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La déforestation, la protection des forêts, le changement climatique ainsi que les droits

La déforestation, la protection des forêts, le changement climatique ainsi que les droits

Environnement et religions.

‘’ La déforestation, la protection des forêts, le changement climatique ainsi que les droits des peuples autochtones face à l’implication active des églises comme rempart ayant reçu la mission impérative de Dieu, créateur de tout, de veiller sur la nature et de protéger les populations vulnérables, résument les assignations et perspectives engagées par l’Initiative Interreligieuse pour les forêts tropicales, IRI-RDC.

1000322538-767x1024 La déforestation, la protection des forêts, le changement climatique ainsi que les droits

Facilitateur national de cette prestigieuse initiative dont l’impulsion implique toutes les confessions religieuses en RDC, le Révérend-pasteur Mathieu YELA BONKETU, s’est confié à Olympus Médias RDC pour expliquer toute la portée de la réunion de haut niveau de deux jours, soient du 17 au 18 avril 2024, à la 28ème Communauté Méthodiste Unie au Congo Central, sise avenue des écuries, commune de Ngaliema. ’’  

Interview :

1.Olympus Médias RDC : Bonjour, Révérend Pasteur Mathieu YELA !

– Révérend-pasteur Mathieu YELA : Bonjour Monsieur le journaliste.

2. OL. : Qu’est-ce que c’est IRI ?

– Rév. M.Y : IRI, Initiative Interreligieuse pour les forêts tropicales est une plateforme interconfessionnelle qui travaille avec toutes les confessions religieuses du pays pour mettre en exergue l’urgence de protéger les forêts, de lutter contre le changement climatique, de protéger les droits des peuples autochtones, là, avec l’idée que les confessions religieuses ont une influence indéniable et sont implantées partout, dans tous les coins et recoins du pays et, ont également des réseaux de communication, des réseaux d’éducation, des chapelles, des temples, des mosquées, des cathédrales, ainsi de suite, peuvent passer le message et être écoutées ; donc, si elles mettent en avant le message sur la protection des forêts, la valeur de la forêt, la lutte contre la déforestation, contre le changement climatique, les droits des peuples autochtones et des communautés riveraines des forêts, ces messages peuvent passer et, les actions peuvent être enclenchées et avoir un impact au niveau de tout le pays.

3. OL. : Notre pays la RDC est en proie à beaucoup de problèmes en rapport avec les droits des peuples autochtones. Nous savons, à cet effet, qu’il y a des concessions qui sont cédées de manière pas très règlementaire. Que pensez-vous de cet état de choses ? 

– Rév. M.Y : Les confessions religieuses ont des entrées indéniables à tous les niveaux politique, économique, social et, lorsqu’on regarde ce qui se passe, comme vous l’avez dit, il n’y a pas que ça. Il y a également beaucoup de cas de déforestation, des fois, qui ne sont pas dues à seulement à l’illégalité mais, suite aussi aux pratiques légales. Tout ça a un impact sur ce que nous appelons : Environnement. Pour les confessions religieuses, ce que le monde appelle Environnement ou écosystème, pour nous c’est la Création, l’œuvre de Dieu qui a créé tout ce que nous voyons et, Dieu veut que cela soit préservé, peut-être pas intact mais, de manière assez durable. Et donc, les confessions religieuses ont un mot à dire là-dessus, parce que dans l’approche de l’Initiative IRI-RDC, on considère que dans un territoire, il y a non seulement les ressources naturelles qui sont renouvelables et d’autres non renouvelables, il y a également des processus. Et dans ces processus, il existe les processus politique, économique comme il y a les politiques de gestion de la forêt, de gestion de la terre de manière globale, il y a l’aménagement du territoire, il y a le foncier, il y a l’agriculture. Tout ça c’est l’usage de la terre donc, il y a des politiques qui sont dans le territoire qui peuvent-être positives ou négatives en terme d’impact. Et là, les confessions religieuses ne vont pas manquer de regarder ça sans dire quelque chose. Ça c’est évident. 

4. OL. : Pouvez-vous circonscrire l’activité de deux jours en collaboration avec le Conseil National des Religions pour la Paix, (CNRP), et la Commission d’Intégrité et de Médiation Electorale, (CIME), activité qualifiée de briefing de haut niveau sur l’Initiative de leaders religieux ?

– Rév. M.Y : Ici, au niveau du pays, on ne sait pas déterminer le nombre exacte des confessions religieuses.  Elles sont tellement nombreuses, alors, si l’on veut travailler avec celles qui sont les plus influentes en terme de population ou d’impact, ce sont-là des critères un peu aléatoires mais, au moins qu’au niveau de la RDC, naturellement, la population est confessionnelle, d’où, on prend les plus représentatives pour que l’on puisse réfléchir ensemble à ce que nous devons faire, à les mobiliser sur les options et stratégies. Ce n’est pas intéressant que les gens pensent que les confessions religieuses sont divisées sur toutes les questions comme celles de la lutte contre la déforestation, la lutte contre le changement climatique, les droits des peuples autochtones ! Là, ce sont des questions vitales. Vouloir ou pas, on est concerné par le changement climatique qui est partout. Vous vous retrouvez dans un immeuble climatisé et, en sortant, vous êtes confronté à la chaleur ! Ce sont des problèmes qui se posent au niveau de la société. La pollution, elle est là. Alors, si les confessions religieuses travaillaient ensemble, il y a lieu de penser à un impact qui soit considérable.

L’activité ici, est une réunion de mobilisation. On veut faire un briefing aux membres du Conseil National des Religions pour la Paix, CNRP, et à la Commission d’Intégrité et de Médiation Electorale, CIME, où il y a des confessions religieuses représentatives et influentes de la RDC. Nous voulons qu’elles s’impliquent davantage sur le plan d’action, sur l’agenda de la protection des forêts en RDC, sur l’agenda de la lutte contre le changement climatique et sur l’agenda pour la protection des droits des peuples autochtones. Voilà pourquoi on est là ! On veut échanger sur plusieurs enjeux pendant les deux jours, du 17 au 18 avril 2024, dans la salle du bureau de la 28ème Communauté  Méthodiste Unie au Congo Central dans la commune de Ngaliema, pour qu’à la fin des travaux que l’on puisse lever des options en terme d’engagement précis par rapport au CNRP et à la CIME.

5. OL. : On vous remercie Révérend-Pasteur Mathieu YELA .

– Rév. M.Y : Je vous en prie, monsieur le journaliste.

Propos recueillis par Guy ILUNGA KABAMBA.

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