrent leur vie et leur esprit. Elles privilégient les expériences à la qualité des vertus à exploiter davantage. Elles ne courent plus après les dernières tendances. Elles s’interrogent sur ce qui a réellement de la valeur pour elles.
Cela ne veut pas dire qu’elles renoncent au confort ou au beau. Cela veut simplement dire qu’elles consomment en conscience, sans chercher à combler un vide. « La retraite, c’est à peu près être riche de libertés et de sérénité dans un milieu ou il résonne plus de rires familiers que de bruits inconnus ».
- Prétendre tout savoir:
La prétention de savoir plus que les plus jeunes ne doit pas dérouter la sagesse des personnes de 60, 70 ou 80 ans à continuer à apprendre, à poser des questions, à essayer de nouvelles choses et rire d’elles-mêmes quand elles se trompent.
Bref, vieillir avec joie, ce n’est pas atteindre un sommet de certitudes, c’est rester curieux jusqu’au bout de cette vie qui surprend toujours. Restez débutant pour apprendre à jouer, danser, découvrir, utiliser une application ou s’orienter dans des relations qui évoluent.
En psychologie, cela s’appelle un état d’esprit vif de croissance. Et c’est un puissant moteur de vitalité à 60 ans et plus. Cela favorise la résilience et le bien-être, quel que soit l’âge.
Conclusion : Lâcher prise avec joie pour demeurer heureux après 60 ans sans s’accrocher trop au présent et laisser le passé vous retenir à ce qu’il est temps de laisser derrière soi.

Et si vous n’avez pas encore franchi le cap des 60 ans, ces enseignements restent tout aussi précieux. Il n’est jamais trop tôt pour vivre avec plus de légèreté et d’authenticité.
Alors, posez-vous cette question simple :
Quelle habitude êtes-vous prêt à laisser derrière vous, dès aujourd’hui ?
Olympus médias RDC.( Ouest France.)
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