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Les conflits sont des crises permanentes à plusieurs niveaux des institutions et dans la société

Les conflits sont des crises permanentes à plusieurs niveaux des institutions et dans la société

Dans l’intérêt de la paix sociale, ACCORD, un organisme panafricain orienté dans la promotion de la construction de la paix de manière plus pratique dans les institutions politiques et sociales a organisé, en partenariat avec le Conseil National des Religions pour la Paix, C.N.R.P en sigle, un atelier de formation des leaders religieux sur la gestion et résolution des conflits du 26 au 28 juin 2024, à l’hôtel Royal de Kinshasa à la Gombe.

Madame la professeure ordinaire de l’Université de Kinshasa, Céline Sikulisimwa y a fait fonction de facilitatrice. Dans cette activité, elle a fait part aux leaders religieux participants des conflits quant à leur origine, leur typologie et leurs étapes en poursuivant sur les impacts de ces conflits et leur gestion.Ci-dessus, la brêve interview accordée à Olympus médias RDC par la professeure ordinaire de l’UNIKIN, Céline Sikulisima, Facilitatrice de l’atelier. Olympus médias RDC. : Professeur, vous avez, comme expliqué, utilisé l’approche holistique pour analyser la nature des conflits en RDC avec les leaders religieux. Pourquoi, en fait, un atelier à ce sujet, professeur ?

Pr C. : D’abord, parce que les leaders religieux font partie des acteurs de la société civile et, en tant que tel, ils ont derrière eux différentes catégories de personnes qui sont, sous leurs responsabilités en tant que chefs d’églises ; pour ce faire, ils ont besoin d’être outillés pour gérer les conflits qui naissent entre eux et autour d’eux, avec les autres structures religieuses, les autres acteurs qui gèrent la société et l’organisation, au niveau national. Je pense que c’est un exercice qui leur permet de comprendre que les conflits ont toujours des origines et passent par certaines étapes mais, aussi, prennent parfois des ampleurs et des dimensions et, souvent on ne va pas tout droit au but, on analyse pas en profondeur la situation pour bien comprendre les problèmes.

Pour arriver à bout d’une difficulté ou d’un obstacle, il faut d’abord le connaître, le comprendre. La gestion de quelque chose passe par la compréhension et la connaissance de la chose en question. C’est en fait ça que nous sommes d’aider à faire ici.OL. : Au regard de ce contact avec les leaders religieux congolais, quel est le déficit que vous avez relevé dans leur chef ?Pr C. : Pour l’instant, je ne peux pas parler de déficit à relever parce que c’est pas çà le rôle ; plutôt les outiller pour les aider à comprendre qu’il y a un exercice à faire sur soi, en soi et autour de soi mais, aussi avec les autres. Donc, nous sommes en plein processus. Je ne fais pas un diagnostic des leaders eux-mêmes.

OL. : Quel message adressez-vous aux pasteurs qui ne sont pas là ?Pr C. : Bon ! Vous savez que c’est important pour tous, en tant que leaders, d’être outillés. A tout niveau, savez-vous, on apprend et, chaque jour, il y a de nouvelles choses qui arrivent. Et parfois, il y a de petites choses que l’on néglige et qui s’avère finalement importantes pour la suite. Pour moi, je me dis que c’est peut-être, pour eux, quelque chose qu’ils ont perdu, perdu une opportunité d’apprendre.

Propos recueillis par Guy ILUNGA KABAMBA

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