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 » Qui est celui-là qui va m’interdire, moi, le Garant de la Nation, de faire cela? » ( Félix Tshisekedi Tshilombo). Analyse de Mr Junior Nyath, chercheur indépendant.

 » Qui est celui-là qui va m’interdire, moi, le Garant de la Nation, de faire cela? » ( Félix Tshisekedi Tshilombo). Analyse de Mr Junior Nyath, chercheur indépendant.

OPINIONS LIBRES ET CITOYENNES.

 » Qui est celui-là qui va m’interdire, moi, le Garant de la Nation, de faire cela? » ( Félix Tshisekedi Tshilombo). Analyse de Mr Junior Nyath, chercheur indépendant.

IMG-20241117-WA00091 " Qui est celui-là qui va m'interdire, moi, le Garant de la Nation, de faire cela?" ( Félix Tshisekedi Tshilombo). Analyse de Mr Junior Nyath, chercheur indépendant.

Les propos tenus par le Président Félix Tshisekedi, « Qui est celui-là qui va m’interdire, moi, le garant de la nation, de faire cela ? », soulèvent des préoccupations constitutionnelles majeures. Une analyse critique permet de mettre en évidence leur contradiction avec le principe fondamental de la souveraineté populaire, ancrée dans les normes constitutionnelles de la République démocratique du Congo.

IMG-20241118-WA0034 " Qui est celui-là qui va m'interdire, moi, le Garant de la Nation, de faire cela?" ( Félix Tshisekedi Tshilombo). Analyse de Mr Junior Nyath, chercheur indépendant.
  1. Souveraineté du peuple comme fondement de la Constitution

Selon l’article 5 de la Constitution de la RDC, « La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections et indirectement par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

Cette disposition consacre le peuple comme source unique de légitimité politique. Le Président de la République, bien qu’incarnant l’unité nationale (art. 69), agit en tant que délégataire de cette souveraineté et dans les limites strictes de la Constitution.

IMG-20241118-WA0033 " Qui est celui-là qui va m'interdire, moi, le Garant de la Nation, de faire cela?" ( Félix Tshisekedi Tshilombo). Analyse de Mr Junior Nyath, chercheur indépendant.

En revendiquant un pouvoir absolu sur une révision constitutionnelle, le Président semble dépasser les prérogatives qui lui sont conférées, mettant de côté le rôle central du peuple.

  1. Violation des mécanismes constitutionnels de révision

L’article 218 de la Constitution précise que la révision de certaines matières nécessite un référendum. De plus, l’article 220 interdit explicitement toute révision portant sur la nature républicaine de l’État, la forme démocratique de gouvernement, ou le nombre et la durée des mandats présidentiels.

IMG-20241117-WA00081 " Qui est celui-là qui va m'interdire, moi, le Garant de la Nation, de faire cela?" ( Félix Tshisekedi Tshilombo). Analyse de Mr Junior Nyath, chercheur indépendant.

Les propos du Président pourraient être interprétés comme une volonté de contourner ces mécanismes rigoureux. Cela soulève des inquiétudes quant à un possible exercice arbitraire du pouvoir.

  1. Risques d’un dévouement autoritaire

En déclarant « Qui est celui-là qui va m’interdire ? », le Président pourrait donner l’impression de se placer au-dessus des institutions et des normes qui limitent son pouvoir.

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Cette posture est en contradiction avec les principes d’un État de droit, où le pouvoir exécutif est subordonné à la Constitution.

Elle pourrait ouvrir la voie à un affaiblissement des contre-pouvoirs (Parlement, Cour constitutionnelle, société civile) et susciter des tensions politiques.

  1. Implications sur la légitimité démocratique

Un acte unilatéral de révision ou de modification de la Constitution sans consultation populaire ou sans respect des processus légaux minerait la confiance du peuple dans les institutions démocratiques.

Le recours exclusif au pouvoir présidentiel pour une révision pourrait être perçu comme une usurpation de la souveraineté populaire, provoquant une crise de légitimité.

Les propos de Félix Tshisekedi vont à l’encontre du principe selon lequel la souveraineté appartient au peuple. En revendiquant une autorité exclusive sur des questions constitutionnelles, il risque de violer les fondements de l’État démocratique, tels qu’établis dans la Constitution de la RDC. Une telle posture pourrait être interprétée comme une tentative de concentration du pouvoir, fragilisant ainsi les acquis démocratiques du pays.

J’aime mon pays le Congo, tout passe sauf le passé

Mr. Junior Nyath
( Analyste indépendant, chercheur en sciences juridiques et Droit public international.)

Olympus médias RDC.

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