Crise à l’Est : Les USA veulent tout cerner à la fois, en RDC.
Politique internationale.
Crise à l’Est : Les USA veulent tout cerner à la fois, en RDC.
Alors que le cessez-le-feu décidé à Luanda, il y a peu, apparaît visiblement comme une lettre morte pour les éléments réunis du M23 et de l’AFC qui pretendent n’être pas concernés, les Etats Unis d’Amérique déploient visiblement plusieurs cartes pour ramener les positions des uns et des autres, sur le terrain des hostilités, à une logique diplomatique comme à deux vitesses différentes, encore difficile à comprendre !

Malgré les sanctions infligées à plusieurs responsables affichés de ces deux groupes armés pro rwandais, le défi demeure vif dans leur chef sur le terrain.


En somme,ils refusent d’obtempérer à la consigne de Luanda, pourtant accréditée par tous, même le Rwanda, leur mentor.

La Conférence Épiscopale Nationale du Congo, Cenco, a tout récemment plaidé pour le respect formel du cessez-le-feu.
Par ailleurs, un haut- représentant des agences des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture, I’Ambassadeur Jeffrey Prescott, est arrivé pour ce faire, en marge d’une aide humanitaire substantielle.

L’émissaire américain devra, comme d’habitude, suivant un protocole familier, rencontrer des personnalités de haut rang de la RDC, des agences de I’ONU et des représentants du secteur privé et de la société civile, afin de discuter de divers sujets englobant les secteurs de chaque groupe contacté.

Comme c’est du ressort de la diplomatie, tout n’est pas dit tel qu’il se doit mais, les dessous nous portent à croire qu’il sera plus question de trouver un terrain d’entente pour rapprocher tous les protagonistes de la crise à l’Est.

Au niveau de la RDC, le pouvoir continue à camper sur ses positions, en ce qui concerne les statuts des responsables affichés des deux groupes armés, condamnés comme criminels de guerre.

Comment pouvoir faire marche en arrière en réhabilitant de tels hors-la-loi à un pouvoir démocratiquement élu ? c’est paradoxal.

Les USA ont imposé des sanctions à ces chefs de guerre qui les narguent eux-mêmes, ainsi que tous les mécanismes institués, sans oublier les Nations-Unies et le gouvernement congolais, bref, tout le monde. Faut-il tergiverser avec des tels rebelles ?

L’ambassadeur Jeffrey Prescott, sous couvert qu’il vient coordonner, suivant le communiqué de l’ambassade américaine à Kinshasa, une aide humanitaire et au développement à la rescousse des populations les plus vulnérables à travers la RDC, doit savoir que personne n’est dupe de sa réelle autorité diplomatique.

Le cessez-le-feu décrété le 30 juillet dernier, à Luanda,, capitale de l’Angola, dans I’Est de la RDC, est à durée indéterminée. Il convient de le faire respecter avant tout.

C’est bien plus urgent que l’aide humanitaire et au développement chiffrée à plus de 450 millions de dollars américains, car l’insécurité persistante annihile tous les appoints d’une cooperation à deux vitesses. c’est comme si l’on vous apporte à manger le jour et, la nuit, on vient vous la reprendre !


Donc, si I’Ambassadeur Jeffrey Prescott va explorer les possibilités d’élargir encore la coopération humanitaire et au développement avec la RDC, c’est inutile si elle n’apporte pas de fermes résolutions de pacification des conflits dans la région des grands lacs.

Les Congolais et congolaises ne peuvent pas s’empêcher de saluer le partenariat du gouvernement de la RDC avec les agences de l’ONU, la communauté internationale et les États-Unis qui contribuent énormément à l’assistance alimentaire des millions de personnes à l’est de la RDC, cependant, il est presque insensé que tous ces efforts n’apportent pas la paix et la sécurité.

Il ne faudrait pas que l’on donne avec la main droite ce que l’on reprend avec la main gauche !
Cette image ressemble fort au calvaire des populations civiles congolaises, déplacées et chassées de leurs villages pour des camps où, la communauté internationale s’emploie de leur fournir des rations alors que, la plupart de ces personnes en situation humanitaire précaire, ont abandonné des champs, des élevages et une vie rurale traditionnelle.
Voilà des problèmes qu’il faille, sans tarder, résoudre.

La charité, à ce stade, ne produit pas les résultats escomptés.

Jeffrey Prescott rencontrera Madame la Première Ministre Judith Tuluka Suminwa, le ministre de l’Agriculture et aide alimentaire, Grégoire Mutshail’ Mutomb’, ainsi que des représentants de haut niveau des agences des Nations Unies travaillant en RDC.
Qu’il considère ces étapes comme des visites protocolaires pour lesquelles le congolais du peuple n’y accorde aucun intérêt sincère.

On espère qu’aux étapes des organes de la société civile et des leaders du secteur privé, il pourra saisir les véritables préoccupations pour répondre aux défis humanitaires et sécuritaires que l’on ne peut dissocier.


C’est à ce titre qu’il verra la portée du respect des engagements à imposer, par la force, s’il le faut, pour la mise en œuvre du cessez-le-feu décidé par Luanda, processus à surveiller.

Sinon, rien ne sert d’apporter à manger à quelqu’un qui en a, chez lui, dans sa maison mais, qui en est chassé, empêché et interdit de revenir habiter en ce domicile !?
La rédaction.
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