Potentiel minier congolais : Bradage organisé ou gaspillage institutionnalisé?
Mines et État.
Potentiel minier congolais : Bradage organisé ou gaspillage institutionnalisé ?
La république démocratique du Congo est reconnue, dans le monde entier, comme un pays aux richesses naturelles fabuleuses et immenses mais, qui ne profitent pas à sa population qui croupit dans le sous-développement.

C’est un paradoxe tellement criant qui soulève directement beaucoup d’interrogations sur cette inégalité incompréhensible.

Qu’est-ce qui est à l’origine de cette injustice dans le partage de ces bénéfices ? Sans trop hésiter, on répondrait :
La mauvaise gouvernance. Les exemples sont légion quant à ce. Vu de cet angle désolant, on dénonce la légèreté et la corruption qui trône aux manettes de ceux qui gèrent ces secteurs d’activités minières juteuses.

A titre illustratif, la fameuse requête qui prouve l’affirmation de mauvaise gouvernance se résume à la nécessité de » revisiter tous les contrats miniers » en république démocratique du Congo! Voilà ! C’est là le vif du sujet.

Pas plus tard, la société civile de l’ex grand Katanga, la province qui possède le plus important foyer producteur en mines du pays, a fait état d’une cession disproportionnée des gisements à une entreprise chinoise par la Gecamines. La société civile katangaise affirme qu’au cours des derniers 4 ans d’exploitation minière, la Générale des Carrières et des Mines, GCM, aurait fait perdre au pays, 29.830.000 tonnes de Cathode de cuivre et 19.120.000 tonnes de Cobalt, pour la bagatelle d’environ 319 milliards de dollars américains, cela au profit d’entreprises étrangères.

S’agit-il tout simplement de manque à gagner pour le trésor public ou de l’exécution de manœuvres organisées, dans des multiples opérations mafieuses complices, pour piller le patrimoine naturel national?
Il est vrai que la république démocratique du Congo a rarement bénéficié de la part qui lui revient. C’est connu. Pourquoi ? L’opacité des accords conclus par des personnes qui veillent à en dissimuler les termes concrets. L’égoïsme, véritable motivation, laisse passer entretemps de nombreuses anomalies pratiques dans le cadre de l’expertise. C’est dire que cette manie de recouvrir les dossiers des voiles entraîne, par la suite, beaucoup d’indignation pour ceux qui mesurent la vraie dimension des intérêts communs.

Ce Bradage des richesses naturelles, par la légèreté du profit personnalisé et individualisé, cause d’énormes pertes et de préjudices à la nation entière, faute de traçabilité des transactions opérées dans la clandestinité et le secret des magouilles. Celui qui vole n’est pas exigeant dans la facturation de sa revente. Pour 1 ou 2 milliards de dollars acquis par un seul individu, 200 milliards échappent à l’état congolais. Ce Bradage est un gaspillage inadmissible et criminel qu’il faut bloquer et punir sévèrement. Faites la comparaison.


Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a conclu avec la Chine, en toute transparence des partenariats à la dimension des intérêts pour tout le pays. C’est louable mais, il faut faire attention avec les faiseurs d’embarras, pour qu’ils n’entravent pas tous les processus tellement ils sont mouillés, depuis des décennies, dans la cession, au rabais et pour leur propre avantage, des potentialités congolaises capables de satisfaire tout le monde à juste titre.

Il faut leur barrer le chemin sinon, c’est peine perdue. Tout le mal congolais est plus moral que technique. L’expertise existe. La sottise aussi. Dans tout ça, où est le problème pour corriger cette inadéquation structurelle ?

Réponse et conclusion. C’est une affaire d’hommes valables à responsabiliser tout en décourageant vivement les vrais méchants nuisibles.
La rédaction.
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