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S.O.S pour la réhabilitation expresse de la RN4 à l’est.

S.O.S pour la réhabilitation expresse de la RN4 à l’est.

Infrastructures et grands travaux de génie.

La Route Nationale numéro 4, cordon de la circulation des engins, des biens et des personnes pour les provinces du Nord- est, se dégrade et tombe aux oubliettes depuis le lancement des travaux de sa réhabilitation en grande fanfare il y a déjà un peu de temps . Aujourd’hui, ce projet crucial pour l’axe économique de toute la région du Nord à l’est du pays, allant de Beni- Butembo-Kasindi- Ituri… jusqu’à la Tshopo, est en train de plomber tous les efforts de relance des affaires locales. L’abandon manifeste des travaux dénote de l’inconscience coupable de certaines autorités. Il convient de rappeler qu’à l’époque du régime précédent, seulement 60 km de la RN4 avaient été asphaltés, en partant de Beni jusqu’au-delà de Luna.

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Plusieurs voix protestent en exprimant leur grande indignation face à la banalisation du vaste projet d’asphaltage de la RN4.
Le mieux, selon les natifs de la région que cet axe routier qui traverse plusieurs agglomérations et entités, serait de réorganiser les tâches et de planifier les urgences en assignant des délais à échéance butoir imparti des pénalités aux entreprises responsabilisées et des demandes d’explication aux autorités des secteurs.

La R.N. 4, cette route reliant Kisangani à Beni sur 741 km, est depuis des décennies en terre battue. La circulation y est difficile , surtout en période des pluies fréquentes. Cet état lamentable de l’infrastructure pose des contraintes à tous les commerces.

Et les conséquences dûes à ces embarras routiers causent des hausses exorbitantes des coûts dont celui du transport et des valeurs marchandes. Les usagers de cette infrastructure routière incomplète sont témoins de nombreux spectacles et scènes des centaines de véhicules, chargés de marchandises et de carburant, qui demeurent bloqués sur cette artère, en stationnement forcé, au péril des vies des voyageurs qui passent des nuits entières dans des conditions inhumaines, tout simplement parce que la voie est embourbée, ensablée, inondée et rompue à certains kilomètres.
Le pire à craindre est le phénomène des répercussions généralisées que l’on redoute. Par exemple, il existe des projets d’envergure qui bénéficient du soutien financier de la Banque mondiale et divers organismes qui ne tiennent pas toujours compte des dépassements ou circonstances inattendues ne relevant pas de leur volonté.

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Ainsi, les difficultés de mouvements entraînent le ralentissement dangereux des activités et des actions engagées alors que les fonds de dollars américains ont été débloqués. C’est à dire que le gouvernement central et les provinces concernées devraient ensemble appuyer là célérité et l’efficacité des travaux et chantiers en cours.
A l’heure des exigences et defis dûs aux engagements , résolutions et perspectives des blocs sous-régionaux, c’est un impératif pour le pays d’aménager les réseaux de communication et de circulation pour pouvoir réussir les paris d’un réel développement durable et fiable au profit immédiat des populations.
Dès sources affirment que l’enveloppe attribuée à ces travaux a été fixé à 400 millions de dollars USD et que deux entreprises étrangères, la chinoise SINO-HYDRO et la libanaise TABET, travaillent respectivement depuis Beni et Kisangani, avec pour point de jonction la cité de Bafwasende, chef-lieu du territoire du même nom au pk262.
Tout au début des premiers travaux,les témoignages rapportent l’espoir suscité après le commencement de la réhabilitation lorsque , déjà, la circulation sur la RN4 était devenue fluide. Les conducteurs pouvaient y rouler aisément, réalisant le trajet Kisangani-Beni en moins de 6 heures.
Son état actuel nécessite des réinvestissements considérables pour sa réhabilitation. Bien que sollicitée à maintes reprises pour financer son asphaltage , la Banque mondiale a toujours refusé. Cependant, cette institution de Bretton Woods est désormais prête à soutenir sa réhabilitation en tant que route non goudronnée.

Plaidoyer indispensable.

Lors d’une audience accordée au caucus des députés nationaux de la Tshopo, le gouvernement de coalition FCC-CACH, sous la direction de Monsieur Sylvestre Ilunga Ilunkamba, l’asphaltage de la RN4 avait été discuté et confié au député national, André Ipakala Abeiye Mobiko, élu du territoire de Bafwasende par ses pairs, étant donné sa connaissance de cette route ainsi que de son expérience sur les difficultés endurées depuis des années.

Dans son plaidoyer, André Ipakala Abeiye Mobiko a souligné le paradoxe des routes en République Démocratique du Congo (RDC) en se demandant pourquoi des routes comme celle de Matadi, entre Kinshasa et le chef-lieu de la province du Kongo Central (RN1) et, de Kasumbalesa dans le Haut-Katanga, étaient asphaltées, bien qu’elles se trouvent dans des zones moins pluvieuses??!!
Ce dossier a été transmis au successeur, M. Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge que le député national ( à l’époque) André Ipakala, a régulièrement rencontré pour lui faire part des informations transmises à son prédécesseur par le caucus des députés nationaux de la Tshopo.

Le gouvernement n’est pas resté inactif. Il a entrepris un lobbying pour trouver un partenaire financier pour l’asphaltage de la RN4. Cette démarche a porté ses fruits, car un Accord-cadre a été signé le 26 novembre 2022 à Kinshasa entre le gouvernement congolais, représenté par le ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, et l’entreprise chinoise China Communication Construction Company LTD (CCCC), en vue de l’asphaltage et de la modernisation de la RN4.

Les travaux sont estimés à près de 1,4 milliard USD, avec une participation chinoise de 85% et congolaise de 15%. La durée prévue est de 4 ans.

Selon les informations obtenues par André Ipakala auprès du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, le gouvernement congolais a déjà versé 30 millions USD en garantie exigée par le partenaire chinois pour permettre à la Banque chinoise de débloquer les fonds nécessaires au début des travaux. Ces travaux devaient initialement commencer avant la campagne électorale des élections générales de décembre 2023, comme annoncé par le président de la République, M. Félix-Antoine Tshesekedi Tshilombo, alors candidat à sa propre réélection.

Impliqué dans le suivi des négociations entre le gouvernement congolais et l’entreprise chinoise CCCC LTD, le député national honoraire André Ipakala, également candidat au poste de sénateur, souligne que le coût de l’asphaltage de la RN4 sera supporté par ses utilisateurs. Ainsi, cinq postes de péage seront érigés entre Kisangani et Beni pour permettre à la partie chinoise de recouvrer ses dépenses. En tant que représentant du territoire de Bafwasende à la Chambre basse du Parlement pour la législature 2019-2023 et candidat sénateur de la province de la Tshopo, dont les élections se dérouleront le 29 avril prochain, il en appelle aux Bureaux Techniques de Contrôle à effectuer leur travail de manière adéquate pour que l’ouvrage réalisé par les Chinois soit conforme aux normes requises. Parallèlement, la société civile est encouragée à jouer son rôle de contrôle citoyen, étant donné que l’argent investi provient des contribuables congolais.

Dénonciation

Le candidat sénateur actuellement en visite à Kisangani exprime son indignation face à la manière dont la cérémonie de lancement des travaux d’asphaltage de la RN4 a été minimisée. Pour André Ipakala Abeiye Mobiko, cet événement, qui aurait dû être grandiose, s’est déroulé presque en secret au pk13, à la bifurcation de l’axe routier menant à l’aéroport international de Bangboka et au poste de péage en construction sur la RN4, le dimanche 18 février 2024.
La délégation dirigée par le ministre sortant des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, M. Alexis Gisaro, est arrivée à Kisangani discrètement pour une cérémonie expéditive avant de repartir vers Kinshasa.

Il considère que la cérémonie a été précipitée, ternissant ainsi l’image de ce projet historique, d’autant plus que plus de deux mois plus tard, les travaux n’ont toujours pas commencé. Les équipements de génie civil de l’entreprise CCCC LTD n’ont même pas encore quitté Nairobi, au Kenya, pour rejoindre la RD Congo, notamment Kisangani. Dans les provinces directement concernées par la RN4, telles que le Haut-Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, la Tshopo et le Bas-Uélé, les populations sont de plus en plus impatientes de voir ce projet relancé, au nom du chef de l’état, bénéficie, tel que lui-même l’a dit tout récemment, d’un oeil très regardant et sévère sur la qualité des infrastructures à livrer au peuple.
La rédaction.

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