Nos diplomates renouent avec la galère.
Diplomatie.
Nos diplomates renouent avec la galère.
Les échos sur le traitement de nos diplomates à l’étranger ne donnent guère l’espoir du renouveau tant escompté pour redorer la réputation de la RDC.
On déplore le retour des arriérés dûs aux retards des transferts salariaux. Les diplomates en poste totaliseraient,
à ce jour, 5 mois d’impaiement.

Après l’euphorie de la normalisation, c’est donc un retour à la case de départ. La galère revient à la charge de ces hauts fonctionnaires internationaux qui représentent l’image et le crédit du pays.
Ce qui fait mal est que, dès que l’on décide d’apurer les arriérés, l’état n’aboutit jamais la procédure au point que d’autres arriérés prennent le relais de la part des salaires impayés. Tout cela, à cause d’un manque de régularité. Ce n’est pas automatique comme sous d’autres cieux !
Comment cela se passe-t-il en ce qui concerne les dispositions pour les émoluments des ambassades ?

un fonctionnaire des Affaires étrangères explique :
«
Les émoluments sont libérés trimestriellement. A l’heure actuelle, le 1er trimestre avait été libéré par le ministre des Finances Nicolas Kazadi. Maintenant, le 2ème trimestre, notamment avril, mai et juin, n’est pas encore passé. Entretemps, les diplomates ont entamé le 3ème trimestre ».
On croirait le remplissage des tonneaux de Danaé, à ce rythme enraillé d’interruptions.

Pour éviter que le scandale prenne de grosses proportions, Madame la
Première ministre, Judith Suminwa
Tuluka, est sollicitée pour apurer les dettes laissées par le gouverment
sortant en faveur des diplomates congolais en mission diplomatique à l’étranger. De là, à s’étonner que nos chancelleries sont menacées, le plus souvent, de déguerpissement où que certains ambassadeurs, c’est connu, ont été poussé à vendre les bâtiments des ambassades acquises, c’est à comprendre.

Le premier diplomate de la république démocratique du Congo, à savoir le
chef de l’Etat, devrait ne pas se laisser mal servir par ses collaborateurs chargés de gérer de telles urgences administratives. D’ailleurs, nous avons appris qu’une bagatelle d’au moins 80 millions de dollars américains, prévus pour l’amélioration des conditions dans nos ambassades, à travers le monde, se seraient volatilisés. Ceci a fuité des nombreux griefs retenus à charge du célèbre ministre des Finances sortant, Nicolas Kazadi Nzuji, qui semble avoir, à lui tout seul, commis des crimes financiers incalculables.

Au fait, qu’est-ce qui bloque dans cette situation désastreuse des arriérés des salaires et des frais de
loyer jusqu’à ceux de rapatriement de certains, en fin de mission, avec leurs familles ? Qu’est-ce qui bloque?
Une fois de plus, on accuse le même ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, encore lui, d’avoir gelé dans ses tiroirs le barème des diplomates qui avaient été adopté à l’Assemblée nationale en 2023.
On en finira jamais de tourner en rond, à cette allure !
La rédaction.
Share this content:



Laisser un commentaire