Afrique du Sud : La présidente du Parlement Nosiviwe Mapisa-Nqakula démissione
Afrique du Sud : La présidente du Parlement Nosiviwe Mapisa-Nqakula démissione
La présidente du parlement sud-africain, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, accusée de corruption, a démissionné, a déclaré ce mercredi 03, avril, 2024 son parti, l’ANC (au pouvoir). «Le Congrès national africain (ANC) peut confirmer que la lettre de démission de la camarade Nosiviwe Mapisa-Nqakula a officiellement été reçue», a indiqué sa famille politique.
Et ajoute avoir apprécié son engagement pour «maintenir l’image» du parti en décidant de se retirer avant qu’on ne lui demande de le faire.
Présidente du Parlement depuis 2021 et membre du tout-puissant Comité exécutif national (NEC) de l’ANC au pouvoir depuis la fin de l’apartheid, Nosiviwe Mapisa-Nqakula est accusée d’avoir perçu d’importantes sommes en espèces d’un contractant militaire lorsqu’elle était ministre de la Défense et de la Coopération militaire de 2012 à 2021. La justice avait rejeté mardi son recours en urgence, ouvrant alors la voie à une possible arrestation de cette femme politique.
Cependant, Nosiviwe Mapisa-Nqakula avait déposé un recours pour tenter d’éviter une arrestation qu’elle a qualifiée d’«illégale» au vu des «minces» preuves rassemblées contre elle. «Ce tribunal n’est pas en mesure de déclarer qu’une arrestation qui n’a pas encore eu lieu est illégale ou qu’elle serait illégale», selon la juge Sulet Potterill au tribunal de Pretoria, annonçant «ne pas donner suite à ce recours». «Si le tribunal accédait à une telle demande, il ouvrirait les vannes pour que chaque suspect puisse invoquer la faiblesse des charges retenues contre lui et empêcher son arrestation», a-t-elle encore déclaré.
D’après l’ANC, Nosiviwe Mapisa-Nqakula a eu droit d’être représentée par un avocat avant même d’être possiblement arrêtée, la juge a souligné que «ce n’est pas comme si les représentants de l’Etat n’avaient pas été indulgents», puisqu’ils ont déjà «laissé s’écouler deux semaines» depuis la perquisition de son domicile dans un quartier cossu de Johannesbourg.
Après une perquisition, la présidente du parlement, qui n’est pas formellement inculpée à ce stade, avait annoncé se mettre en «congé spécial» avec effet immédiat.
A deux mois des élections, cette affaire risque de baissé la popularité du parti historique au pouvoir.
Sifa Mutokambali
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