LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, LA PROTECTION DES FORETS TROPICALES, LA VALORISATION DES RESSOURCES NATURELLES EN RDC
ENVIRONNEMENT.
LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, LA PROTECTION DES FORETS TROPICALES, LA VALORISATION DES RESSOURCES NATURELLES EN RDC :
L’Armée du Salut reste très engagée pour ces projets environnementaux.
Partenaire de plusieurs confessions religieuses dans l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts en RDC, avec le C.N.R.P. et la CIME, l’Armée du Salut participe à toutes les impulsions décisives. Le Colonel Gracia MATONDO, représentant légal, Chef de territoire de l’Armée du Salut en RDC, a livré tout son entendement sur les préoccupations et attentes des confessions religieuses quant à la considération de toutes ses questions capitales pour la préservation de notre écosystème face aux enjeux climatiques de la planète.

INTERVIEW :
Olympus médias : Bonjour Révérend Colonel MATONDO.
Col. G.M. : Bonjour très cher journaliste.
OL. : Quelle est la compréhension de l’environnement à l’Armée du Salut ?
Col. G.M. : Chez nous à l’Armée du Salut, nous appelons ça : Eco-théologie ou la Théologie écologique car, c’est sur la terre où Dieu pose ses pieds donc, elle doit-être bien protégée. Tout ce qui se retrouve sur cette terre fait partie de la Création. Le Salut de l’Homme dépend de sa propre survie, également de la manière dont il gère durablement les ressources naturelles mises à sa disposition par le Créateur.
OL. : Quel rapport faites-vous entre la terre et les forêts ?
Col. G.M. : D’abord, on ne peut pas parler de la forêt sans parler de la terre. Et on ne peut parler de la terre arable sans qu’il y ait la forêt ! Donc, il y a ces deux théories qui se compénètrent. Cette terre créée par Dieu a produit la forêt, les savanes. Il y a cette corrélation que la terre fait partie du plan créateur de l’Eternel.
OL. : Etes-vous engagé dans la protection de l’environnement et de la forêt ?
Col. G.M. : Oui, aujourd’hui on parle plus de la gestion durable de nos forêts au lieu de nous limiter à la protection. L’Armée du Salut a été impliqué il y a de cela plusieurs années. Nous avons des expériences au Kongo central, dans le Bandundu, dans le Kasaï où l’apiculture a été comme une porte d’entrée pour parler de cette problématique-là. Aujourd’hui, on a des forêts protégées parce qu’il y a un intérêt économique avec l’apiculture, la production du miel. Et aussi, il y a des forêts qui ont été recréées en raison de ce même intérêt économique qui est la production du miel. De là, il surgit les champignons qui poussent abondamment maintenant. De là, encore, ce sont des variétés de chenilles disparues qui commencent à réapparaître. Tout en protégeant la forêt, on s’enrichit. La terre de notre pays regorge aussi des ressources naturelles qui font que nous sommes agressés. Il faut comprendre que la terre est un don de Dieu. C’est à nous de devoir préserver ces ressources naturelles.

OL. : Pourquoi vous êtes engagé dans ces cultures rares ?
Col. G. M. : Parce que nous sommes une main de Dieu qui nous tient responsables. Nous devons donc nous assumer pour cela. C’est un peu la continuité de la Création divine. L’homme assure cette continuité par la procréation. Il reproduit ce que l’Eternel avait créé.
OL. : Après la réunion de haut niveau de l’IRI-RDC dans le cadre du C.N.R.P. et la CIME avec les confessions religieuses dont vous faites partie, comment comptez-vous, pour sauver notre biodiversité, vous impliquer dans la lutte contre la déforestation, la lutte contre le changement climatique et pour les droits des peuples autochtones et les communautés riveraines ?
Col. G.M. : Maintenant, dans les forêts chez nous, il y a des populations qui ne vient que des ressources forestières. Les fameux peuples autochtones. Ces peuples sont menacés. Ils n’ont plus où vivre. Là, il y a un problème qui se pose. Dieu a créé cet environnement pour que ces peuples y vivent. Nous voulant leur imposer un autre style de vie, les déraciner de leur site naturel. Je crois que l’église est consciente que cette catégorie de la population reste vulnérable et qu’elle ne doit pas rester comme tel. Alors, on réfléchit sur ce qu’elle est capable de produire et de reproduire. Et nous, nous voyons comment on peut tirer de la forêt des ressources aussi pour les capitaliser dans l’ensemble de l’économie nationale.
OL. : Quel message pouvez-vous adresser aux fidèles Salutistes et à ceux des autres confessions religieuses ?
Col. G.M. : Aux fidèles de l’Armée du Salut ; j’aimerai ce qu’ils comprennent que la préservation et gestion durables de nos ressources naturelles font partie de notre doctrine salutiste et qu’ils doivent avoir des jardins fleuris, ils doivent planter des arbres et protéger ce qui existe ; aux autres communautés, nous devons lutter ensemble contre la destruction massive de nos forêts au profit des communautés internationales sinon, nous serons dépourvus au point de ne plus avoir rien. C’est une lutte commune.
OL. : On vous remercie Colonel Gracia MATONDO, représentant légal et chef de territoire l’Armée du Salut en RDC.
Col. G.M. : C’est moi qui vous remercie.
Propos recueillis par Guy ILUNGA KABAMBA.
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