Constant Mutamba nettoie le FRIVAO.
Justice Nationale.
Constant Mutamba nettoie le FRIVAO.
On s’y attendait puisque, lui-même, le ministre de la justice et garde des sceaux, l’avait promis aussitôt que des rapports de malversations sur les fonds versés pour l’indemnisation des victimes de la triste guerre de 6 jours à Kisangani, lui étaient parvenus.

Le ministre Constant Mutamba Tugunga qui n’avait pas caché son émotion lors du GENOCOST le 2 août dernier, à Kisangani, s’était plaint de cette affaire de détournement pour décider de s’occuper personnellement du dossier.

C’est chose faite.
Après enquêtes et verbalisation des responsables du FRIVAO(‘Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda en RDC), il a été urgent et nécessaire de procéder à des changements dans la coordination.

Ainsi, Monseigneur François Mwarabu Ngaliema n’est plus le coordonnateur du FRIVAO. Il a été remplacé par Monsieur Chancard Bolukola Osony, désigné provisoirement par un arrêté du ministre d’État, ministre de la justice et Garde des Sceaux, Me Constant Mutamba Tugunga.
L’ancien coordonnateur est accusé avec son comité de mauvais usage des fonds, une bagatelle de 160 millions de dollars américains, jusque là versés par l’Ouganda sur un total de 325 millions de dollars américains attendus, à titre de réparations des dommages commis sur les populations congolaises et, fixés par une cour internationale européenne qui en avait condamnée les exactions.

Ce changement a été opéré le lundi 12 août 2024.
Chançard Bolukola Osony, le nouveau coordonnateur ad intérim du FRIVAO, sera assisté de monsieur Dismas Kitenge Senga, comme coordonnateur adjoint ai, madame Clémence Kalibundji Bigofala, comme secrétaire rapporteur ai. et madame Geneviève Aline Engbe sera chargée des finances du FRIVAO.
La suspension de toute l’équipe de Mgr. François Mwarabu Ngalema, Poka Pinzi Arthur et Mopunga Makendeni Mimy, respectivement coordonnateur, coordonnateur adjoint et secrétaire rapporteur, est consécutive à la présence du ministre d’État, ministre de la justice et Garde des Sceaux à Kisangani entre fin juillet et début août 2024, lors des hommages rendus au génocide des congolais le 2 août, date décrétée désormais, journée de deuil national en RDC.


Les trois suspendus sont déjà déférées devant le Parquet sur décision du ministre d’Etat à la Justice. Cette action judiciaire fait suite à un audit de l’Inspection générale des finances -IGF- mettant à jour des détournements et dilapidations présumés d’une partie de l’avance payée par Kampala.


Pour rappel, c’est en 2000, que la ville de Kisangani, dans le Nord-Est de la RD-Congo, avait été le théâtre des combats entre les forces armées rwandaises et ougandaises. Ces deux armées d’occupation avaient envahi l’Est du pays à la faveur de la deuxième guerre du Congo contre Mzee Laurent-désiré Kabila. Dans le but de contrôler les ressources naturelles de la région, les deux armées s’étaient violemment affrontées en faisant plus de 1.000 victimes civiles, plusieurs centaines de blessées, et de nombreux dégâts dans la ville.

La rédaction.
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