RDC: les détournements s’amplifient autour des projets de Félix Tshisekedi
Un nouveau scandale financier est en passe d’être mis au grand jour du public depuis que l’inspection générale des finances, IGF, a ouvert une procédure en adressant une correspondance à l’ex Vice-premier ministre, Ministre de l’intérieur, Me Peter Kazadi.Il s’agit, particulièrement du projet déjà en cours de finalisation sur la délivrance de la nouvelle carte d’identité congolaise attendu depuis les années 1984. Nous savons que l’opération a été confié à l’Office National de l’Identification de la Population (ONIP) en fin mai 2024.Même qu’une lueur d’espoir a traversé la population heureuse de recevoir, enfin, cette pièce citoyenne qui fait défaut depuis maintenant, près de 40 ans! Incroyable pour un pays comme la RDC en butte à des sérieux problèmes de souveraineté nationale ! Plus encore, dans certaines communes pilotes de Kinshasa la capitale,en attendant le reste du pays, l’opération de livraison avait démarré mais, aujourd’hui, brusquement, elle s’est carrément stoppée!Pourquoi ?!Eh ! Ben!

A partir d’une note d’observation de L’Inspection Générale des Finances (IGF), datée du 07 juin 2024 courant, destinée au Vice-premier Ministre et Ministre sortant de l’Intérieur Peter Kazadi Kankonde, qui a alerté sur certaines éventualités de malversations et détournements. On évoque qu’un sordide montage financier, sur le contrat de production de la carte d’identité signé entre l’ONIP et la société AFRITECH/IDEMIA a été découvert, cela, au détriment de l’Etat congolais. Les premiers indices font état d’une fuite de fonds d’un montant global de 697 millions de dollars américains sur 104 millions de dollars américains d’apport de l’Etat congolais.
Avec 20 millions de dollars américains déjà disponibilisés, la société productrice des nouvelles cartes d’identité sensée apporter 593 millions de dollars américains n’en a, jusqu’alors, fait preuve d’ aucune assurance.C’est cette puce à l’oreille de l’IGF qui a déclenchée tout le remue ménage qui prend des allures de manœuvres pilotées à certains niveaux de responsabilités.L’IGF, entretemps, a perçu de nombreuses irrégularités dans le chef d’AFRITECH/IDEMIA. Cet holding, paraît-il, étranger, semble ne pas disposer de ressources nécessaires et escomptées pour financer sa participation dans le projet cher au Chef de l’État dont l’ombrage d’une telle affaire serait vraiment contre-productif pour un démarrage de second mandat. Sur les documents de procédure, le contrat de l’état et ce groupement étranger, prévoit que « l’Etat congolais fournisse à ce prestataire une garantie devant lui permettre de lever les fonds auprès des banques commerciales ». Cette garantie porterait sur « la séquestration des avoirs de la Banque Centrale du Congo (BCC) par la banque commerciale prêteuse », une opération qui « tombe dans l’illégalité, voire dans l’impossibilité », pour l’IGF qui l’a constaté avec inquiétude pour le trésor public.Parmi d’autres détails suspects, c’est une manie en RDC : La surfacturation !Le cout total de cette opération est jugé surfacturé en ce qui concerne particulièrement la construction des infrastructures immobilières du projet évaluées à USD 444 millions. La durée prévue du contrat pour 20 ans de partage des produits du projet (USD 2 Milliards) dont 60 % au bénéfice d’AFRITECH/IDEMIA, 20 % pour l’Etat congolais et 20 % pour le remboursement de la dette ne se justifie pas, étant donné la nullité de l’apport de AFRITECH/IDEMIA qui reste conditionné par la garantie de l’Etat commanditaire, la RDC. Mafia étrangère avec des complicités locales.

La trame des tours de passe-passe va se profiler lorsque la firme française IDEMIA/France, contactée par l’IGF, ne reconnait pas sa participation à ce projet de cartes d’identité en RD Congo mais, affirme que la Société AFRITECH est un client qui pourra s’approvisionner auprès d’elle en équipement. Étrange et curieux !De ceci, simple déduction à tirer que la dénomination utilisée dans ce projet AFRITECH/IDEMIA est une » USURPATION « de patronyme organisée par des escrocs avec des congolais pour voler le trésor public. Les éléments attestant qu’un détournement existe et que, pour ce projet, 20 Millions de dollars ont déjà été décaissés par le Trésor Public mais, jusque là, d’après nos sources, non encore utilisés, en attendant les réponse satisfaisantes auxdites observations de l’IGF. Comment peut-on chercher à rouler tout un état souverain, reconnu par la communauté internationale, avec l’usage d’un faux au sujet d’une société étrangère qui a pignon sur rue !?Quelle audace effrontée ! Pire, lorsque l’on apprend que les soi-disant propriétaires étrangers de la société AFRITECH sont les mêmes qui sont impliqués dans le dossier forages et lampadaires qui vaut des ennuis à l’ancien Ministre des Finances Nicolas Kazadi Nzuji! Toile d’araignée ou cour damnée, autour du président dans l’administration congolaise !?Pour rappel, le vendredi 30 juin 2023, conscient de marquer l’histoire et d’accomplir un voeu des Congolais, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait reçu à Kinshasa, le premier modèle de la nouvelle Carte d’Identité nationale délivrée par l’Office National pour l’Identification de la Population (ONIP). C’est un sabotage qui mérite de vraies sanctions.Au nouveau Garde des Sceaux, Me Constant Mutamba Tugunga, de faire ses preuves.
Guy ILUNGA KABAMBA
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