Révision de la Constitution : Confusion, fixation et question.
Politique nationale.
Qu’est-ce qui se cache derrière cette option républicaine ?
Le débat politique autour de l’éventuelle révision de certains articles de la Constitution démontre, fort malheureusement, le niveau de la conscience politique de la plupart des congolais et congolaises.

Tout l’intérêt et l’attention que l’opinion publique y accorde scandalise et attriste la majorité populaire qui comprend que pour l’élite congolaise, il y a bien plus d’urgence à résoudre les défis politiques que sociaux. A cette allure, aucun espoir pour le peuple et nos institutions en prise avec une telle attitude qui frise l’inconscience de plusieurs responsables politiques et intellectuels.

Ce genre de débat illustre parfaitement le drame qui endeuille la République démocratique du Congo depuis l’Indépendance : Celui de tourner en rond !

Oui! Les politiciens et intellectuels congolais font plus de bruit que de travail. Leurs conflits d’intérêts personnels transparaissent dans leurs positions politiques et règlements de comptes particuliers. C’est ça qui fait honte et réduit leur dignité.

Ils se chamaillent pour une question pas au moment où il le faut, pas à l’occasion qui se doit, parce qu’il y a des inquiétudes publiques et sociales auxquelles il requiert des réponses directes et rapides.


C’est la confusion, le Meli mélo, la charrue avant les boeufs, la récréation avant les cours, les vacances avant les études ! Rien qu’avec les états généraux de la justice on saisit à quel point les congolais aiment les bruits. Les interventions, pour la plupart, font comme s’il s’agissait d’une question étrangère à leur quotidien or, c’est une méchante réalité que la maladie de notre Justice détruite par nous-mêmes !

Changer continuellement la Constitution, pour l’adapter au contexte local qui évolue est un exercice qui s’impose mais, est-ce l’urgence nationale ?
La grande confusion que l’on observe nous amène à dire que les politiques congolais n’ont qu’un seul agenda: L’ambition personnelle. La conscience de la continuité et de la complémentarité est fondamentalement et volontairement bannie dans la tête comme une fixation maladive sur l’intérêt particulier.

A force de vouloir tout obtenir, sans aucune répartie, il faut recadrer à sa dimension. Ainsi, le syndrome congolais s’inscrit sur le fait que chacun veut tailler sa mesure en retranchant sur ce qui existe. En RDC, on ne complète pas ceux qui ont précédés, on les corrige. On ne reconnaît pas le travail rendu par les prédécesseurs. Chacun, dans l’option de se valoriser, annule les actions précédentes pour lancer les siennes, ainsi sur les décombres des uns on érige des fondations qui seront les ruines des autres à venir, comme si tout ce qui précède est mauvais !

Les mentalités locales doivent évoluer vers la positivité au lieu de devoir détruire ce que les autres ont fait ou font pour se valoir.
Faut-il absolument marcher sur les autres pour grimper ?!

Voilà !
Mettons-nous sur une véritable longueur d’ondes pour communier les avis et aplanir les divergences sans freiner la marche de la nation vers un avenir plus sérieux. L’échec de la classe politique, actuellement, s’apparente aux malheurs de tout un peuple et à des nombreuses générations sacrifiées!
La rédaction.
Share this content:



Laisser un commentaire