Quelle térritoriale avec des Communales bloquées à la CENI ?
Politique nationale.
Quelle térritoriale avec des Communales bloquées à la CENI ?
C’est une injustice ou carrément, un sabotage prémédité qui s’apparente à la situation actuelle des institutions à la base qui peinent à s’organiser !
La CENI continue à se taire sur la suite y réservée et fait la sourde oreille à la grogne grandissante des concernés, depuis son aveu d’impuissance et d’incapacité à organiser les élections du dernier degré des entités territoriales décentralisées.

C’est un malaise pour la véritable démocratie que le pays voudrait incarner. Pour l’opinion publique, du moins ceux qui y comprenent la nécessité, il est impossible de prétendre à un développement intégral et structuré sans de solides entités territoriales.

Depuis les dernières élections, à l’époque du Zaïre de Mobutu, il n’a plus jamais été organisé des élections au degré des plus petites institutions, lesquelles sont continuellement dotées des responsables provenant des volontés et répartitions des partis politiques qui les nomment ou les désignent unilatéralement.

C’est un handicap qu’abandonner les communes au bon vouloir des leaders politiques dont les intérêts et visées sont loin du commun des administrés. Si à Kinshasa, la politisation des communes est visible, en province, c’est l’origine du dysfonctionnement de tous les services.

C’est inimaginable de se mettre à l’esprit que les bourgmestres répondent plus aux exigences du parti par reconnaissance, un peu plus au gouverneur, de peur d’ecoper une suspension mais, pas du tout, de la population sur laquelle leur autorité dépend réellement ! C’est presque le monde à l’envers.

Beaucoup d’espoirs perdus après que le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, avait promis de veiller personnellement à la tenue des élections municipales et communales. Aujourd’hui, la grogne enfle pour plusieurs raisons et vérités.

Le climat dans les services de ces entités pue la mauvaise gouvernance à outrance. Le clientélisme et l’impunité de certains responsables municipaux, véreux pour la plupart, laissent à désirer. Les bourgmestres font n’importe quoi et n’importe où dans leurs communes, comme des roitelets impénitents.


C’est en protestation de toutes ces revendications qu’un mouvement général, incluant tous les conseillers communaux de la RDC, prévoit de descendre dans la rue, le 15 août prochain, sur toute l’étendue de la république, pour attirer et éveiller l’attention de toute l’opinion publique, nationale et internationale, sur cette inconstitutionnalité instituée depuis l’aube de l’an 2000, après l’avènement de l’Afdl.

Des mémorandums seront déposés à plusieurs niveaux locaux et étrangers avec, pour exigences, plusieurs sujets dont : L’application et le respect de la loi organique portant organisation des Entités Territoriales Décentralisées, ETD, qui souffrent des nominations au lieu de passer par des élections régulières ; l’organisation, sans tarder, des élections des bourgmestres et leurs adjoints, des conseillers urbains qui éliront les maires des villes ; la prise en charge de nouvelles institutions communales, cela, conformément à la loi les régissant.

Entretemps, les conseillers communaux en postes déplorent plusieurs mois d’arriérés de salaires impayés par le gouvernement.
Bref, c’est la jungle et le chaos qui règnent au niveau des ETD de la RDC pendant que l’on projette la réhabilitation des 145 territoires. C’est assez paradoxal. Presque vouloir une chose et son contraire !

Conclusion. Pour un pays comme la RDC où la confusion et l’incurie bâttent le plein, on aurait dû commencer par le bas de la pyramide des institutions pour évoluer vers le sommet, question d’instaurer une hiérarchisation logique des responsabilités et compétences de la base des collectivités au sommet des institutions des pleins pouvoirs.

Les conséquences affreuses de la pyramide renversée sont notoires dans la population et, surtout, dans le fossé croissant davantage entre les gouvernants et les gouvernés, mal connectés par des intermédiaires vendus et inféodés aux plus riches qui leurs dictent des volontés, généralement, à l’encontre des pauvres administrés.

Il est encore temps de se rattraper.
La rédaction.
Share this content:



Laisser un commentaire