Justice : Grâce présidentielle, qui seront et méritent d’être vraiment libres?
Le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a exercé, le 31 décembre dernier, son pouvoir de grâcier des condamnés par la justice.

D’office, dans l’opinion publique, des noms figurent dans les propos : Jean-Marc Kabund’a Kabund, Mike Mukebayi, Seth Kikuni, Daniel Safu, Jacky Ndala, pour les plus connus.

S’ils venaient, dans l’exécution de cette mesure de clémence présidentielle par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, à libérer les condamnés indiqués ci-haut, cela serait très vite compris comme les débuts d’une détente politique. Cette ouverture du Chef de l’État pourrait rapprocher certaines extrêmes politiciennes pour cette année 2025 qui peut ne pas ressembler à celle très trouble qui vient de s’écouler.

Déjà dans le rapport du ministre Constant Mutamba, on perçoit la nuance qui laisse entrevoir, en dépit de la justification administrative liée à la capacité pénitentiaire, un geste d’ouverture politique.
« Cette mesure de grâce présidentielle, qui constitue le pardon que le Magistrat Suprême accorde à ces condamnés, participe à la politique de désengorgement des prisons », a-t-il fait remarquer.
En attendant de voir qui vont sortir de prison pour bénéficier de la liberté grâce au Président de la république, c’est une occasion de décrisper les camps des politiciens congolais qui se plaisent à jouer un jeu politique mal digéré par le peuple.

On n’aimerait pas revivre les mêmes scénarios qui détruisent la réputation de nos politiciens et la valeur de la démocratie congolaise.
La mesure de grâce présidentielle du Président de la République a aussi décidé de commuer d’autres peines :
. de la peine de mort à celle de servitude pénale à perpétuité.
. de la peine de servitude pénale à perpétuité à celle de 20 ans.
Nous savons que ces remises, réductions et commutations de peines ne sont pas accordées :
. aux condamnés fugitifs. ( Cas de Corneille Nangaa et consorts du M23).
. aux condamnés à des crimes contre la paix, la sécurité de l’humanité, toutes les personnes condamnées pour violences sexuelles, détournement de deniers publics, concussion, corruption et rémunérations illicites, blanchiment des capitaux, financement du terrorisme, autres crimes économiques et financiers, assassinat, meurtres, associations des malfaiteurs, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’état, détention illégale d’armes de guerre et toutes infractions contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national.

La liste est longue et prête fort à débrouiller dans les catégories comme pour les concernés et non éligibles.
La rédaction.
Share this content:


Laisser un commentaire