Grèves récurrentes des enseignants et des médecins : Faillite de responsabilités
Société.
Grèves récurrentes des enseignants et des médecins : Faillite de responsabilités.
Les médecins affiliés au Syndicat National Autonome des Médecins Congolais, Synamed, ont ouvert les hostilités en lançant, depuis le 15 octobre, une grève générale mais pas radicale de leurs services de santé publique.

Aujourd’hui ou demain, ceux des autres syndicats, comme le Syndicat des Médecins du Congo, Symeco, vont leur emboîter le pas. On pourrait s’attendre à ce que cette décision de l’élite du corps médical entraîne le camp des infirmiers et infirmières à suivre cette grogne paralysante des soins de santé dans les hôpitaux publics.

A qui la faute ?
Sans hésiter, on s’en prendrait au ministre de tutelle, le docteur Roger Kamba. S’il a des excuses, il faut bien qu’il explique cette habitude des médecins de la république à s’engager dans des grèves régulièrement !
Il faut bien que chacun fasse son travail et assume ses responsabilités. On n’est pas ministre de la santé publique pour la parade, quand même !
Qui s’imaginerait un ministre de la santé dans un pays où il n’y a pas de médecins, des infirmiers et autres auxiliaires du domaine ?

Ceci vaut pour madame le ministre de l’Enseignement primaire secondaire et technique, EPST, Raïssa Malu, qui semble patauger, cela fait 4 mois, dans le marigot des classes qui manquent encore d’avoir repris la rentrée scolaire 2024!

C’est scandaleux d’être responsable, par son titre et ses prérogatives, de tels dysfonctionnements sans paraître préoccupé ! Ce qui est grave. Certains élèves ont subi de graves violations dans les provinces pendant que le ministère continue, à Kinshasa, de nous chanter des louanges de performances textuelles et statistiques.

Soyons sérieux !
Il va falloir se mettre d’accord s’il faudrait que les uns étudient et que les autres connaissent une année blanche ?
On ne peut pas vouloir une ligne droite en zigzaguant ! Madame le ministre de l’EPST comme celui de la santé publique doivent avoir le courage d’avouer leurs échecs si, jusqu’ici, rien de positif n’est possible.

Pourquoi tourner autour du pot alors que les revendications des médecins et des enseignants résultent, en particulier, de la modicité du barème salarial appliqué.

Tout le monde sait que les enseignants réclament un réajustement de 500$ et les médecins exigent 1000$ par unité. Est-ce les moyens de les payer qui manquent au trésor public ? De quoi parlent-ils et qu’en est-il des effets, depuis les accords de Mbudi et de Bibwa, pour les enseignants ? Qu’est-ce qui achoppe avec les médecins et le gouvernement, depuis les différentes mandatures?

Autant, faut-il exiger aux mandataires des performances, autant le faut-il aux membres du gouvernement !

Tirons les leçons de certaines républiques où la moindre grève ou grogne déclenche automatiquement la responsabilité du ministre sectoriel.
La culture de la démission est aussi une qualité de probité intellectuelle et un signe d’impuissance pas toujours coupable !
Sinon, le ridicule dépassera la mesure de l’absurde. Un responsable qui échoue de manière notoire se permet de continuer à cette charge comme si l’on pouvait se passer de son échec!

Tout à un prix ! Ne nous habituons pas, en République démocratique du Congo, à louer ceux qui ne font rien des charges et responsabilités qui leurs sont confiées !
Si les médecins et les enseignants battent le pavé et décident d’arrêter de travailler, à qui voulez-vous que l’on attribue les fautes ?
Allez savoir, s’il vous plaît, ce que ça coûte que les arrêts de service pour les malades dans les hôpitaux et les retards scolaires pour l’éducation de nos enfants ?

Le service minimum impose beaucoup de négligence pratique et détruit l’éthique professionnelle.
Que les choses soient claires:
Les personnes qu’il faut à la place qu’il faut !
La rédaction.
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