Quel pari pour le centre-ville de Kinshasa !
On a lu dans le journal français » Le parisien » comment le gouvernement envisageait d’améliorer la configuration de la plus célèbre avenue du monde : Les Champs-Élysées.
On se met à réfléchir comment réaménager certaines surfaces piétonnes et paysagères. Pour ce faire,
la plus belle avenue
du monde est régie par un Comité dit le comité de Champs-Élysées qui a présenté un vaste projet de rénovation
chiffré à 250 millions d’euros. Objectif à l’horizon 2030 :
gagner 10 000 m2.

En fait, l’ambition parisienne est d’accorder plus d’espace aux piétons et ouvrir plus de paysages pour de nouveaux kiosques
et contre-terrasses le long de l’avenue et dans l’environnement.
Cela devrait améliorer la promenade des passants, accroître leur sécurité et mettre en exergue une esthétique urbanistique.
Rappelons que toutes ces dispositions innovatrices relèvent des études déjà engagées par des cabinets d’expertise du domaine de l’urbanisme qui ont soumis leurs projets à la ville, autrement dit, l’hôtel de Ville.
Les financements déjà annoncés, la créa
tion du génie urbain des différents spécialistes est à prouver lequel proposera la meilleure maquette pour la transformation de la plus belle avenue du monde, à savoir, les Champs-Élysées.
Revenons à Kinshasa.
Regardons comment les projets de réaménagement de la capitale sont gérés. Dans l’opacité la plus totale. On apprend toujours quelque chose que lorsqu’il y a détournements.
Vraiment, à quand va-t-on revoir la ville qui ressemble à rien de tout ce que l’on espère. Les espaces piétons disparaissent, les parkings expropriés, les caniveaux continuellement bouchés et, dans l’air des artères, les relents des poubelles abandonnées, des flaques d’eaux usées et autres déchets.

L’immobilier explose en désordre sur le terrain. Des bâtiments sont érigés sans harmonie avec l’environnement naturel. Ce n’est pas beau pour la plupart des édifices qui n’impressionnent que sur le gigantisme. Les emprises de l’état sont envahies.
Un exemple.
La roue que l’on installe place de la gare est-elle vraiment à un lieu idéal ?
Qui ont été consulté pour ce projet ?
A combien se chiffre le coût de cet engin?
La circulation, tout autour de ce site qui risque de devenir plus fréquenté que d’habitude, ne va-t-elle pas devenir plus compliquée avec les manoeuvres des véhicules à ce terminus du boulevard du 30 juin ?
On vont parquer tous ceux qui viendront en voiture avec une famille sur le site ?
Bref, de véritables études du projet ont-elles été faites ? Vu la responsabilité de l’hôtel de Ville, ce projet a-t-il été soumis à l’examen parlementaire de l’assemblée provinciale ? Qu’est-ce qu’en a décidé l’assemblée provinciale de Kinshasa ?
Tellement de choses en désordre et mal conçues nous amènent à ce spectacle babelique que présente actuellement la ville de Kinshasa. Des structures récréatives inachevées à Limete alors que l’espace de la Fikin est spolié davantage, des pièces prévues pour les passerelles abandonnées à ciel ouvert, on ne sait si ceux qui en sont responsables se rendent compte de la gravité de cette situation !?
Il faut se prendre au sérieux !
On ne peut plus continuer de la sorte.
Même au Far West, il y avait des shérifs pour redresser les torts des hors-la-loi !
Le décor de la ville doit changer en prenant en compte tous les paramètres urbanistiques.
Les Égyptiens, pour information, ont décidé de créer une nouvelle capitale en raison du fait que Le Caire, la cité légendaire, était étouffée.
A quand va-t-on créer des nouvelles communes, de nouveaux sites d’habitation pour désengorger les 26 communes devenues invivables sur les plans de la voirie, de la gestion des déchets domestiques, de l’habitat, de la desserte en électricité comme celle en eau potable, de la circulation automobile en général ?
Il faut de vraies ambitions, de vrais projets ! Bannir les distractions sinon, tout sera perdu à jamais. Il n’y a plus d’espace au centre-ville de Kinshasa ! Tous les espaces verts sont vandalisés et lotis. La place Mandela, Royal, Banunu, tout le long du boulevard Lumumba à Limete, les alentours du Stade des Martyrs, saio…, des constructions et conceptions difformes qui ne respectent pas les mesures et proportions de l’environnement et de la nature des sols et sous-sols.
On sait que plusieurs érections dans la ville ont détruit de nombreux Collecteurs construits depuis les colonies et à la naissance de Léopoldville. Preuve, une petite pluie provoque des inondations surprenantes. Les eaux stagnent faute de pouvoir s’évacuer à quelques mètres du fleuve Congo, leur exutoire naturel.
Conclusion : Il faut arrêter de tuer l’environnement de Kinshasa !
Guy ILUNGA KABAMBA
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