RDC : « Jeunes filles en situation nécessitant des mesures de protection »: Thierry Kasongo, un profil recherché pour aider FATSHI
RDC : « Jeunes filles en situation nécessitant des mesures de protection »: Thierry Kasongo, un profil recherché pour aider FATSHI
Ancien référent des enfants soldats, ancien éducateur social en charge d’identification, documentation, tracing familial, médiation, réinsertion, suivi et évaluation des enfants vivants la rue, Expert en communication sur la question des enfants nécessitant des mesures de protection, formateur des pairs educateurs et journaliste de profession, Thierry Kasongo Muyumba a répondu à quelques questions de la presse à l’occasion de la journée internationale de la jeune fille.

D’abord, etant technicien du secteur protection, promotion et défense des droits de l’enfant, il s’est dit disponible pour aider le chef de l’Etat et le gouvernement à trouver des solutions durables et urgentes à la situation des enfants et des jeunes filles dans la rue, sur la rue, dans les milieux ouverts, dans les mines, dans les groupes armés, ceux non accompagnés et autres en situation particulièrement difficiles.

Cet acteur au développement, a donné son point de vu à l’occasion de la célébration ce 11 octobre 2024, de la journée internationale de la jeune fille célébrée, à travers le monde. Une occasion pour le Master Coach du Parlement Francophone pour Adolescents APF et Ambassadeur spécial pour les droits de l’enfant de révéler que la situation de la jeune fille reste préoccupantes en RDC.

il salue cependant, quelques avancées significatives enregistrées en République Démocratique du Congo en termes de l’application des droits de l’enfant, notamment la mise pour l’instalation des tribunaux pour enfant. Voilà pourquoi, il rend des hommages merités au Chef de l’Etat, Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la gratuité de l’éducation et à sa chère épouse, la distinguée première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi pour avoir imprimé la bourse excellentia. Tout ceci en faveur de l’enfant, particulièrement de la jeune fille qui doit être compétitive pour l’équilibre genre dans les institutions de la République.

Thierry Kasongo Muyumba pense que la RDC a des instruments juridiques nécessaires pour protéger la jeune fille. Malheureusement, le Ministère des affaires sociales et celui du genre s’occupent plus de la journée consacrée à la femme et aussi des victimes des incendies, inondations, nauvrages et feu de brousse etc et pourtant, des jeunes filles sont exploitées abusivement dans la rue, dans les mines et dans les centres philanthropiques à travers le pays et la plupart ne savent ni lire ni écrire. Il rappelle par ailleurs, que la République Démocratique du Congo dispose de plus de 250 centres des métiers pour les filles en situation difficiles et plus de 10.000 travailleurs sociaux qui bénéficient régulièrement de l’appui financier du gouvernement.

Des filles de moins de 15 ans sont visibles dans les boites et espaces de biere. Et personne ne dit mot.
Qui va s’occuper de cet aspect? Des petites filles sont victimes des violences sexuelles et autres formes de violences.
Pourquoi tout cela ! Notre pays dispose les instruments juridiques pour proteger ces enfants, il s’agit notamment,.de la Constitution, la Convention relative aux Droits de l’Enfant, la loi portant protection de l’enfant, la loi sur le Genre, la loi sur les violences sexuelles, les résolutions de Maputo etc.

Ceci fait appel au tribunal pour enfants et le juge pour enfants qui devront jouer un rôle important pour traquer et placer les auteurs des viols loin de la société comme le fait le ministre d’Etat de la justice Constant Mutamba.

Cet ancien référent des enfants soldats au bureau international catholique de l’enfance BICE CONGO, Thierry Kasongo Muyumba estime que la dot a une grande valeur dans notre société. Elle désigne dans le langage courant l’apport de biens donnés par le fiancé, au patrimoine de la famille de sa fiancée. Elle accompagne le mariage dans de nombreuses cultures. Il peut s’agir d’un geste pour reconnaitre que la fille était bien encadrée par sa maman. Il s’agit d’un pagne, une chèvre ou un costume donné à Papa pour l’encourager à rester vigilants face aux filles de sa famille.

Pour Thierry Kasongo Muyumba un enfant est plusque l’or, le diamant, le coltan et même l’argent. D’où, il estime que les études de la fille, reste un atout majeur dans la vie de cette dernière qui doit entrer au mariage avec un backroud requis pour aider son mari, si non son avenir sera gâché si le mari n’est pas capable de la prendre en charge soit lorsque le mari n’est plus !

Voila pourquoi, il invite les parents d’envoyer les filles à l’ecole pour eviter le pire demain. Pour Thierry Kasongo Muyumba, après 30, 25, 15, 10 ans de mariage, aucune famille africaine peut présenter un symbole de la dot reçue lors du mariage coutumier. Sur ce, il pense que le diplôme a une valeur de plus car une tête bien faite est un tresor caché pour le bénéficiaire, sa famille, sa communauté et sa nation.

Ce travailleur social de formation exige cependant, l’application de la loi portant protection de l’enfant pour que les auteurs des violences sur la petite fille soit traqués et arrêtés.

C’est dans ce contexte qu’il a évoqué l’enquête de la CE4 ZONE AFRIQUE et le Parlement Francophone pour Adolescents qui revelent que le taux des filles meres est tres élevé à Masina, Kimbanseke, Monkali, Matete, Ngaba et surtout Makala y compris à Katuba, Kenya, Ndesha, Katoka, Lisala, Tshamundenda, Kasulo, Mbuji-Mayi et Lodja. Thierry Kasongo Muyumba précise que les filles de moins de 17 ans sont grossesses et portent des bébés. Lorsque le bébé pleure, la maman pleure et le Papa pleure. Dans cette famille, personne ne peut réconforter l’autre car tous sont des enfants immatures.

La République doit changer la méthodologie pour que les auteurs subissent la rigueur de la loi. Il ne faut pas que le Ministère du Genre se fait voir seulement la journée internationale de la femme !
La rédaction.
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